Conseil National du 9 juillet Intervention de Marie-Christine Burricand

, par  Marie-Christine Burricand , popularité : 72%

Le trait dominant de cette élection municipale, c’est la poursuite de la crise politique et démocratique dans un contexte de crise sociale et économique grave.

Le premier symptôme de cette crise, c’est l’abstention qui ne peut se résumer au Covid.
C’est aussi l’émergence de votes de "voisinage", des pratiques antidémocratiques, mafieuses, communautaristes de toutes sortes, la recherche de solutions individuelles. On élit parfois son maire comme un patron, celui qui semble avoir le plus de moyens et de force personnelle. Ces pratiques qui s’étendent trouvent leur espace dans la crise du lien politique, notre affaiblissement dans certains quartiers.

A Vénissieux, nous sommes heureux d’avoir gardé la ville dans une bataille difficile ; la victoire sur la circonscription métropolitaine ouvre des conquêtes possibles.

Nous gagnons des villes -Bobigny, Villejuif, Noisy, Rive de Gier...-, il faut le mettre en valeur, combattre l’idée d’un déclin inéluctable, qu’on ne peut pas regagner une ville perdue.

Nous perdons des villes, parfois emblématiques. C’est douloureux. Cela ne vient pas dans un ciel serein. Souvent, ces villes étaient déjà en difficulté en 2014 ou bien on retrouve un changement de maire ou la perte d’un mandat national. Nous ne sommes pas assez attentifs à ces modifications et leurs conséquences, ni aux forces mises parfois en œuvre par nos adversaires. La Métropolisation pèse aussi beaucoup. Soyons aussi plus sensible aux évolutions sociologiques. En tous cas, dans ces villes, il faut se placer rapidement en situation de reconquête.

Malgré nos efforts locaux, le sentiment d’abandon reste très fort dans les quartiers populaires, l’idée que voter ne changera rien, nourrie par les reniements de la gauche des 20 dernières années.

La question démocratique grandit dans ce pays ; ces municipales ont été un moment d’aggravation. Les municipales ont été affaiblies par les conditions de tenue des deux tours. Le rapport des habitants aux maires se modifie. Nous devons travailler plus précisément sur ces questions. L’organisation et l’activité politique du parti sont essentielles.

Les annonces de Macron sur les régions -qui pourraient légiférer- vont renforcer les inégalités territoriales, casser la souveraineté nationale, nous enfermer dans le modèle européen ; c’est une grande bataille que le PCF doit mener.

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