Economie

Le vote par l’assemblée nationale d’une résolution reconnaissant et condamnant un « génocide ouïghour » et un « crime contre l’humanité » s’inscrit dans la longue liste des mensonges et des trahisons du parlementarisme français, instrument soumis des manœuvres agressives de l’impérialisme US dans le monde entier.

Il y avait eu le faux charnier de Timisoara, l’épuration ethnique justifiant le bombardement de Belgrade, les armes de destruction massive justifiant la guerre en Irak, le génocide des Tutsi que l’armée française n’a pas vu. Partout et toujours, ce sont les intérêts coloniaux et impérialistes qui se présentent masqués derrière des mensonges éhontés au nom des droits de l’homme, de la démocratie.

La dénonciation d’un génocide Ouïghour n’est qu’un prétexte à faire grandir la haine de la Chine au service de la recherche d’une confrontation militaire par les USA. Les USA passent de la guerre économique et commerciale à une nouvelle guerre froide contre la Chine. Les USA qui représentent à eux seuls la moitié des dépenses militaires de la planète, multiplient les gestes agressifs contre la Chine, piétinant les intérêts de la France pour installer des porte-avions nucléaires avec l’Australie contre la Chine.

Leurs manœuvres militaires se multiplient en mer de Chine, trois groupes de frappe de porte-avions, un groupe de frappe expéditionnaire et un groupe amphibie, accompagné de provocations, comme l’entrée illégale et pour la première fois de l’année 2022, du destroyer lance-missiles USS Benfold dans les eaux territoriales chinoises des îles Xisha, expulsé jeudi par l’Armée Populaire de Libération.

Au nom de lutte contre le réchauffement climatique, les Etats se sont lancés dans la promotion et le soutien aux énergies renouvelables (EnR). Nos gouvernants semblent considérer que le principe de l’installation des éoliennes est acquis, ce qui n’est pas le cas. L’éolien et le solaire : des (…)

Non, Monsieur Jacques Sapir, la raison de rester dans l’euro n’est nullement politique mais économique. L’euro est une monnaie découplée des Etats. Elle confère au Capital la liberté absolue de se mouvoir dans la zone de la monnaie unique en fonction du cout de la force de travail et des divers (…)

20 ans après la mise en circulation de l’euro, Jacques Sapir dresse le bilan économique peu reluisant de la monnaie unique. Pour l’économiste, le choix de rester dans la zone euro est avant tout politique.

Du recul sur l’actualité est toujours nécessaire pour comprendre le mouvement du monde. Danielle republie ce texte de Samir Amin de 2010, sur la « guerre des devises », resituant la politique chinoise récente dans le contexte de la crise de domination US, ce que confirme Franck Marsal en commentaire sur la décision de Biden de bloquer le commerce avec le Xinjiang… On comprend mieux le monde en lisant histoireetsociete que la presse quotidienne officielle…

pam

Ce texte de 2010 est intéressant et d’actualité à plus d’un titre. L’inflation galopante qui est en train de ronger le budget des salariés et qui va sans doute croître est un mécanisme dont les grandes ligne sont esquissées ici. En outre, cette analyse apporte crédit à l’idée que depuis 2008, comme l’expliquait récemment un capitaliste chinois, la Chine n’a plus de modèle et elle a découvert le caractère dangereux du modèle étatsunien. Donc ce n’est pas Xi qui a opéré un retour au marxisme mais Xi est sans doute le produit de cette prise de conscience du parti communiste chinois dans son projet socialiste autant que dans son souci de stabilité, les deux axes de sa politique à l’égard de son peuple et la maîtrise du marché, trait auquel il faut ajouter la nécessité vu sa taille d’assumer sa part de l’équilibre international. (note et traduction de danielle BLEITRACH pour Histoireetsociete)

Nous publions ce texte de Gilles Mercier sur un débat nécessaire pour répondre à une question essentielle. Pourquoi le socialisme soviétique s’est-il « effondré ».. La manière de poser la question compte. On pourrait se demander « Pourquoi a-t-il été battu ? » ou « Pourquoi a-t-il échoué ? ». Mais cela fait partie justement du débat.

Gilles a donc raison de poser la question, et notamment d’aborder la question de la place du capitalisme dans le socialisme. Mais il apporte une réponse qui semble ignorer les très nombreux travaux d’historiens, de communistes, dont tout ce qui est publié sur le blog de Danielle Bleitrach. Quelques exemples, trois causes, les valeurs de l’occident, 1991, la chute de l’URSS, Zyuganov

Les communistes doivent avoir une approche marxiste, donc scientifique de cette question, en argumentant un avis par des faits, des sources. Sinon, le débat ne fait que confronter des a priori. L’étude comparée des données économiques et sociales de l’URSS des USA et de la Chine montre que l’affaiblissement de l’URSS commence longtemps après Staline, et qu’au contraire, la période stalinienne est plutôt une période de progrès, y compris d’espérance de vie…

En tout cas, ce débat est crucial pour l’avenir du parti communiste.

pam

La montée brutale des prix du gaz naturel et de l’électricité sur les marchés a et aura des lourdes conséquences sur la facture des consommateurs.

La tempête économique est déjà là. Mais le plus gros du tsunami social est annoncé pour l’automne. Au deuxième trimestre, le PIB de la zone euro a reculé de plus de 12%, et même de 13,8% en France, où 715.000 emplois ont été détruits. N’en déplaise aux amoureux de la décroissance, on ne confine (…)

En 2012, quelques mois après l’arrivée au pouvoir du "socialiste" François Hollande, un technocrate de renom nommé Louis Gallois, ex-PDG de la SNCF et d’Airbus de son état, publie un rapport qui "brise les tabous" et appelle à augmenter la "compétitivité" des entreprises françaises en baissant (…)

Fin avril, Myriam* apprend qu’elle est en fait en chômage partiel depuis la mi-mars. Son employeur, le dirigeant d’un cabinet de conseil installé dans un bel immeuble parisien, les avait déclaré, elle et ses collègues, dans ce dispositif exceptionnel (dont l’appellation légale est « activité partielle ») qui permet aux entreprises de faire prendre en charge les salaires par les contribuables lorsque les circonstances provoquent la fermeture de l’établissement ou la diminution de l’activité. Ce n’est pourtant pas le cas pour Myriam et ses collègues, qui ont tous continué à télétravailler, sans même savoir qu’ils étaient en chômage partiel. *Le prénom a été modifié

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