Conseil National des 28 et 29 mai : Intervention de Clara Gimenez

, par  Clara Gimenez , popularité : 75%

Je remercie Fabien pour son rapport et je veux dire mon accord avec les pistes de travail qu’il propose.

J’en profite aussi pour saluer le début de campagne.

Et notamment la prise de parole forte sur la sécurité qui nous aide, et qui est appréciée par les camarades, loin des positions gauchistes, nous défendons une position de classe, notre texte d’appel au 12 est très bon et remet le contenu au cœur de ces actions.

Fabien l’a rappelé dans son rapport, nous avons besoin de mettre la question sociale au cœur du débat, ça dépend de lui et de ces passages médiatiques, mais ça dépend aussi de nous, de notre présence dans les luttes sur nos territoires.

Chez nous, à Montpellier, un garage Renault de 200 salariés est menacé de vente. Au cours d’un barbecue revendicatif, les syndicalistes nous ont demandé de prendre la parole au nom du Parti, quand mon tour est venu ils avaient déjà dit beaucoup : volonté de casser l’entreprise Renault au plus haut niveau, argent public qui sert à licencier, mobilisation des salariés et rapport de force qui fait fuir les potentiels repreneurs, le système capitaliste avec lequel il faut rompre pour l’intérêt des travailleurs. En bref, je n’avais plus grand chose à dire, si ce n’est de rappeler l’action de Fabien sur la question de la fonderie de Bretagne. Les quelques camarades présents dans l’auditoire m’ont par la suite fait savoir qu’un certain nombre de salariés avaient vu les interventions de Fabien sur le sujet, en précisant "il est bien ce mec, il parle comme nous et il parle de nous".

Je voudrais dire un mot des quartiers populaires dans lesquels la question sociale se pose de manière accrue.

En tant que nouvelle Vice-Présidente à la Politique de la Ville à la Métropole de Montpellier, je prends conscience au fil de mois de l’ampleur du désengagement de l’Etat sur ces territoires, qui enchaîne les appels à projet sans lisibilité pour les collectivités territoriales, et si ce n’est pas lisible pour nous, ça ne l’est pas plus pour les habitants. La réalité c’est que nous demandons à des associations (aussi formidables soient-elles) de remplir des missions de service public contre quelques subventions. La politique de la ville risque d’apparaître dans le débat de la présidentielle, les contrats de ville vont arriver à leur terme et nous allons en faire l’évaluation en 2022. Si le débat montait, je crois que nous avons besoin de réclamer de vrais moyens de l’État pour nos quartiers populaires qui ont trop longtemps été abandonnés. Nous devons exiger le retour des services publics et des moyens importants pour les faire vivre. Exigeons aussi la pérennité de ces moyens pour construire des politiques publiques en mesure de répondre à la crise sociale. Je sais que beaucoup de nos élus travaillent sur ces sujets, Marie-Christine l’a rappelé hier, nous avons des choses à dire !

Pour conclure, travaillons à la mise en mouvement de toutes les structures de notre Parti, travaillons partout nos liens avec le mouvement social pour que notre présence aux côtés de ceux qui luttent soit systématique, pour se faire le relais des luttes et être capables d’ouvrir une perspective d’espoir et de rupture avec le système capitaliste.

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