2022, comment faire reculer Le Pen et ses idées au premier tour ?

La préparation des prochaines présidentielles se construit comme les deux dernières fois autour de la présence de Marine Le Pen au deuxième tour. Pour beaucoup, la seule question qui vaille est celle de savoir qui sera face à elle. Le piège construit par François Mitterrand pour diviser la droite s’est depuis longtemps retourné contre la gauche en captant une part significative de son électorat populaire, et les divisions à droite comme à gauche rendent illisible la bataille contre les idées du FN devenu RN.

Les sondages sont inquiétants, Marine Le Pen pourrait gagner le deuxième tour. Le « Front républicain » gauche-droite ne fonctionne plus. Malgré son échec de 2017, malgré les crises internes du RN, malgré son absence d’implantation locale, malgré sa faiblesse au parlement, elle constitue une force politique et médiatique considérable, apparaissant comme seule alternative dans la crise politique, seule réponse dans la fracture citoyenne qui éloigne toujours plus la majorité des milieux populaires des institutions, des partis politiques, et de la gauche.

Certains pensaient que Sarkozy aurait pu lui reprendre une part de l’électorat de droite dure.. La justice d’état en a décidé autrement, ce qui laisse penser que certains en haut lieu ne considèrent pas la victoire de Le Pen comme un problème.

Certains cherchent une candidature unique de la gauche qui aurait une chance d’être au 2e tour et alors de pouvoir battre Le Pen. Mais cette candidature unique semble impossible tellement la « gauche » est divisée, écartelée même, entre ceux qui se réclament de la gauche historique, ceux qui critiquent la gauche libérale qui aurait trahi l’espoir de 1981, ceux qui pensent que l’écologie est désormais le seul clivage. Des communistes s’interrogent même sur leur utilité dans cette bataille.

Mais à force de se concentrer sur la question de savoir qui pourrait la battre au 2e tour, on en oublie le fonds du problème. Si elle peut-être au deuxième tour, c’est qu’elle sera à un haut niveau au premier tour, c’est donc que ses idées et ses propositions peuvent mobiliser suffisamment d’électeurs !

Et nous savons tous pourquoi ! Parce que la gauche a convaincu en pratique qu’elle était incapable de faire reculer massivement le chômage, qu’il était impossible de remettre en cause la domination des actionnaires, qu’il était impossible de changer de société en France. La gauche a trahi les intérêts populaires jusqu’à rompre avec les milieux populaires, prétendant avec DSK qu’il faut se concentrer sur les couches aisées urbaines et éduquées qui votent, elles. Si on ne peut « changer la vie », organiser l’intérêt de la majorité contre les intérêts privés des plus riches, alors il ne reste que la concurrence dans le peuple.

Laisser croire qu’on peut apporter une réponse au défi du deuxième tour, sans apporter une réponse de fonds à la place des idées d’extrême-droite dans le pays, c’est entrainer notre peuple dans une impasse, dans ce piège présidentiel qui interdit de construire une alternative politique pour un vrai changement de société, et qui enferme tout débat politique jusqu’au premier tour dans la seule question du deuxième !

Pour battre Le Pen au deuxième tour, il ne faut pas espérer un candidat miracle qui unirait la gauche et la droite contre l’extrême-droite ! Si son opposant de deuxième tour est à droite, une large part de la gauche refusera de voter pour ce « Front Républicain » contre Le Pen, s’il est à gauche, ce sera une part de la droite qui préférera la droite extrême.

On ne peut battre Le Pen sans faire reculer ses idées dans notre peuple, sans construire donc une alternative politique qui porte les intérêts du monde du travail, pour ramener au vote ces millions de voix populaires dont DSK nous disait qu’elles ne comptaient plus !

Il faut pour cela tirer les leçons de l’échec de l’union de la gauche. Il s’agit bien d’une trahison des espoirs de « changer la vie » de 1981 qui a conduit à des gouvernements de gauche battant les records de privatisation, de dérèglementation, inventant les politiques de réduction des dépenses de santé, la privatisation de grands services publics, de France Telecom à EDF, la fin de l’aménagement du territoire au profit de la concurrence des métropoles, la soumission européenne, jusqu’à l’insertion dans la militarisation sous direction US.

Jean-Luc Mélenchon soutient que c’est une trahison des objectifs de François Mitterrand en 1981, que ce sont les libéraux de la social-démocratie qui ont entrainé la gauche dans cette impasse. Il se trompe. Le projet initial de François Mitterand n’était pas de changer de société, mais de s’appuyer sur l’espoir populaire de la gauche pour prendre le pouvoir en affaiblissant le parti communiste et se servir de cette 5e république qu’il qualifiait de coup d’état permanent avant d’en revêtir l’habit.

Faire reculer Le Pen au premier tour, c’est nécessairement expliquer les raisons de la trahison de la gauche et affirmer l’ambition de reconstruire une gauche de combat, ancré dans les milieux populaires et le monde du travail. C’est la condition pour que des millions d’abstentionnistes aillent voter pour leur propre intérêt, pas pour choisir qui pourrait battre Le Pen, mais pour reconstruire leur place dans la vie politique, pour affirmer face aux « premiers de cordées » que les « premiers de corvées » ont voix au chapitre.

C’est le sens premier d’une candidature communiste, la première depuis presque 20 ans ! Une candidature nouvelle, qui peut faire évènement, qui ne s’inscrit pas dans la continuité de la gauche gouvernementale depuis 1981, mais au contraire dans la rupture avec une conception électoraliste du vote, qui ne réduit pas le besoin de changement à la seule question écologique mais à toute la société, au modèle économique, social et politique.

Jean-Luc Mélenchon peut gagner beaucoup de voix sur l’électorat socialiste et écologique. Il ne gagnera pas les voix ouvrières, populaires qui sont aujourd’hui stérilisées dans l’abstention ou perdues dans le vote protestataire d’extrême-droite.

A ceux qui se souviennent de ce que représentait Georges Marchais dans le débat politique Français, comme à ceux qui ne le savent pas mais sentent qu’il manque quelque chose dans la vie politique, la candidature de Fabien Roussel peut donner envie de se bouger, de construire contre les discours populistes de la droite extrême un discours progressiste républicain, populaire, ancrée dans les questions clés de la nation, de la souveraineté, de l’emploi, de la sécurité, de la santé. C’est la candidature qui peut bousculer les rapports de force dans le monde ouvrier, les quartiers populaires.

L’enjeu est de faire reculer les idées d’extrême-droite et de reconstruire un point de vue politique « de classe » dans les milieux populaires, là ou la gauche a décroché depuis des décennies. C’est seulement ainsi qu’on fera reculer Le Pen dès le premier tour, jusqu’à lui interdire le second !

Vos témoignages

  • La meilleure façon de préparer les législatives c’est d’avoir un candidat du Parti aux présidentielles . C’est fatigant de ne voir que du négatif sans voir ce qui bouge et avance, péniblement certes, mais un pas c’est un pas. Il me semble que tous les communistes à l’intérieur ou à l’extérieur devraient soutenir cette démarche plutôt que camper sur leurs positions . Tout en conservant leurs critiques que je partage en grande partie. C’est moins confortable mais pour moi plus efficace.

  • A prôner l’union rose, verte et rouge, le PCF a perdu son identité, sa raison d’être, que ce soit au niveau des communes, agglomérations, départements, régions ainsi qu’au plan national au profit de quelques apparatchik retraités ou actifs qui n’occupent que quelques strapontins et ne se démarquent pas de leurs colistiers voire même de ceux des majorités de droite.

    Je ne développe pas, les résultats électoraux ainsi que les écrits sont là pour le démontrer.

    Quelques opposants à la direction du PCF s’en sont émus. Leurs cogitations ont abouti à un texte adopté par le conseil national le13 mars 2021 , qui devrait être soumis au congrès en mai et servir de support pour la préparation du premier tour des présidentielles en 2022. J’en conseille la lecture.

    Ainsi Roussel candidat désigné se trouve aujourd’hui sans programme, sur la base d’un texte qui laisse toutes les portes ouvertes y compris une nième resucée de l’Union de la Gauche et de ses compromissions au premier tour des présidentielles option qu’il n’a pas encore écartée et n’écartera pas tant il est profondément européiste, à l’image de la direction et de la majorité des adhérents du PCF, bien que la nécessité d’une alternative crédible fasse son chemin dans l’opinion des abstentionnistes patentés, par défaut. Pendant ce temps là Macron et marine Le Pen font de la surenchère sécuritaire .

    Soyons lucides, la gauche divisée, même rassemblée, ne réprésente plus guère que 30% dans l’opinion, comme le pcf c’est une espèce en voie de disparition, elle sera absente du second tour des présidentielles de même que la droite traditonnelle.

    Roussel n’y changera rien, s’il en doute qu’il conduise sa propre liste, sur les bases qu’il affiche aujourd’hui, lors des prochaines régionales.

    Affaibir Marine le Pen c’est garantir le retour de Macron à l’Elysée pour 5 années supplémentaires. Contrairement à PAM je suis persuadé que la seule personne qui puisse dans ces conditions le lui interdire est celle , qui lui sera opposée au second tour. Aujourd’hui Marine Le Pen tiens la corde, nul n’est en position de la lui disputer, elle la conservera.

    En conséquence , dès à présent, il nous faut, communistes encartés ou non, préparer les prochaines élections législatives sur des bases marxistes léninistes : Abandonner la politique polititienne au bénéfice de l’économie politique car il ne peut y avoir de progrès social en l’absence de croissance économique sinon la répartition des miettes pour le plus gand nombre une fois les nantis du 1% servis.

  • EN parfait accord avec Jack Freychet . Roussel c’est le suppositoire social-démocrate d’ Alain Bocquet. Croire que cette candidature va nous sauver du désastre de cette société dirigé par le capital-financier et de la grande Europe supra - nationale capitaliste, c’est tromper la classe ouvrière . Il faudrait une SFIO à l’envers se séparer des sociaux-démocrates pour repartir sur des bonnes bases. Ce n’est pas le cas. Roussel vient de signer un accord politique ( liste régionale) union de la gauche avec les verts, écolos, PS , on reprend les mêmes et on recommence. NOUS N’ IRONS pas ma femme et mes enfants votez malheureusement au régionale n’y au présidentielle . A DOTTA. VIVE LE GRAND LENIN ET STALIN.

  • Ne jouons pas sur les mots ;Ouvriers et/ou Salariés sont synonymes:ils ne vivent que du travail et ne possèdent pas les moyens de production. Quant à la Gauche,c’est historique:Robespierre,Louise Michel ,Lénine ,Staline(quel boulet !)étaient de Gauche ,pas la fausse à la Guy Mollet ou Mitterand, mais la collectiviste.Nous devons l’assumer,c’est la moindre des crédibilités,sans en renouveler les crimes.La gauche est aussi le lieu de nos alliances car nous serons en 2022 pour les présidentielles.Faire de la politique,ce n’est ni se complaire dans les incantations ni dans les commémorations.C’est proposer un projet pour le futur.L’analyse concrète du réel au premier quart du XXIe siècle.C’est donc le moment où jamais de soutenir la candidature du secrétaire du PCF. Rappelons qu’en 2007,MGB était la candidate des collectifs anti-libéraux , pas du seul PCF. Puis en 2012 et en 2017 ,le PCF n’a pas été représenté d’où l’émergence de l’ultra Mitterandiste Mélenchon. En 2002,et 1995 c’était le Mutant en mutation R.Hue…Il soutient Macron,aujourd’hui. Là ,en 2021,pour une candidature 100% PCF tous les voyants sont au vert. Puis viendra la nécessaire réconciliation avec le PC Grec,le PC portuguais et l’ensemble du Mouvement Communiste International. C’est l’enjeu véritable de la candidature de F.Roussel. Il nous faut tourner la page des reculs. L’ensemble des communistes doit se saisir de ce moment pour retourner à une politique de classe,de solidarité internationale anti impérialiste,et de soutien au socialisme réel. Qu’il soit ou non membre du PCF,adhérent de tel ou tel groupe,isolé,ou absentionniste chaque communiste en France doit soutenir Fabien Roussel,comme il le peut ,à sa façon sans exclusion. A nous de savoir rallier chaque personne,une à une au vote Fabien Roussel ;Mieux vaut tard que jamais.

  • « C’est la candidature qui peut bousculer les rapports de force dans le monde ouvrier, les quartiers populaires. »

    « L’enjeu est de faire reculer les idées d’extrême-droite et de reconstruire un point de vue politique »de classe« dans les milieux populaires, là ou la gauche a décroché depuis des décennies. C’est seulement ainsi qu’on fera reculer Le Pen dès le premier tour, jusqu’à lui interdire le second ! »

    Pam tu termines ainsi ton article. Le premier paragraphe est singulièrement restrictif. Pourquoi s’en tenir au monde ouvrier ? Ce point est oh combien fondamental ! Il est clef, il est stratégique. Il est la raison de mon désaccord. Le PCF s’il veut être révolutionnaire doit être le parti du salariat et non de la seule classe ouvrière. Le capitalisme au risque de me répéter n’est pas le système d’exploitation de la seule classe ouvrière mais celui du salariat. Si l’on reste au concept historique de la classe ouvrière classe élue de la révolution chargée d’amener l’ensemble du salariat et du pays sur la terre promise du socialisme on en reste à la stratégie de l’union de la gauche. Les autres catégories salariales étant considérées dans leur ensemble constitutivement acquises aux idées réformistes et donc laissées aux partis sociaux démocrates et écolos. C’est la stratégie de l’alliance. Si l’on considère que le PCF représente le salariat dans son ensemble on en déduit une stratégie novatrice qui est celle du « rassemblement populaire majoritaire » qui ne fait pas des accords politiques le primat de la stratégie. C’est le mouvement de lutte impulsé par la Parti qui détermine les éventuels accords et leurs contenus. La Direction du PCF a mis à la poubelle cette stratégie moins de deux ans après l’avoir élaborée au 25 e congrès pour en revenir à l’Union de la Gauche.

    Union de la gauche qui demeure toujours votre stratégie puisque vous ne cessez de remettre la gauche sur le tapis. Or la gauche ne remet nullement en cause la nature de classe de la société. La gauche c’est une meilleure répartition des richesses c’est un capitalisme plus social, moins inégalitaire et même c’est à la mode plus …écoresponsable !

    Or ce concept de gauche/droite est en crise en France comme ailleurs puisque les uns comme les autres font la même chose. C’est ce qui explique la jacquerie des « Gilets Jaunes » Les Français n’ont plus confiance dans les partis politiques ni d’ailleurs dans les organisations syndicales. Le syndicalisme rassemblé qui est le pendant syndical de l’union de la gauche a éloigné la CGT des salariés. Le syndicalisme rassemblé à profité à la seule CFDT, comme l’union de la Gauche a profité au PS. Ces stratégies d’appareils politiques et syndicaux les français en sont dégoutés. D’ou les gilets jaunes et le rassemblement national. Continuer à se réclamer de la gauche avec tout son bilan depuis 1980 est suicidaire. Ce d’autant que l’écologisme qui est une idéologie de bobo, érigée en pensée dominante renforce le RN. Cette idéologie est celle de la bourgeoisie. Elle y trouve son compte en instillant sous le prétexte de défense de la nature l’idée de décroissance. je constate d’ailleurs que la CGT n’y est pas insensible en ayant passé accord avec des ONG apôtres de la décroissance et militantes antinucléaires farouches. La misère la violence sociale sont le terreau du RN. La situation sociale de chacun ne cesse de se détériorer. Face a cela les partis politiques dont le PCF passent leur temps à des guerres picrocholonines pour savoir qui sera le chéfaillon de la coalition.Mais personne ne s’intéresse vraiment aux difficultés de vie des français tout n’est que jeux politiciens. La dernière trouvaille de la maire de Poitiers de supprimer les subventions aux aéroclubs en dit long sur la vision d’avenir (les enfants ne doivent plus rêver de venir pilotes) de ceux avec qui la direction du PCF ne cherchent de passer des alliances pour garder ses élus. Le RN, comme les écolos constitue une des solutions politiques pour la bourgeoisie pour pérenniser son système économique et social. Donc se pose la question que vous évacuez sans cesse. Celle de la stratégie du PCF. Ce n’est pas pour rien qu’il y a deux autres candidats à la candidatures !! Ce qui démontre qu’il a bien un problème d’orientation. Se satisfaire de la candidature de Fabien Roussel à la présidentielle me semble un peu court. Surtout quand le même Fabien Roussel sert de marche pied à la candidate EELV au régional. Et que le PCF dans de nombreuses régions s’est de marche pied au PS. Ces accords politiciens sont une aubaine pour le RN. Se réclamer de la gauche ne vous en déplaise c’est alimenter le RN. Pour que le PCF retrouve son influence auprès du monde travail il faudra rompre définitivement avec la stratégie d’union de la gauche

  • Le Manifeste communiste tire les leçons de l’ensemble de l’histoire, qui montre dans l’État un organisme de domination de classe et aboutit à cette conclusion nécessaire : le prolétariat ne saurait renverser la bourgeoisie avant d’avoir conquis le pouvoir politique, avant d’avoir établi sa domination politique, d’avoirt érigé en Éat le « prolétariat organisé en classe dominante » ; et cet État prolétarien commencera à s’éteindre dès sa victoire, l’État devenant inutile et impossible dans une société où les contradictions de classes n’existent pas. La question de savoir en quoi doit consister, du point de vue du développement historique, cette substitution de l’État prolétarien à l’État bourgeois n’est pas posée ici. Cette question, Marx la pose et la résout en 1852. Fidèle à sa philosophie du matérialisme dialectique, il prend comme base d’expérience historique les grandes années de la révolution de 1848-1851. Là, comme toujours, la doctrine de Marx dresse un bilan de l’expérience vécue éclairé par une conception philosophique profonde et par une connaissance étendue de l’histoire. La question de l’État est posée de façon concrète : comment est né historiquement l’État bourgeois, la machine d’État nécessaire à la domination de la bourgeoisie ? Quelles transformations, quelle évolution cette machine d’État a-t-elle subies au cours des révolutions bourgeoises et lorsqu’elle s’est heurtée aux mouvements d’indépendance des classes opprimées ? Quelles sont les tâches du prolétariat à son égard ?… Extrait version électronique de L’Eatat et la révolution Lenine. La conclusion s’impose d’elle même à tout marxiste L’élection présidentielle de 2022 nous offre ctte opportunité

  • Dans le contexte actuel même si elle doit être affaiblie ce n’est pas à Marine Lepen qu’il faut interdire le second tour mais à Macron et à ce qu’il représente . Fabien Roussel n’est jamais qu’un bon social démocrate qui ne fera pas mieux que les précédents car il n’a pas de proposition crédible et ne pourra en avoir en restant inféodé à l’Union Européenne qui est un pur produit de l’extrême droite. Revisitez l’Histoire…Le premier présdent de la commission européenne Walter Halstein avait jété les bases de l’Europé des lander en 1938 de concert avec Hitler et Mussolini. Les faits sont têtus les ignorer conduisent à l’abîme…

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