Le numéro 5 en téléchargement
Unir nr 5 : De Grèce en Ukraine, la dictature européenne...

, par  pam , popularité : 46%

Les numéros 7_8 et le numéro 9 étant présenté à la fête de l’humanité, nous publions la version pdf du numéro 5

Sommaire de ce numéro 5

 Politique Française Faut-il soutenir la candidature de Paris aux Jeux Olympiques de 2024, Caroline Andréani
 Politique Française A Béziers, les communistes organisent la résistance - Paul Barbazange
 Politique Française Vers un nouveau rassemblement populaire - Vénissieux, enseignements d’un scrutin - Pierre-Alain Millet
 Politique Française Arcachon - Danielle Trannoy
 Luttes - Pétition contre la censure et le négationnisme -
 International Union européenne, l’impossible démocratie -Bernard Trannnoy
 International Donbass, la révolution socialiste - traduit du russe par Marianne Dunlop

La violence des institutions de l’Union Européenne, le mépris des élites médiatiques et des dirigeants européens contre le peuple grec, révèlent toujours plus crûment la nature profonde de la construction européenne, outil de la mondialisation capitaliste, outil de ce qu’il faut bien appeler la “dictature“ des oligarchies.

Cette situation bouscule des millions d’habitants. Même les témoignages de grecs pour le “Oui“ choisis dans les médias occidentaux, et bercés par cette illusion désespérée qu’est l’idéalisme européen, disent leur refus du diktat de l’austérité.

Elle bouscule aussi toutes les forces politiques, notamment les forces qui ont fait le choix de défendre « une autre construction européenne, une Europe sociale ». Elle bouscule ce qu’il faut bien appeler une “illusion démocratique“ qui a fondé les gauches européennes depuis les années 60.

Le cas grec nous rappelle que le capitalisme est d’abord une dictature, celle de la bourgeoisie, qui n’a inventé la démocratie que sous la pression des révoltes populaires, notamment en France, que cette démocratie est au service de la liberté des affaires… et non de la liberté des peuples, pas même des libertés individuelles
 ! Du refus de tenir compte des NON de 2005, au diktat imposé aujourd’hui au peuple grec, la bourgeoisie se révèle foncièrement antidémocratique et ne peut être combattue dans l’illusion qu’elle serait prête à accepter le verdict des urnes : pour le Chili de 73, l’ambassadeur US avouait longtemps après qu’on ne pouvait
penser « que la bourgeoisie allait se suicider dans la joie ».

La situation ukrainienne nous confirme qu’elle a toujours le fascisme à sa disposition pour organiser la guerre dans le peuple, et si besoin, entre les peuples, afin d’interdire que la question de la “guerre des classes“ émerge dans les consciences populaires.

Mais cette même violence fait exploser les conditions de la domination idéologique et oblige à regarder le monde en face, tel qu’il est, et non pas tel que les discours médiatiques le présentent.

Comme le disait Marx dans le Manifeste en 1848 : « Ce bouleversement continuel de la production, ce constant ébranlement de tout le système social, cette agitation et cette insécurité perpétuelles distinguent l’époque bourgeoise de toutes les précédentes ... Tout ce qui avait solidité et permanence s’en va en fumée, tout ce qui était sacré est profané, et les hommes sont forcés enfin d’envisager leurs conditions d’existence et leurs rapports réciproques avec des yeux désabusés. ».

Le 30 Mai, nous avons proposé une occasion de faire s’exprimer cette désillusion à Paris. Elle n’a pas eu l’ampleur espérée, mais nous avons eu raison, et il faudra encore et encore chercher les formes et les moments pour que les désillusions européennes et démocratiques se transforment en conscience de la nature du
capitalisme mondialisé et des voies de ruptures de société.

Et nous savons qu’il n’existe pas de raccourci aux luttes de classes, pas de “truc“ idéologique qui viendrait résoudre d’en haut les questions concrètes qui pèsent sur l’unité des peuples, au local comme au global. C’est pourquoi la grande enquête inaugurée avec le n°3 et la parole aux militants d’entreprise, doit se poursuivre.

Editorial du comité de rédaction

Le 16 juin à Lyon, se tenait deux manifestations, presque en même temps devant la préfecture. Celle des “blouses blanches“ de Volvo Truck faisant face au plan de destruction de ce qui reste de RVI, et celle de l’UL CGT de Vénissieux St-Fons pour l’emploi avec les syndicats de Bosch, Carbone Savoie, Solvay... Un bon résumé du défi qui nous est posé : comment aider à ce que ces deux manifestations n’en fasse plus qu’une, qu’elles se libèrent des idées dominantes d’acceptation du capitalisme et qu’elles ouvrent un chemin de rupture pour une autre société ?

On ne résoudra pas ce défi par en haut, ni par la seule question politique, en tentant pour la nième fois de créer de manière administrative ce qui nous manque tous, un parti communiste identifié par le peuple comme le parti du monde du travail, le parti d’un autre société. L’émiettement communiste et la mutation du
PCF sont des constructions/destructions historiques. On ne peut en sortir que par un processus de travail, à partir des forces militantes, ce qui suppose de respecter chaque situation, et de faire grandir les résistances populaires sans laquelle aucune construction politique révolutionnaire n’est possible.

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