Une conférence nationale et un congrès !

, par  Marie-Christine Burricand , popularité : 80%

Intervention de Marie-Christine Burricand au Conseil National du 12 décembre

Je veux tout d’abord dire mon accord avec le calendrier proposé et avec le rapport de Marie-Jeanne Gobert nourri des rencontres avec les secrétaires départementaux.
Il faut une conférence nationale pour décider de la candidature à la présidentielle, du projet que nous porterons et désigner le candidat. Et il faut un congrès pour plusieurs raisons.

Notre pays traverse une crise sanitaire, économique, sociale et démocratique qui transforme en profondeur le pays comme les consciences. Le moment est difficile pour la population et pour les communistes. Le congrès nous aidera à mobiliser les communistes et à prendre les décisions nécessaires pour la campagne et le projet. Le congrès aura toute légitimité pour le faire.

Enfin, du point de vue de la souveraineté des communistes, le congrès doit se tenir statutairement en 2021 et si ce n’était pas le cas, nous le repousserions jusqu’à la fin de 2022, voir le début 2023, c’est beaucoup.

Je suis étonnée des camarades qui craignent que le congrès soit un moment d’enfermement. Il nous appartient, avec tous les communistes, de décider de ce que nous voulons faire de ce congrès qui peut aussi nous aider à nous adresser largement à la population.

De la même manière, le scénario des présidentielles n’est pas écrit. Rappelons nous de 2017 : la faillite de Hollande, l’opération Macron, la chute de Fillon, la chute du vainqueur de la primaire Hamon... La candidature du PCF après 15 ans d’absence peut être un évènement neuf.

Le calendrier proposé affirme une volonté déterminée ; nous ne nous laissons pas porter par les évènements. Avec ses possibilités d’adaptation à chaque conseil national, il prend en compte les aléas de la situation.

Je souhaite donner quelques informations quant à notre activité dans les quartiers populaires. Tous les camarades soulignent la gravité de la situation pour les populations, l’accroissement des inégalités, l’explosion de la pauvreté. Nous mettons à disposition un tract et une pétition permettant aux camarades d’intervenir et je rappelle l’appel des 150 élus pour exiger de Macron qu’1% du Plan de relance soit sanctuarisé pour les quartiers populaires.

Dans diverse réunions, beaucoup de camarades soulignent la nécessité de lier solidarité, débat politique et organisation du parti. La nécessité d’unir le salariat, de faire grandir l’unité populaire est une préoccupation forte.

Nous devons aussi être attentifs au débat sur la politique de la ville dont nous ne découvrons pas qu’elle sert à pallier le désengagement de l’état dans les quartiers sans parvenir à faire reculer les inégalités dont le coeur est la pression sur les revenus du travail. Enfin, la suppression des REP au profit des contrats colléges/rectorats autour de projets, démarre dès 2021 et sera expérimenté dans les académies de Lille, Nantes et Aix/ Marseille. C’est inacceptable.

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