38e congrès 2018

Le processus du Congrès a touché à sa fin avec l’élection de l’exécutif national ; il nous appartient maintenant d’apprécier collectivement le chemin parcouru et nos responsabilités dans la situation nouvelle.

Armand Lecoq (47) Notre délégation(47)est arrivée après le discours d’introduction de Pierre Laurent. La grosse surprise a été le texte modifié, raturé, sans qu’il nous ait été possible de discuter sur ces modifications. J’étais un peu inquiet de ce qu’allait donner la suite, mais, finalement, (…)

Nous avons vécu un moment vraiment historique le 6 octobre au soir, lorsqu’une majorité de communistes ont préféré le texte N°3 « Le Manifeste », plutôt que celui de la direction sortante. Historique, parce que cela ne s’était jamais vu dans un Parti où le « légitimisme » a souvent (et brouille encore) les esprits. Le 6 octobre, une majorité de communistes a fait valoir son aspiration à l’émancipation. Ça mérite d’être souligné. Ce soir-là, nombreux ont été les Camarades à dire, « un essai a été marqué, à présent il faut le transformer ».

Le 38e congrès a été exceptionnel dans sa préparation et son déroulement, même s’il est difficile pour ceux qui n’y ont pas été mêlé de près d’en mesurer les résultats concrets. Seule conséquence visible, les trop rares passages médiatiques d’un nouveau secrétaire national, dont le vocabulaire, les références sociales et politiques, et le style percutant sont une première réponse à la demande très large des communistes de retrouver un parti « de combat »…

Il est clair que ce congrès ne s’est pas déroulé comme le prévoyait la direction, même si des décisions qu’elle avait prise, comme le changement de logo, la nouvelle plateforme numérique toujours centralisée, ou la nouvelle série de cartes trisannuelles, ont été mises en oeuvre indépendamment de toute décision du congrès.

Il est clair aussi que ce congrès a cherché un compromis permettant d’assurer l’unité du parti, et même le courant dit « refondateur » fortement affaibli dans le vote des communistes pour le choix de la base commune, a obtenu une représentation significative au conseil national, soutenu d’ailleurs par Pierre Laurent.

Il est clair enfin que l’Humanité qui n’a plus comme mission d’être l’expression des communistes, a tout fait pour donner l’impression que rien n’avait changé… Et que le nouveau site internet du parti, basé sur la nouvelle plateforme numérique, n’arrive pas à publier les résultats du congrès [1] !

Au final, qu’est-ce qui a changé ? Seulement le secrétaire national ? seulement la direction ? Ce n’est quand même pas rien, par exemple d’avoir comme membre de l’exécutif national Hervé Poly, secrétaire fédéral de la fédération symbole de l’opposition à la mutation en charge du suivi de la région Hauts-de-France, ou chargée des quartiers populaires, Marie-Christine Burricand, responsable de la section de Vénissieux, section autre symbole de l’opposition à la mutation, symbole aussi d’une victoire communiste dans une grande ville populaire contre le FN, la droite et le PS, symbole du débat existant dans le parti sur les conditions de l’unité du peuple et des banlieues, de l’alternative à l’orientation dominante dans le département de Seine-Saint-Denis qui fut dirigé par les communistes et dont le député Stéphane Peu disait que le parti était un frein au rassemblement dans sa ville…

Mais s’il y a eu changement de direction, contre la volonté clairement exprimée de la direction sortante, mais dans un compromis avec elle, c’est bien que le congrès avait été extraordinaire en affirmant la volonté des communistes de comprendre les causes de leurs difficultés et d’affirmer leur volonté de reconstruire un parti communiste visible et ancré dans les luttes.

Cette volonté des communistes se retrouve non seulement dans la direction, mais aussi dans la richesse des discussions qui ont abouties à un texte illustratif de ce compromis qu’on peut juger trop loin du texte d’origine du manifeste, mais qui en contient pourtant beaucoup et d’abord le plan et la démarche, partant du bilan critique, étudiant la crise et le monde pour discuter de notre projet et conclure sur la nécessité du parti.

Les questions internationales sont à l’image de ce processus avec un résultat qui n’est pas à la hauteur de nombreuses discussions, et qui peut décevoir ceux qui sont le plus engagés pour que le PCF retrouve sa tradition internationaliste, mais qui en porte la trace. C’est le but de cet article qui donne à voir un aspect crucial de ce débat des communistes, la question du socialisme soviétique et de l’URSS, à travers les textes, de la construction du manifeste au texte finalement adopté par le congrès.

Depuis des semaines, des mois même, notre parti est en mouvement. Les communistes discutent, débattent, amendent… Le Parti Communiste vit comme jamais ! Et le message que vous avez porté tous ensemble est très clair : être unis et toujours plus combatifs !

Après le vote qui a placé en tête un texte alternatif à celui proposé par la direction, le député du Nord Fabien Roussel s’est déclaré candidat pour le mandat de secrétaire national. Il explique son choix et le projet qu’il veut porter. Le PCF est dans une situation inédite, avec deux (…)

Ce parti communiste est le votre, vous avez le droit de savoir nos enjeux, ce qui nous agite prouve à quel point nous sommes encore et toujours différents des autres, une chance pour tous… Hier soir, j’ai participé à la manif à Marseille, j’ai pu voir la colère, en particulier des (…)

Il n’ y a pas deux sections, deux fédérations qui soient identiques. Les différences peuvent même être importantes. Menons chaque fois l’action, débats après débats, votes après votes pour que chaque communiste puisse avoir accès aux informations, aux réflexions sur l’évolution des situations… aux décisions par des délégations réellement représentatives.

Afin de développer la résistance populaire au fascisme qui progresse, le PCF doit se lancer dans des campagnes aux principes clairs et aux actions concrètes, selon le mot d’ordre suivant : « FAIRE PAYER LES RICHES, POUR LA PAIX ET DE NOUVELLES SECURITES SOCIALES ». 1/ Faire payer les (…)

Contribution, congrès PCF Vosges, 10/11/18 : Le pouvoir des travailleurs, principe du communisme Prendre le pouvoir sur le travail pour sortir du capitalisme L’appropriation capitaliste des outils, des finalités et des résultats du travail opère une séparation entre les travailleurs et (…)

Revenir en haut