Conseil National du 30 janvier : Intervention de Fabienne LEFEBVRE, membre du Conseil National et du CEN

, par  Fabienne Lefebvre , popularité : 45%

C’est donc bien en termes d’enjeux de classe que s’exprime le combat, et dans ce contexte d’urgence sociale, seule une candidature communiste à l’élection présidentielle sera à même de défendre les intérêts, de celles et ceux qui n’ont que leur force de travail pour vivre, il n’y a donc pas de temps à perdre.

Le capitalisme financiarisé est rentré, aujourd’hui dans une nouvelle phase, en utilisant la crise sanitaire comme catalyseur, pour pouvoir asseoir un nouveau modèle de civilisation, via une restructuration de l’appareil de production. Un système de suraccumulation du capital qui entraine de facto une terrible guerre de classe, et ce, à l’échelle planétaire. Un système, par ailleurs, de plus en plus rejeté, notamment par la jeunesse et les classes populaires, dans la continuité des luttes déjà engagées depuis plusieurs années et dans lesquelles les communistes ont été très impliqués : conflits des cheminots, Air en France, loi travail, Blanquer, gilets jaunes, contre-réforme des retraites…Mobilisations qui s’inscrivent toutes dans un processus de contestation et de rejet du pouvoir, voire des institutions et, qui cherchent à la fois un sens et un débouché politique.

Néanmoins les politiques d’austérité, si chères à l’Union européenne qui par ailleurs s’assoit sur les souverainetés des Nations, se poursuivent et continuent à mettre à mal les fonctions régaliennes de l’Etat, déconstruisent l’ensemble des conquis sociaux et détruisent les emplois, tout comme l’environnement. Ce gouvernement, en laissant faire le marché, a donc fait le choix d’une gestion de crise très réactionnaire et très autoritaire. Les conséquences en sont désastreuses, projetant des millions de femmes et d’hommes dans la misère sociale et la détresse psychique, entrainant une augmentation massive des dépressions et des suicides notamment chez les jeunes. Dans les quartiers populaires, les militants, les élus, les associations, sont donc très inquiets des répercussions à moyen terme de cette grave situation et nous le savons déjà, les actions de solidarité certes nécessaires, ne suffiront pas à endiguer ce raz-de-marée mortifère. La situation est donc, plus que préoccupante, nous ne pouvons plus nous satisfaire d’accompagner la sociale démocratie, nous devons impérativement mener l’offensive, dans les quartiers populaires et les entreprises, pour aider à lever les blocages dans les têtes et faire émerger une conscience de classe, d’autant que beaucoup, beaucoup de revendications trouvent des réponses dans nos propositions.

Sanofi en est un exemple, avec notre demande de réquisition et de nationalisation, qui rencontrent un très bon écho dans la population ! Nous avons raison de poser les choses ainsi dans le débat, tout comme nous aurions raison de poser, la question de l’appropriation collective des moyens de production, dans le cadre de la réindustrialisation du pays, si nous voulons relever les défis de demain ! Dans ce contexte, ou s’affrontent des forces antagonistes, surgissent donc des potentialités pour construire une alternative, nous devons impérativement nous en saisir pour rassembler et peser à gauche. D’autant que nous avons fait la démonstration de notre combativité pendant cette pandémie avec notre campagne sur l’emploi, et le tour de France des entreprises, de notre Secrétaire national, cela nous donne des points d’appui, y compris pour agir dans les luttes ! et arracher des victoires ! C’est donc bien en termes d’enjeux de classe que s’exprime le combat, et dans ce contexte d’urgence sociale, seule une candidature communiste à l’élection présidentielle sera à même de défendre les intérêts, de celles et ceux qui n’ont que leur force de travail pour vivre, il n’y a donc pas de temps à perdre.

C’est pourquoi, ce Conseil national doit produire un appel à candidature pour l’élection présidentielle, cela nous permettra de lancer rapidement le débat sur le contenu idéologique, le projet communiste et de renforcer la visibilité du Parti, qui nous sera aussi très utile pour les législatives. Notre conférence nationale, forte de ses 1000 délégués, devra par ailleurs se doter, comme en a décidé le 38ième Congrès, d’une stratégie capable d’impulser la force et les moyens nécessaires à notre candidat communiste, pour nous permettre d’entrer en campagne. Pour ma part, seul notre Secrétaire national Fabien ROUSSEL a la capacité de pouvoir incarner cette rupture et cet espoir ! C’est pourquoi, je soutiendrai et je voterai pour cette légitime candidature.

Sites favoris Tous les sites

10 sites référencés dans ce secteur

Brèves Toutes les brèves

Navigation