Ukraine

Il y a 10 ans jour pour jour la guerre éclatait dans le Donbass. Le 26 mai 2014, l’armée ukrainienne a bombardé le quartier de l’aéroport de Donetsk, faisant les premières victimes civiles de ce conflit. La guerre venait de commencer. Dix ans après, selon les seules données officielles (…)

Auteur : Liana Kilinch, née en RDA, ancienne sportive, antifasciste convaincue, mère de six enfants, fondatrice de la fondation caritative "Le pont de la paix".

Une intervention de fonds à faire connaitre :

Elle me semble une des meilleures analyse de la situation ouverte avec la guerre en Ukraine.

Elle traite de manière rigoureuse la question de l’impérialisme.

Elle analyse de manière marxiste les contradictions de classes dans la société russe et leurs expressions politiques.

L’analyse des propos et de Sergey Glazyev est particulièrement éclairante, notamment sur sa critique de la politique de la banque centrale russe et ses propositions pour le monde d’après (lire sur Histoire et société.

Laurent Santoire

Il y a dix ans, le 7 avril 2014, la souveraineté de l’État de la République populaire de Donetsk a été proclamée. Une nouvelle page de l’histoire du Donbass, de la Russie et du monde entier s’ouvrait. Boris Litvinov, l’un des organisateurs du mouvement pour l’autodétermination du Donbass, auteur de l’Acte et de la Déclaration d’indépendance de la DNR, ancien président du Conseil suprême de la DNR, chef de la faction KPRF au sein du Conseil populaire de la République populaire de Donetsk et dirigeant des communistes de Donetsk, partage ses souvenirs sur la manière dont les événements se sont déroulés.

André Fadda, militant communiste, ancien secrétaire général de l’Union syndicale CGT des Chantiers navals de Saint-Nazaire et ancien secrétaire national de la CGT Intérim est de retour du Donbass, dans le cadre d’un voyage de solidarité avec les travailleurs et les populations de cette région. Il y a peu ce français était encore membre du PCF ; mais il est toujours resté communiste de cœur, convaincu que ce parti est le sien, mais indigné du silence organisé autour de la réalité géopolitique (il vient de quitter le PCF avec d’autres militants ouvriers, sans pour autant songer à s’abstenir ou à rejoindre d’autres partis qui sont de pures illusions). Il témoigne, pour le blog "Histoire et Société", comment, dans le cadre d’une délégation internationaliste, il a manifesté sa solidarité matérielle et fraternelle avec le Donbass.

La paix est toujours un combat, surtout quand la guerre est imposée, dans un moment historique où le capital a besoin de la guerre.

Des utilisateurs du réseau social Twitter ont commencé à s’inquiéter de la diffusion d’une propagande de recrutement sur le sol français de mercenaires pour rejoindre le célèbre régiment néonazi Azov. Jusqu’ici l’affaire n’est évidemment pas nouvelle, car le régiment Azov qui n’était alors qu’un (…)

Lors de l’assassinat de Zakhartchenko, le réseau FVRPCF avait envoyé un message de soutien aux communistes du Donbass, signé par plus de deux cent camarades du PCF. Sa mémoire reste vive dans le Donbass faisant partie désormais de la Russie. Son fils, que l’on voit sur la photo publiée, vient d’adhérer lui aussi au parti communiste. Le KPRF est un des principaux partis du Donbass ; de Russie sont venus de sa part, déjà plus d’une centaine de convois humanitaires. Les prochaines élections nous diront s’il en est la première force. Soutenons la libération du Donbass des racailles néo-nazis et de l’OTAN. PB


Où l’on se rend compte que la guerre en Ukraine est une excellente opération pour l’impérialisme étasunien… « Fuck the UE » proférait la secrétaire d’Etat adjointe américaine pour l’Europe, Victoria Nuland, au moment du coup d’état en Ukraine (2014). Tout le monde sait aujourd’hui que le sabotage de Nord Stream II par les américains, a été réalisé au détriment de l’économie de l’UE, notamment de l’Allemagne qui est plus particulièrement touchée, et au profit des ventes de gaz de schistes des États-Unis. Également, l’aide militaire comme un puits sans fond, jusqu’au dernier ukrainien, permet aux États-Unis de se débarrasser à bon compte de leur stock d’armement obsolète, mais aussi de faire de ce théâtre européen un véritable laboratoire de la guerre du futur ; c’est donc tout bénef pour leur industrie de l’armement. Peu importe si l’on est aux portes de l’UE, le bruit des bombes n’atteint pas les Amériques. Et s’ils ne gagnent pas cette guerre, ils auront réussi à engluer la Russie dans un bourbier qui va laisser à ce pays un fardeau économique sensé les affaiblir pour un bon moment, en vue de préparer une agression possible de la Chine. Mais d’autres aspects intéressent aussi les États-Unis, notamment le formidable potentiel agricole de l’Ukraine ; là encore, par ricochet, c’est l’agriculture de l’UE qui risque le plus. L’exposé ci-dessous est édifiant quant aux intérêts des États-Unis sur l’Ukraine et l’imbécile soumission de l’UE, démontrant s’il en était besoin que ses initiateurs ont trompés les peuples en leur faisant croire que l’UE constituerait un contrepoids à l’hégémonie US. PB


Le 26 septembre 2022, une puissante explosion était déclenchée en mer Baltique par 80 m de fond, mettant hors service trois des quatre gazoduc Nord Stream. Si dès le lendemain, la propagande de l’OTAN accusait la Russie, aucune personne sensée ne pouvait gober un mensonge aussi grossier, comme si, la Russie s’était délibérément tirée une balle dans le pied en détruisant une très importante source de revenus. Après que la propagande de guerre eut tenté d’autres hypothèses toutes aussi peu crédibles, un puissant éteignoir a été placé sur la recherche des origines de cet acte terroriste. Mais chacun sait bien que dans un tel cas, il suffit de se poser la bonne question, à savoir « A qui profite le crime ? », pour avoir la réponse. Et cette dernière est venue de quelqu’un que l’on n’attendait pas, Seymour Hersh, journaliste d’investigation américain ayant reçu le prix Pulitzer en 1970, familier des milieux démocrates donc avec de bonnes sources, et qui nous apprend que ce sabotage était prévu depuis 2021 par la Maison Blanche, avant l’entrée des troupes russes en Ukraine ! Son article, basé sur de sérieuses investigations, date de février 2023, mais il me semblait important de porter ce texte à la connaissance des militants, même six mois après (Fabien, si tu viens sur ce site, je te le recommande…).

Un an après, la logique de cet acte commis par l’État terroriste que sont les États-Unis, ne fait plus mystère : en même temps qu’il y a volonté d’affaiblir la Russie, cette guerre leur permet de faire d’une pierre deux coups, à savoir mettre également à mal l’économie d’un concurrent sérieux, l’UE, et plus particulièrement l’Allemagne qui perd ainsi l’énergie peu chère que lui procurait la Russie. Même si tous les principaux pays impérialistes sont regroupés sous l’égide de l’OTAN, ils ne le sont que par intérêt, pour faciliter l’accumulation capitaliste, et non par un souci de fraternité ou de solidarité ; et dans ce contexte, tous les moyens sont bons pour éliminer la concurrence et soumettre ses "alliés". L’impérialisme étasunien est une bête blessée, mais malgré ses difficultés, crise d’accumulation, dollar remis en cause, révolte de ses "colonies", etc… reste encore l’impérialisme dominant, hégémonique ; c’est lui qui mène toujours la danse avec l’OTAN.

Les investigations de Seymour Hersch remettent donc sérieusement en cause le discours officiel de la propagande de guerre otanienne, discours qui hélas domine en France (et dans le PCF ?), et participent à la démonstration, s’il en était besoin, que ce sont les États-Unis qui tirent les ficelles du conflit.

PB


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