Alternative : Quel rôle pour le PCF ? Quelles formes pour l’Union ? par Ch. Harquel, section ouest biterrois

, par  Christian Harquel , popularité : 72%

J’ai reçu une invitation à signer un appel émanant de personnalités issues d’insoumis, communistes, socialistes, écologistes, libertaires, syndicalistes, féministes, alter-mondialistes, etc., visant à construire une force politique en commun.

Cet appel prolonge celui lancé à faire « Front commun » derrière la candidature de J.L. Mélenchon et de la France insoumise pour l’élection présidentielle et les législatives.

Tout ce qui vise à rassembler contre la politique de Macron et à travailler à une perspective de progrès est bon à prendre.

Mais il s’agit là d’autre chose. Ce qui est proposé, c’est de refaire une sorte de Front de Gauche et cette fois derrière la France Insoumise.
J’ai toujours douté de l’un et ne suis pas de l’autre. Je ne répondrai donc pas à l’appel de « Force en commun ».

Je n’aime pas le pudding, à plus forte raison quand il est politique. Communistes, socialistes, écologistes, libertaires… peuvent se rassembler, mais il est bon que la sensibilité politique de chacun puisse s’exprimer et s’organiser dans les formes qu’ils ont choisies.

La diversité politique n’est pas un handicap. Pour se rassembler il faut d’abord exister. Le rassemblement ce ne peut pas être l’uniformité.

Pour ma part, je suis communiste et j’espère pouvoir le rester au sein du PCF.
La longue période politique qui vient de s’achever me conforte dans l’idée que notre peuple n’a rien à gagner de l’effacement du parti communiste.
Le vide laissé par l’absence d’alternative ouvre la voie aux forces capitalistes les plus dures et les plus déterminés.

L’échec de toutes les tentatives de contournement ou d’aménagement du capitalisme sanctionné par le déclin des forces social-démocrates et de ceux qui y étaient associés ne laisse plus d’autre alternative que l’affrontement assumé à un système capitaliste devenu essentiellement prédateur et parasitaire.

Cette alternative porte un nom : c’est le communisme, conçu comme la mise en commun au service du développement maximal de chaque individu. Le communisme non pas comme une utopie mais comme la réponse concrète à la situation concrète de notre monde et de notre pays.

Nous ne partons pas de rien. M. Gattaz s’envolant pour la Chine déclara, en forme de provocation : « Je pars d’un pays communiste pour aller dans un pays capitaliste ».
Hé, oui ! Il y a bien en France une part de communisme. La sécurité sociale, le statut des fonctionnaires, les services publics... tels qu’ils avaient été mis en place à la Libération par les ministres communiste Ambroise Croizat, Maurice Thorez et Marcel Paul participent du communisme.

Il n’y a qu’à voir l’acharnement que met M. Macron, comme ses prédécesseurs, à vouloir passer ces conquis sociaux à la moulinette du Capital pour comprendre quels intérêts ils servent.

Nous voulons, nous les communistes, non seulement préserver ces conquêtes, auxquelles les Français sont attachés mais les faire porter par le monde du travail, bien plus haut encore jusqu’à la maîtrise par les travailleurs de leurs richesses et du travail qui les produit.

Ainsi en est-il par exemple du statut unique du travailleur, assurant à chacun dès la majorité un salaire, payé à la qualification, tout au long de la vie, quelles qu’en soient les circonstances : chômage, maladie, formation ou retraite.

Ce n’est pas une utopie puisque déjà plus de six millions de travailleurs profitent d’un tel système. Ce rend-on compte à quel point cela changerait profondément la situation de notre peuple !

Christian Harquel, section ouest biterrois, Hérault

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