De l’impossibilité d’une candidature commune à gauche

La social-démocratie n’a pas d’avenir.

En l’état actuel du rapport de forces à gauche, une candidature unique serait social-démocrate (que ce soit Taubira, Hidalgo, Jadot ou même Mélenchon).

En l’état actuel du rapport de forces à gauche, une candidature unique serait social-démocrate (que ce soit Taubira, Hidalgo, Jadot ou même Mélenchon).

Or, durant les 30 glorieuses, la perspective social-démocrate a fonctionné car il y avait du « grain à moudre » pour les salariés avec des richesses créées en pleine croissance. Aujourd’hui la croissance est atone, le capitalisme s’est financiarisé et devenu de plus en plus avide et court-termiste.

Avec un tel capitalisme financiarisé, ultra libéral et mondialisé il ne reste plus de « grain à moudre » et le climat court à la catastrophe. La social-démocratie n’est plus efficace, elle n’a pas d’avenir.

Les expériences menées avec Mitterrand, Jospin et Hollande ont conduit au désaveu de la gauche dans son ensemble.

Une nouvelle perspective doit donc advenir basée sur la lutte des classes et la prise de pouvoir des salariés, des citoyens sur les décisions économiques, écologiques et de gestion des entreprises.

Vos témoignages

  • De l’impossibilité d’une candidature commune à gauche 24 janvier 2022 20:53, par Jean-Yves Allegre

    « Indépendance critique.. » dans le tourbillon d’une campagne présidentielle ultra personnalisée (sans m’étendre sur la personnalité de Mélenchon ni sur son mouvement gazeu) on sait très bien où cela nous mène.Faire entendre une autre voie n’est possible qu’en ayant son propre candidat.

  • C’est la tactique proposée par Lénine lors du reflux de la révolution en Europe et destinnée à gagner les masses ouvrières influencées par la socialdémocratie quand les partis communistes étaient composés de peu de militants. Et même lorsqu’ils étaient assez développés mais n’étaient pas majoritaires parmi les grandes masses. Aussi quand il fallait affronter un danger présent de fascisme ou de triomphe de la réaction autoritaire ou bonapartiste. Le but n’est pas « d’appuyer un socialdémocrate » mais au contraire de leur prendre ses militants et sa base électorale et syndicale en faisant un travail politique parmi ses sympathisants totu en développant publiquement nos propres idées et propositions.

    Cela se fait par un compromis qui tout en étant loyaux avec les accords souscrits, tous qui e notre part visent la révolution prolétaire, n’abdiquent rien à la critique des points le plus droitiers des alliés de circonstance.

    Cette independance de la classe ouvrière, représentée par le parti communiste, appuye le socialdémocrate mais maintien son independance critique, politique et organisationnelle sans faciliter en quoi que ce soit la réaction.

    Il n’est pas donc un isolationnisme sectaire ni un wagon de queue de la social démocratie mais une tactique destinée à porter le parti communiste devant la socialdémocratie.

    Quelques citations de Lénine peuvent aussi servir : «  »Au contraire, du fait que la majorité des ouvriers d’Angleterre suivent encore les Kerensky ou les Scheidemann anglais, qu’ils n’ont pas encore connu l’expérience d’un gouvernement formé par ces hommes - expérience qui a été nécessaire tant en Russie qu’en Allemagne pour que les ouvriers passent en masse au communisme - il s’ensuit sans aucun doute que les communistes anglais doivent prendre part au parlementarisme, ils doivent aider la masse des travailleurs de l’intérieur du parlement à voir en pratique les résultats du gouvernement Henderson et Snowden, ils doivent aider les Henderson et Snowden à vaincre la coalition de Lloyd George et Churchill.

    « Procéder autrement signifie entraver l’œuvre de la révolution, car sans un changement d’opinion de la majorité de la classe ouvrière, la révolution est impossible, et ce changement s’opère par l’expérience politique des masses, jamais par la seule propagande. »

    Pour finir je vous poste une article rédigé pour d’autres communistes qui développe encore mon point de vue.

    • Mais enfin, Pedro, ça ne tient absolument pas la route ! et de plus, on est en 2021, en France, et Lénine, avec son analyse concrète d’une situation concrète, n’aurait jamais calqué ses propres analyses tactiques datant d’il y a 100 ans sur un contexte aussi différent.

      Tu parles d’une « alliance à gauche », mais pour personne à gauche il n’est question d’alliance ! Il est évident que la social-démocratie ne parle d’alliance que lorsqu’elle est concurrencée à sa gauche par un PC puissant : si elle est dominée, elle le combat par tous les moyens ! et si celui-ci, reflétant la volonté populaire, se refuse à une pseudo-alliance, en vraie tartufe, elle prétend que le PC refuse une « honnête » alliance. Mais que veut-elle ? Dans les années 1890, victorieuse électoralement dans le Reich, elle trahit la cause sociale. En 1914, elle vote les crédits de guerre. A Berlin, elle fait appel aux Freikorps pour mater les Spartakistes. En 1920, à Tours, tu as dû lire les débats et constater qu’à aucun moment elle ne regrette le vote des crédits de guerre, ni ne soutient la Révolution bolchévique : pourtant, une alliance à gauche face à l’invasion des 14 puissances aurait évité des millions de morts (civils ) russes. En Allemagne, je connaissais les frères Gingold : Peter militait au KPD dans les années 30 et m’a raconté comment il se faisait rouer de coups et jeter dehors lorsqu’il surgissait dans les meetings SPD et interpellait les militants de ce parti pour les appeler à l’Union ! Union à gauche ? mais il a fallu les grèves en 36 ! et ensuite, qui a soutenu la République espagnole ? même pas le FP français ! Après la guerre, qui a financé la SFIO ? la CIA ! et pourquoi ? qui a fait intervenir l’Armée en 48 contre les mineurs ? Sur les guerres coloniales : fossé infranchissable entre le PCF et les autres partis : le PCF s’est fait rouler avec les pleins-pouvoirs à Guy Mollet …

      Pourquoi le peuple lui-même n’aspire-t-il pas à cette union, qui n’est qu’une union d’appareils, au bénéfice d’une hégémonie social-démocrate : les SD ne parlent union que pour avoir l’hégémonie, et éliminer les prérogatives populaires : c’est pourquoi le peuple ne veut pas d’union, car il sait que ce n’en est pas une. Une union se fait à égalité, par convergence : rien de tout cela ici. Julien Landfried, candidat PS ( « de gauche ») aux Législatives à Bourg la reine ( 92) me crachait à la figure : « vous serez contraints de voter pour nous, vous n’aurez pas le choix ! » : voilà l’union ! il mentait avec aplomb sur les réalisations du PS - ça passait avec les timides ou les mal-informés - et s’était permis d’apposer sur ses affiches de campagne le logo du FdG , alors que le candidat du FdG était le communiste Pierre Ouzoulias, finalement élu et réélu au CD ( le charcutage électoral Bagneux-Bourg-le-reine ayant échoué à faire élire 2 PS). Passons aux « unions » PCF-LFI : Yasmine Boudjena candidate PCF-LFI, membre du PCF sur Bagneux, a en fait magouillé en sous-main avec LFI ( qui ne lui a pas opposé de candidat), pour révéler après son élection qu’elle avait roulé pour LFI - les frais de campagne engagés par le seul PCF étant reversés à LFI : pas très joli-joli ! De notre côté (94), les PCF sur les 10 et 11es ayant refusé de céder leur place historique à des inconnus affichant la photo de leur gourou maastrichtien JLM, se sont vu opposer ces derniers, surfant sur l’élection personnalisée par excellente - d’où la nécessité tactique d’être LE candidat à ces présidentielles - et résultat prévisibles, les Macron ( aussi SD) ont été élus, avec toutes les conséquences actuelles que l’on a en politique.

      alors basta ya ! cette union est une farce, qui n’a pour seul but que l’hégémonie SD à « gauche », afin que le capitaliste dorme sur ses 2 oreilles !

      La campagne de Roussel malgré toutes les faiblesses et contradictions qu’on peut trouver à certains aspects, a au moins 2 mérites : celui, stratégique, de mettre en avant un projet réellement social, faire gagner les idées contre les opportunismes ; et celui, tactique, de mettre en avant des communistes dans une campagne qui aura pour suite une campagne minorée par le double quinquennat, foncièrement antidémocratique, mais propice aux partis opportunistes.

  • De l’impossibilité d’une candidature commune à gauche 24 janvier 2022 20:08, par Jean-Yves Allegre

    On voit où veut en venir Pedro.Mais sur le fond où est la différence entre la social démocratie de « gauche » et la social démocratie de « droite ».Comment reconstruire un Parti Communiste, comme semble le désirer Pedro en s’effaçant une nouvelle fois derrière la social démocratie . La social démocratie au pouvoir a gaiement travailler au « travail de casse »et Mélenchon (puisque sans le dire Pedro voudrait recommencer 2017) en tant que sén.ateur socialiste et ministre de Jospin y a bien participé Sous un vocabulaire « révolutionnaire » Pedro voudrait que l’on recommence ce qui a échoué et qui a renforcé la droite.

    • Eh ben, en ne s’éffaçant justement pas. Je vous renvoi à ma réponse antérieure. La question centrale est la conception d’un Front avec un socialdémocrate. Cela peut se faire de deux manières : en se subordonnant complètement à la socialdémocratie ou en "les soutenant comme la corde soutient le pendue c’est-à-dire, en gardant notre propre independance critique et d’action et d’organisation. C’est la tactique léniniste pour siffoner la socialdémocratie, mais cela exige un parti communiste même petit, avec des principesmarxistes léninistes fermes, une organisation démocratique et centralisée, disciplinée, et une tactique très fléxible. Que c’est difficile ? Rien est facile et moins encore aujourd’hui ou nous menace un gouvernement autocratique ou semi-fasciste à l’horizon proche et une problable guerre en Europe du Nord. Que est-ce qui est le plus important ? Les intérêt généraux de la classe ou les intérêts particuliers d’un parti qui a abandonné (mais qui peut récupérer) tout ce qui était son âme communiste ?

  • Ou c’est trop peu ou on a gardé en poche d’autres arguments.

    La socialdémocratie n’est pas une voie depuis 1914 et s’il y a eu des communistes c’est parce qu’ils se sont opposés à l’influence de la bourgeoisie dans le mouvement ouvrier sous la forme socialdemocrate cela fait un siècle et plus.

    C’est-à-dire communistes sont ceux qui reprennent les bases du mouvement ouvrier iumpulsés par Lénine et l’Internationale Communiste.

    La socialdémocratie a dégénérée complètement mais les communistes aussi.

    La socialdémocratie est devenue l’autre face de la bourgeoisie mais qui compte avec des restes de militants ouvriers et des voix ouvriers et le PCF a basardé le léninisme, le marxisme, le centralisme démocratique, la révolution bolchevique, la dictature du proletariat et est devenu (sauf le nom et pas partout) la socialdémocratie de gauche de la première moitié du XX siècle.

    Tout est en ruines et il faut reconstruire à partir presque de zéro.

    Pour faire cela, il faut la tactique léniniste du Front Uni et non pas faire cavalier seul, sans aucune autre chance que d’enlever des voix à la socialdémocratie de gauche qui se présente contre quatre candidats de droite et d’extrême droite.

    Pour les communistes passent d’abord les intérêts généreaux de la classe ouvrière, pas les intérêts du parti ni des élus qui voudraient garder leurs places avec des alliances avec … la socialdémocratie de droite s’ils ont un bon score avec lequel négocier avec le PS ou d’autres. Et dans le cas concret, il s’agit d’empecher que la droite continue son travail de casse. Il faut donc appuyer la seule option « de gauche » avec une chance de gagner de manière critique.

    Il ne s’agitr pas non plus de « coller » derrière la socialdémocratie de gauche, maisde la soutenir comme la corde soutient le pendu selon les paroles de Lénine. Critiquement.

    Et pendant ce processus en profiter pour refaire un vrai parti communiste : Centralisme Démocratique (et non pas bureaucratique) Cellules d’entreprise parmi la classe ouvrière, éducation politique d’après Marx et Lénine, expulsion des carriéristes qui infestent le PCF, défense de la dictature du proletariat contre la bourgeoisie, etc.

    Un programme communiste quoi. Attention ! A ne pas le confondre avec la tactique communiste qui doit être soupple en tenant compte des réalités.

    Sans cela, vouloir retourner vers le temps doré qui n’existe plus n’est qu’une illusion absurde, sectaire, inutile, vouée à l’échec.

    En est encore le PCF capable ? Seul ses militants peuvent le faire (car le dire ce n’est pas tout ).

    • De l’impossibilité d’une candidature commune à gauche 24 janvier 2022 17:30, par Gilles Mercier

      Pourriez vous nous éclairer sur « la tactique léniniste du front uni » Merci d’avance

    • De l’impossibilité d’une candidature commune à gauche 25 janvier 2022 15:59, par Bernard Sarton

      Le communisme est une création continue basé sur une économie prospère et avant-gardiste. Les salariés au pouvoir doivent faire attention aux dirigeants qu’ils élisent dans les directions d’entreprises qui doivent être les meilleurs et les plus éduqués parmi eux . Satisfaire les besoins matériels et culturels de la population est l’objectif permanent d’une économie communiste performante . Alors les partis communistes au pouvoir doivent être sans cesse à l’écoute des entreprises, de la plus petite à la plus grande organisée en coopérative avec des salaires correspondant aux qualifications pour le temps historique nécessaire d’installation durable de la nouvelle société communiste sur les débris de la société capitaliste mise au musée de l’histoire de l’humanité . L’argent à terme sera supprimé et la distribution des richesses produites se fera dans l’harmonie et la fraternité humaine . Cela est l’idéal …. Mais les hommes ont bien des défauts , en premier lieu la domination , l’orgueil et l’avarice . Cela entraîne donc dans un premier temps des coercitions sur les éléments mafieux , les carriéristes , les fainéants et les menteurs sous différentes formes adaptées au délit .Et cela demandera du temps et sûrement plusieurs générations. D’où la nécessité d’un plan avec des objectifs concrets à atteindre comme les chinois le font contre la corruption et la lutte pour en finir avec la pauvreté en y ajoutant le contrôle démographique absolument utile car la planète ne peut assurer la vie à plus de 8 à 10 milliards d’êtres humains .Le mouvement communiste a du travail sur la planche pour plusieurs siècles (le capitalisme a pris son envol il y a plus de 5 siècles) , ce travail mobilisera plusieurs générations et après on ne sait pas ce qu’il y aura ????

  • Non le PS n’est pas mort puisque c’est lui qui organise la « primaire populaire » pour sortir Hidalgo de la mouise au profit de Taubira qui devrait, en plus, pomper quelque socio-démocrates chez Jadot ou Mélenchon, surtout s’ils n’obtiennent pas les parrainages requis. Les soutiens, discrets, de Taubira tablent sur un volant de 10-15% en fin de course…

  • De l’impossibilité d’une candidature commune à gauche 22 janvier 2022 11:19, par Jean-Yves Allegre

    Résultats de « l’union de la gauche » : ILLUSIONS…DESILLUSIONS…DECEPTIONS = ABSTENTIONS…BOULEVARD POUR LES DROITES….

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