Confiance et déploiement de campagne ! : intervention de Marie-Christine Burricand au Conseil National du 5 février.

, par  Marie-Christine Burricand , popularité : 64%

L’heure est à développer notre campagne présidentielle pour progresser le plus loin possible.

Je partage les éléments de confiance soulignés par plusieurs camarades dans la situation présente. La candidature de Fabien Roussel a trouvé un espace, un chemin, une dynamique dans une situation où des forces politiques qui se pensaient dominantes, comme les verts, rencontrent des difficultés qu’ils n’avaient pas prévues.

Cela ne veut pas dire qu’on oublie les tendances lourdes de la période, le caractère pervers de la présidentielle qui est une tueuse. Mais il y a un fait nouveau qui modifie la situation politique : nous avons un candidat et faisons vivre cette candidature.

C’est un élément de confiance très fort pour tous les communistes, particulièrement pour les candidats à la législative, une élection qui se décline localement mais qui a un caractère national. C’est vrai partout, là où nous voulons conserver une circonscription, là où nous voulons la conquérir, là où nous voulons peser dans le rapport de forces et exister dans le débat politique. Rappelons nous que chaque voix compte, y compris pour les finances du parti. Nous aurions donc tort de figer le rapport des forces, comme je l’ai parfois entendu aujourd’hui, comme d’enjamber la présidentielle. L’heure est à développer notre campagne présidentielle pour progresser le plus loin possible.

Je voudrai insister plus particulièrement sur les quartiers populaires au regard de l’expérience des rencontres tenues et de ma propre expérience dans ma ville. Nous avons crée un comité des jours heureux, un meeting réussi avec Fabien Roussel en décembre, nous prévoyons 5 rencontres sur le programme et démarrons le porte à porte. Nous avons beaucoup à gagner dans ces quartiers, ce qui signifie que nous avons beaucoup à perdre aussi. Ils sont au premier rang des conséquences de la politique du président des riches et nos propositions les concernent au premier chef. Mais l’expérience nous a appris les risques d’une abstention massive comme d’un vote utile dans une gauche affaiblie, voire pour Macron face à la crainte d’un Zemmour largement sponsorisé.

Les portes à portes révèlent, parmi les électrices et électeurs de notre sphère d’influence, un bon accueil Ils souhaitent mieux connaître nos propositions, identifient rapidement Fabien Roussel, apprécient notre candidature, s’engagent dans des appels à voter.

Mais nous rencontrons encore beaucoup d’électrices et d’électeurs, qui bien qu’inscrits, restent loin de la présidentielle et affirment n’y avoir pas encore réfléchi. Ils ont, dans ce moment où ils n’ont pas pris leur décision, une vraie disponibilité pour la discussion qu’il faut saisir sans attendre le dernier moment. Nous avons encore à gagner sur la notoriété de Fabien Roussel. Les médias ne font pas tout et le « portage humain » est essentiel, les rencontres de proximité, les diffusions de vidéos. Le 9 pages, avec ses 10 raisons de voter, est un bon outil au porte à porte.

Les discussion se centrent sur les questions du salaire et de l’emploi et des possibilités de décider réellement quant à l’utilisation de l’argent dans un monde dominé par le capital, la finance, les grandes fortunes. Nos propositions sur le SMIC, sur la revalorisation de la valeur « travail », sur les 32h et la retraite sont très écoutées, y compris par ceux qui se retrouvent auto-entrepreneurs, pas par choix, mais parce qu’ils n’ont rien trouvé d’autre, pour des salaires souvent très bas et une place du travail non déclaré qui s’installe de plus en plus.

L’école reste un espoir pour les familles populaires autant qu’une inquiétude. Nos propositions de plus d’école, quand on prend le temps de les expliquer, répondent à ces préoccupations ; mesurons le nombre de familles très modestes qui font de gros sacrifices pour inscrire leurs enfants dans des écoles privées parce qu’ils pensent qu’ils y seront plus accompagnés.

Nos propositions pour la jeunesse – revenus étudiant, 10 % d’embauches obligatoires dans les entreprises privées, contrat formation rémunérée/engagement de travail dans la fonction publique, sont appréciées non seulement chez les jeunes mais aussi chez les parents inquiets de l’avenir, de leurs difficultés à aider autant leurs enfants qu’ils le voudraient faute de moyens. Ils dessinent une autre société possible. Il n’y a pas de temps à perdre pour aller à la rencontre de tous ceux là !

Brèves Toutes les brèves

Navigation