Battre le capitalisme !

Paul Barbazange, candidat à Béziers

« Nous sentons un vrai mouvement populaire autour de ce que cherche à être le Front de Gauche ». De retour du meeting mardi dernier à Montpellier, Paul Barbazange, le candidat désigné dans la circonscription de Béziers, se sent pousser des ailes. « Je peux dire tranquillement que l’objectif est d’être présent au second tour » déclarait-il hier matin, lors d’une conférence de presse, en compagnie notamment d’Aimé Couquet, le président de son comité de soutien.

(…)

Les communistes Biterrois, qui faisaient partie des frondeurs opposés à l’alliance avec Jean-Luc Mélenchon au sein du Front de Gauche, semblent désormais convaincus que l’ancien sénateur socialiste a su créer une dynamique. Ils entendent s’y inscrire pleinement, même si, dans le discours de Paul Barbazange, on note des nuances : « je suis à l’aise dans ce mouvement même si je travaille à lui donner un sens particulier ». Il faut comprendre que le révolutionnaire sommeille en lui quand il affirme qu’on « ne peut pas tout attendre d’élections qui consistent à remettre en place une équipe qui referait les mêmes combines que Jospin ».

Mais pour l’heure, l’adversaire c’est bien la droite sarkozyste et, localement, son représentant Elie About. Exhibant un tract du candidat de l’UMP qui affirme « avoir un bilan », Paul Barbazange égrène les chiffres du chômage, de la précarité et de l’inégalité dans le Biterrois, et lance un défi à About : « je débattrai quand il voudra, où il voudra, et comme il voudra ». C’est dit !

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Vos témoignages

  • Battre le capitalisme ! 27 février 2012 12:23, par Fred

    Front de gauche, souveraineté "nationale" … : réponse du KKE :

    "Un des arguments utilisés par les forces bourgeoises et opportunistes en Grèce pour camoufler les causes de la crise du capitalisme, ayant ses racines dans la contradiction de base qui caractérise la société capitaliste entre le capital et le travail, est l’argument sur la « perte de souveraineté nationale ». Ainsi en découle pour ceux qui invoquent cet argument, des variations d’une même ligne du type : « le gouvernement ne doit pas négocier », « Le gouvernement applique les ordres de l’étranger » ou « Ils servent les Allemands », « Les étrangers nous gouvernent », « Nous sommes sous l’occupation », « la Grèce est devenue un protectorat », « nous avons perdu la souveraineté nationale », etc. En effet, ce dernier point est utilisé par les leaders du parti social-démocrate et de l’Internationale socialiste et l’ancien premier ministre Georges Papandreou qui clame qu’en raison de la crise, nous avons perdu la souveraineté nationale et que les travailleurs doivent endurer les sévères mesures d’austérité, ainsi l’économie se renforcera et nous pourrons retrouver notre « souveraineté nationale ».

    Le KKE entre en conflit avec les points cités ci-dessus qui trompent le peuple car ils dénaturent la réalité et proposent des solutions caduques dans le cadre du capitalisme. (type Front de gauche - Mélenchon note de Fred). De plus, ils présentent de manière non scientifique, les rapports de dépendance et d’interdépendance qui émerge de la structure de l’impérialisme et de l’intérieur des « unions impérialistes » comme l’UE, comme une conséquence de la perte de « souveraineté nationale », alors que cela résulte du développement inégal entre pays capitalistes. La classe bourgeoise de chaque pays participe à cette « union », non en raison d’une « trahison » ou d’un « antipatriotisme » mais pour servir ses intérêts de classe ! En ordre de renforcer ses positions dans chaque pays contre la classe ouvrière en utilisant à la fois la répression et les mécanismes que possèdent ces « unions ». Tout cela est conçu par la bourgeoisie pour mieux participer à la compétition globale avec les Américains, les Japonais, les Chinois, les Russes et autres monopoles, pour accroître ses profits. A la base de cette ambition, sont cédés des droits de souveraineté dans les relations interétatiques.

    Ces relations de dépendance et d’interdépendance ne seront pas abolies dans le cadre de l’humanisation des « Unions impérialistes » ou avec plus de « démocratie » dans les institutions européennes comme le demandent les opportunistes, mais à travers le désengagement des pays de ces unions, leur dissolution, l’établissement du pouvoir de la classe ouvrière, la socialisation des moyens de production et d’échange, la planification centrale et le contrôle ouvrier de l’économie, au moyen du socialisme !" KKE février 2012

  • Battre le capitalisme ! 25 février 2012 23:32, par Pascal Brula

    Personnellement, je ne ressens pas du tout ce mouvement populaire qui serait créé par le Front de gauche. Dans certaines couches limitées de la population (« couches moyennes », éducation nationale, permanents syndicaux et politiques, fonctionnaires territoriaux…), cela peut certes jouer, mais pas plus que cela. Dans les intentions de vote du bateleur de foire, on retrouve les 10% de l’électorat en déshérence qui s’était porté sur Hue en 95, puis sur Besancenot et Laguiller (+Bove+MGB) en 2002 et 2007. Dans une période où le vide politique des forces révolutionnaires est béant et où il y a une réelle recherche, il suffit donc d’élever un peu la voix pour emporter le morceau face à des groupuscules (NPA et LO) en difficulté et donc incapables d’y répondre. Reste que les couches sociales les plus intéressées au changement n’en sont pas. Il faut dire que lorsque l’on propose aux Fralib de fermer les frontières de l’UE alors que leur production est menacée d’être délocalisée en Pologne, on le regarde à juste titre avec méfiance. On peut aussi penser que Mélenchon ratisse un peu dans les plates-bandes du PS, ce qui expliquerait que malgré ses diatribes anti-journalistes, les médias capitalistes le promotionnent plus que de raison (par exemple, deux chaînes privées de la TNT - BFM TV et I-Télé - ont retransmis intégralement le meeting de Villeurbanne !!!).

    Je pense que le Front de gauche ne peut pas répondre, car il est trop restrictif. D’une part parce qu’il est politicien et qu’il ne s’adresse pas à tout le peuple (son nom l’indique clairement), et d’autre part parce qu’il n’est pas crédible sur les plans économiques et politiques, restant englué dans la toile de l’UE (PGE, CES…). Il est toutefois une bonne trouvaille pour liquider ce qui reste du parti… Alors comment agir en communiste dans ce contexte ? Certainement pas en le promotionnant. Je comprend bien que l’idée de Paul est d’utiliser la « petite dynamique » créée par son existence, pour faire valoir les positions communistes. Mais au final, que restera-t-il, si l’on ne fait que surfer sur cette vague ? qui soi-dit en passant, repose sur une brise très anticommuniste…

    • Battre le capitalisme ! 26 février 2012 14:28, par Paul Barbazange

      Merci à Pierre Alain d’avoir mis en même temps en ligne l’essentiel de la conférence de presse que j’ai donnée à Béziers en tant que candidat communiste présenté dans le cadre du Front de gauche, ainsi que la première affiche de campagne. Le texte est du journaliste de « la grande presse ». Les coupes sont d’Alain, elles ne dénaturent en rien l’essentiel.

      Merçi à Pascal, de réagir de pousser au(x) débat(s).

      Nous avons besoin d’intensifier le débat entre communistes

      Ce n’est malheureusement pas la direction qui nous y aide. Quand y aura -t-il un CN pour faire le point, être ensemble plus efficace ? Mettre mieux en mouvement dans leur diversité les dizaines de milliers d’adhérents de notre parti . Comme s’il ne se passait rien dans ces deux campagnes. De mener ce débat en prenant toute la dimension de ce qui peut nous différencier quant à la situation tactique d’une circonscription, pour ce qui concerne la dimension électorale immédiate (mais aussi d’une section pour la dimension vie du parti ; en gardant toute notre rigueur sur ce qui est stratégique : Parti communiste et nécessité du socialisme comme réponse à la crise.

      Deux réflexions sur les remarques de Jean : Existence et nature du mouvement populaire. Ne pas vouloir regarder de près ce qui se passe autour du Front de gauche nous ferait passer volontairement à côté d’un mouvement réel. Quelle est sa puissance ? Quelle classe sociale, quelle(s) couche(s) sociale l’animent ? Ce sont d’autres questions nécessaires, sur la base du mouvement justement ! Communiste, je ne me tiens pas à côté des mouvements quels qu’ils soient, même ténus, lorsque chargés de contradictions je juge qu’ils vont quand même dans le sens de promesses de mouvements plus amples. Que ce soit plus compliqué que de regarder du bord de la route, ou juste le bout des pieds sur la chaussée en disant : ça ne va pas assez loin en fonction de la gravité de la crise ! C’est juste. Nous en avons une expérience régulière dans le domaine syndical : Le 29 février faut il être, le plus nombreux possible sur des bases de classe dans les manifs européennes et françaises à l’initiative de la CES ? Poser la question c’est y répondre, surtout à un moment où les syndicalistes CGT en particulier peuvent transformer les campagnes Front de gauche et que la classe ouvrière revient sur le devant.(Votes, abstention, luttes…). Trouver le point exact des mots d’ordre à donner en tant que communiste outre la visibilité du parti communiste (banderoles, drapeaux, mots d’ordre, affiches et propagande électorale…chants) c’est difficile d’autant que Mélenchon tente dans les meeting de nous arracher : le drapeau rouge, l’Internationale, la solidarité à Cuba socialiste et la mémoire de ce qu’a payé le peuple soviétique dans la guerre anti-nazie, les nationalisations…Excusez du peu. Et que notre direction paraît presque aveugle, autant qu’à l’époque du programme commun quand elle laissait certains camarades créer des sections du PS. Deuxième observation, celle la est plus simple : quand Paul parle au nom de sa section du PCF, quand il parle en tant que candidat communiste dans le cadre du Front de gauche… il parle, je parle, après un vote très largement majoritaire dans les trois sections concernées. Comme quand je m’exprime au CN, c’est sur la base du choix majoritaire des membres de mon parti dans la section, parfois d’éléments de la réflexion fédérale. En prenant aussi en compte que pour le moment je suis dans la minorité nationale et que notre objectif est de gagner, être demain la majorité dirigeant le PCF parce que les militants l’auront décidé. Paul Barbazange PS : Le nom d’Aimé Couquet apparaît en tête de cet article, bien que président du comité de soutien, il n’est pas responsable de toutes nos bêtises et de tout ce qu’on fait de bien.

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