Conseil National du 17 Juin 2016
Ce que nous devons craindre, ce n’est pas ce qui bouge chez les manifestants !

, par  Marie-Christine Burricand , popularité : 49%

Intervention de Marie-Christine Burricand

On peut comprendre qu’il faille du temps pour construire la direction, mais 3 mois pour l’exécutif national, c’est beaucoup et cela donne le sentiment d’amateurisme.

Les urgences politiques sont bien là et il faut y répondre. Je suis étonnée du débat de ce matin sur le mouvement social qui laisse percevoir de l’inquiétude face à la radicalisation.

Ce serait une erreur grave de chercher à soumettre ce mouvement populaire à nos vues électorales, ne renouvelons pas nos erreurs passées.

Ce mouvement contre la Loi El Khomri est une chance dans la situation politique qui faisait craindre une insurrection à droite.

Malgré la pression médiatique et la criminalisation de l’action syndicale, malgré les provocations et la répression, il dure sans faiblir depuis 3 mois et s’est même élargi.
Plusieurs camarades de Vénissieux sont montés manifester à Paris, certains en plein ramadan, faisant un effort considérable parce qu’ils sont conscients des enjeux autour du mouvement.

Ils ont été impressionnés par la présence policière, par les casseurs, mais surtout par les provocations de la police gazant et chargeant sans aucune raison les manifestants en fin de manif.

Bien sûr, la violence est présente au travers des casseurs, elle est aussi tentante pour certains très en colère, pour les jeunes ; elle fait l’objet de débats, est-elle légitime, utile ?

Tout cela appelle à des efforts nouveaux du PCF pour traiter avec le peuple ces questions, pour organiser et élargir. Car ce que nous devons craindre, ce n’est pas ce qui bouge chez les manifestants, mais bien ce qui se passe dans les têtes de ceux qui restent chez eux et ont déjà décidé de ne plus aller voter ou de voter pour la droite ou le FN.

Nous avons fait signer sur les marchés de la ville la pétition demandant le retrait de la Loi El Khomri. Cela signe 4 fois plus sur le marché du centre que sur celui des Minguettes, ce qui n’est pas toujours le cas et montre la difficulté pour les précaires et privés d’emploi d’entrer dans la bataille. Est ce que le PCF va traiter ces questions ?

Nous devons prendre nos responsabilités dans la situation, je souscris à une déclaration appelant à élargir les manifestations annoncées et condamnant l’attitude du gouvernement.

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