28 Juin, carrefour des luttes sur le site de Gémenos

, par  Michel Capron , popularité : 97%

Karl Marx avait bien raison en affirmant que c’est bien la lutte des classes qui fait tourner la terre.

Alors oui la lutte, la vie, à moins que ce ne soit une leçon de vie que nous ont donné les ouvriers de Fralib (Thé l’éléphant à Gémenos 13) filiale de la multinationale Unilever en lutte maintenant depuis 1000 jours pour sauver leur outil de travail et bien au delà.

Inutile de s’étendre sur ce que représente Unilever en matière de produits commercialisés pour un chiffre d’affaire de 51 millard d’euro par an.

Comme le disent les travailleurs, quand vous allez faire vos courses, la moitié des produits que vous achetez arrivent de chez Unilever.

Mais je préfère parler de l’horreur, de la puanteur que dégage ce géant du capitalisme.

Depuis 2000, en délocalisant en Asie, ou plus proche de chez nous en Pologne, c’est 100.000 emplois supprimés en Europe.

Sur 15.000 emplois en France, il en reste aujourd’hui 2800, cela est du en particulier au démantèlement des usines Amora à Dijon.

A Gémenos, les travailleurs démontrent avec un projet alternatif, industriel mais aussi éco-responsable, que leur entreprise est viable.

Malgré des décisions de justice par 3 fois rendues en leur faveur, la situation reste dans une impasse.

Malgré le chantage de la direction, la violence des milices patronales, la tentative de les acheter (dernière proposition de la direction 150.000 euros par départ volontaire) rien ne peut entamer la volonté, l’intégrité de ces travailleurs dans leur lutte, car l’enjeu est ailleurs.

La démonstration a été faite à Béziers à l’initiative de la section communiste que résistance n’était pas un vain mot.

Des travailleurs prouvent qu’ils peuvent prendre leurs affaires en main en étant une véritable alternative au capitalisme.

Il est à déplorer que, bien sûr, les politiques d’hier mais hélas ceux d’aujourd’hui l’ont très bien compris.

Le carrefour des luttes organisé ce 28 Juin sur le site de Gémenos par toutes les entreprises en lutte, prend une importance particulière.

Le monde du travail et en particulier les Fralib ont besoin de la solidarité de tous, moralement et financièrement.

Ce jour là peut-être, vous aurez l’occasion d’exprimer la vôtre.

L’occasion de rencontres fraternelles qui, au-delà des mots, mettent du corps au socialisme que nous avons à inventer pour demain.

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