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Débat Valls-Hamon, premières réflexions de militant.

, par  Paul Barbazange , popularité : 44%

Soyons attentifs à ce qui bouge et aussi à ce qui reste remarquablement immobile sous une apparence de mouvement.
Pourquoi, comment Valls a - t- il été battu ? Comment travailler avec ces engouements qui traversent le pays...? sans jamais poser les questions de classe. Les candidats communistes, recours nécessaires pour que nos objectifs de classe soient présents dans le débat.

Débat Valls-Hamon, premières réflexions de militant.

Mercredi, comme de nombreux citoyens et sans doute pas mal de communistes j’ai écouté le débat Valls – Hamon dans l’entre deux tours des primaires socialiste. Ce n’est pas que je surestime le résultat d’Hamon, comme celui de Valls il est avant tout marqué par l’effondrement de la participation par rapport aux primaires 2012.
Mais enfin un président de la République "empèché" de se représenter pour un deuxième mandat, un premier ministre sortant en mission de remplacement battu par son challenger issu de la même équipe, un candidat socialiste annoncé comme bon cinquième par certains sondages cela fait beaucoup de mouvements et aiguise ma curiosité.
Allaient -ils se différencier ? Sur quoi ? Comment ?
En fait il n’en a rien été. Point de différences, l’un comme l’autre ont été bien sages. De sages socialistes. Plus ou moins humains certes dans la forme ou le propos. Les profits n’ont pas été nommés, la perspective de nationalisation non plus. Les différences réelles sur certaines questions ont été circonscrites au cadre d’une future gestion social libérale.
Celle qui justement est en échec complet sur le quinquennat et bien plus si l’on remonte à la gauche plurielle et à l’union de la gauche.
Sur quelques questions je pouvais me reconnaître dans l’un, sur d’autres dans l’autre. Mais rien d’essentiel n’a été abordé. Hamon par son opposition apparente au sortant, pour le mouvement qu’il cré a pu paraître plus à gauche à certains, y compris de mes camarades. Regardons son "Revenu" détaché du travail réel, si loin d’un salaire raisonnablement socialisé. Est -ce la révolution informatique qui fait disparaître le travail ? Ou la gestion capitaliste de la crise qui fait toujours plus travailler (y compris les informaticiens !) et chômer beaucoup d’autres pour exacerber les concurrences, peser sur les salaires et accroître les profits.
Ne nous laissons pas embarquer par les commentaires permanents des médias (sauf l’Humanité), ou les effets de manche d’un Valls indiquant qu’en cas de défaite il ne pourra soutenir le programme de Hamon. Regardons ce qu’a promis Hamon, regardons les ruptures indispensables qu’il refuse de porter. Le programme de Mélenchon que je juge par ailleurs fort insuffisant a une autre tenue. Il porte encore les marques de l’influence du PCF en 2012.
Heureusement que, mercredi à 21 H, je sortais des voeux du candidat communiste dans la 6 ème circonscription de l’Hérault où toutes ces questions de salaire minimum, de Smic à 1800 euros avec entraînement de l’échelle des salaires, de réindustrialisation, de luttes, de défense acharnée de la sécurité sociale et des conquis, de lutte pour la paix avaient occupé la totalité des discours et des espoirs.
Hamon occupe aujourd’hui un certain espace parce que pour une majorité de nos concitoyens, face au condamnable souvent à l’intolérable, la présence et l’analyse des communistes est bien trop insuffisante. C’est à ce renouveau qu’il faut s’atteler faute de quoi l’extrême droite sera toujours mieux en position pour rafler la mise.
Paul Barbazange, Béziers.

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