35éme congrès : le point de vue de Paul Barbazange, secrétaire de section de Béziers, membre du CN

, par  Paul Barbazange , popularité : 94%

Le 35ème congrès n’est pas le 34ème, choisissons sans nous diviser, élargissons la base d’opposition aux liquidateurs.

Trop peu de communistes participent à la préparation de notre 35ème congrès.
C’est regrettable, mais c’est un fait.

Avec 7 secrétaires fédéraux et plusieurs centaines de militants nous avons au dernier CN demandé une autre organisation de ce congrès extraordinaire pour se donner le temps d’un débat de meilleure qualité. La direction affaiblie par des départs, a décidé de maintenir la précipitation initiale.

N’en oublions pas que depuis le 34ème congrès beaucoup d’éléments ont bougé.

Crise terrible du capitalisme ; coups redoublés contre les exploités ; austérité contre les peuples d’Europe. Difficultés partout à organiser les résistances.
Nos analyses dans l’opposition lors du 34ème congrès reprises dans « L’appel de Malakoff » se vérifient.

Impossibilité d’aménager le capitalisme en France, en Europe, dans le Monde sans ruptures avec ce système à bout de souffle. « Faire péter l’Europe capitaliste » mot d’ordre communiste qui faisait sourire certains proches aux dernières européennes interroge de plus en plus de citoyens. La nécessité d’un parti communiste de classe et de masse capable en France d’insuffler un Front populaire porteur de ces ruptures connaît la même dynamique.
Nous innovons et rassemblons.

En créant le réseau « Faire vivre et renforcer le PCF », en aidant bien des militants, des cellules, des sections, des fédérations à se positionner plus efficacement dans les luttes.

Le texte fondateur du réseau adopté en février 2009 à Malakoff reste porteur.
Au point que ce sont les liquidateurs de l’organisation communiste, ceux qui vilipendent « les partis » qui sont amenés à quitter le PCF. L’exemple de Gayssot est emblématique, ministre de Jospin, concurrent de R Hue à la direction du PCF lors de la succession de Georges Marchais, m’est très proche.

Jusqu’à son « départ du parti » constaté par le dernier Conseil Départemental
de l’Hérault, il a sévi dans la section de Béziers. Allant jusqu’à présenter sans que l’équipe nationale de Marie Georges Buffet n’y voit la moindre difficulté, des candidatures contre notre parti aux cantonales et aux municipales.
R. Hue dans une autre région de France l’a précédé dans le même type de pratiques.
Tout ceci n’est pas terminé.

Beaucoup de camarades, dans le parti, en marge, en dehors, en souffrent.

Disons clairement qu’au cours d’un combat difficile et sans cesse renouvelé pour le rassemblement des exploités, le 35ème congrès n’est pas le 34ème.

Certains membres du réseau « Faire vivre et renforcer le PCF » proposent comme lors du précédent, la mise en place d’un texte alternatif. J’ai lu cette production. Beaucoup de ce qu’il faut écrire y est. Mais les conditions matérielles de construction démocratique de ce texte alternatif ne sont pas réunies. Cette question de méthode est décisive : ne pratiquons pas comme les camarades de la direction qui s’isolent par leur précipitation. Faire « par en haut » sans nos camarades est une illusion. Que ce « haut » se situe à Fabien, dans le 15ème, n’importe où ailleurs ! Le temps nécessaire aux débats doit être pris.

C’est pour cela qu’une contribution collective aux débats en apparence plus modeste me paraît plus pertinente.

Apparence car cette contribution ambitionne d’inclure la nécessaire et permanente analyse des conditions du rassemblement qui n’est pas seulement réflexion et pratique (politique et électorale) pour donner partout un contenu révolutionnaire aux Fronts à construire sur le plan électoral.

Mais aussi le rassemblement dans les luttes anticapitalistes de masse. Il ne suffit pas de glorifier, même si c’est juste et nécessaire, ceux qui luttent parfois gagnent : immigrés, salariés de l’automobile, cheminots et quelques autres catégories de travailleurs du public.

Il faut sortir des incantations, travailler ensemble à la convergence et à la massification des luttes, la retraite à 60 ans et 37 ans ½ de cotisation est l’enjeu de l’instant, cela passe par la clarté de la perspective politique et donc la reprise d’influence d’un PCF marxiste dans ses analyses et ses pratiques.

Le temps est au rassemblement des communistes. Travaillons y dans les conditions politiques de ce congrès.

Avant de vous engager à ce moment de la préparation du congrès comparez les diverses propositions. Mesurez par vous-même ce qui les différencie. Engagez vous ! Le débat dans le parti a besoin de cet effort. Le rassemblement utile des communistes l’exige.

L’ouverture dans la pratique, l’effort constant pour comprendre et prendre en compte si possible, les positions des autres font que d’autres communistes se tournent maintenant vers notre démarche.
La liste des premiers signataires de la contribution le montre.

Dans ma section des anciens reviennent, des jeunes pas assez nombreux prennent leur place. Gayssot s’en va, les communistes d’hier et de demain se réorganisent. Cela peut être de même dans bien des régions de France.

Paul Barbazange, secrétaire de la section de Béziers.

Sites favoris Tous les sites

10 sites référencés dans ce secteur

Brèves Toutes les brèves

Navigation