36ème congrès : Un texte pour un PCF de combat, marxiste, populaire et rassembleur.

, par  Marie-Christine Burricand , popularité : 91%

La base commune proposée par le Conseil National est maintenant connue.

Si elle acte la poursuite du PCF, elle s’inscrit dans les renoncements de Martigues, entraîne le PCF dans une position de repli réformiste et maintient les ambiguïtés sur la nature du Front de gauche.

Nous décidons donc d’aller à un texte alternatif pour porter l’hypothèse d’un PCF révolutionnaire, marxiste.

Nous publions ici le projet de préambule pour que chacun puisse faire part de ses remarques et propositions de modifications et nous procèderons ainsi pour l’ensemble de l’écriture du texte.

« Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps »

« L’histoire de toute société n’a été jusqu’à ce jour que l’histoire de la lutte des classes » Karl Marx Le Manifeste.

« Pour un PCF de combat, marxiste, populaire et rassembleur »

Préambule

Nous proposons avec ce texte une alternative aux choix portés par la direction du PCF depuis le congrès de Martigues.

Nous nous inscrivons dans la continuité de l’Assemblée nationale extraordinaire de 2007 où les communistes ont décidé de continuer le PCF, des textes alternatifs aux 32ème, 33ème et 34ème congrès pour un parti communiste marxiste et révolutionnaire, et du vote en 2011 pour un candidat communiste à l’élection présidentielle.

Tous ces moments forts ont permis aux communistes de garder le PCF, contrairement à ce qui s’est passé en Italie.

C’est un acquis considérable.

Aujourd’hui, il faut décider de l’avenir du PCF et du contenu donné à notre combat pour les années qui viennent.

Dans une démarche idéaliste (au sens marxiste du terme) et incantatoire, la base commune circonscrit le PCF à la défense des différents combats sociétaux additionnés et l’enferme dans une prétendue nouvelle « form-c-e » politique. Il s’agit avec ce projet et cette construction politique d’occuper l’espace représenté par une minorité de l’aile gauche du Parti socialiste et par l’extrême gauche, d’installer donc durablement le PCF dans le réformisme, au mieux cheville ouvrière d’un regroupement à la gauche du Parti socialiste.

Nous plaidons au contraire pour une PCF qui affirme sa vocation révolutionnaire dans la période présente, son ambition d’être le parti de la transformation sociale en France, son idéal d’une société communiste libérée de l’exploitation de l’homme par l’homme. Nous refusons de nous enfermer dans la gauche de la gauche et visons un rassemblement populaire dans lequel le PCF joue un rôle majeur.

C’est pourquoi, nous assumons dans les conditions présentes le choix de 1920, issu de la boucherie de 14/18 et de la révolution de 1917, affirmant la différence entre réformisme et révolution et la nécessité pour les révolutionnaires de s’organiser dans leur propre parti, le PCF.

C’est pour cela aussi que nous affirmons l’efficacité de la pensée marxiste et de ses développements féconds jusqu’à aujourd’hui pour analyser la situation de crise exacerbée du capitalisme et comprendre la réalité même quand elle est masquée par les apparences.

Face au capitalisme prédateur et barbare qui garde ses deux fers au feu, fascisme et guerre, nous opposons le projet du socialisme du 21ème siècle.

La tête dans les étoiles mais les pieds dans la glaise, avec le cœur et la raison, nous relevons le défi des chantiers du changement de société : la reconstruction de services publics garantie de l’égalité des citoyens, la reconquête de la sécurité sociale et de la retraite, la défense du salaire contre la baisse du coût du travail, le refus de payer la dette aux usuriers de la finance, la nationalisation de secteurs clefs de l’économie conditions de nouveaux droits des salariés, la souveraineté nationale et populaire contre l’Union européenne prison des peuples,le rassemblement populaire contre la division des exploités, le défi de nouvelles coopérations internationales et de la paix dans le monde.

De tels combats exigent des efforts idéologique et d’organisation importants au sein du PCF, en priorité en direction des quartiers populaires et des entreprises.

Nous voulons créer au 36éme congrès les conditions d’un débat fraternel et constructif entre les communistes qui devront se prononcer sur l’avenir du PCF.
L’enjeu pour ce congrès est de tourner la page de Martigues et du réformisme, d’affirmer au sein du PCF le choix de la révolution, de la lutte des classes et du marxisme.

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