Déclaration conjointe des SG du PC de Grèce, du PC des Travailleurs d’Espagne, du PC du Mexique et du PC de Turquie

, popularité : 93%

Nous publions cette déclaration de 4 partis communistes sur la situation en Ukraine et dans le même temps celle des partis et mouvements communistes directement concernés, de Russie et d’Ukraine.

Après la congrès mondial de parti communiste organisé par le parti grec en décembre 2021 et le forum mondial marxiste organisé en Juillet par le parti communiste chinois, l’appel du président du parti communiste cubain, Miguel Díaz-Canel, a l’unité entre les groupes communistes du monde, "nécessaire et urgente".

pam

Déclaration conjointe des SG du PC de Grèce, du PC des Travailleurs d’Espagne, du PC du Mexique et du PC de Turquie

Le 8 juillet 2022, une réunion quadripartite du PC de Grèce, du PC des Travailleurs d’Espagne, du PC du Mexique et du PC de Turquie a eu lieu à Athènes, au siège du CC du KKE.

Après sa fin, la déclaration conjointe suivante des Secrétaires Généraux des 4 PC a été publiée :

"Au cours de notre réunion, le 8/7/22 à Athènes, nous avons eu l’occasion d’échanger des opinions sur les développements au niveau international et national, sur la situation qui est formée avec la guerre impérialiste en Ukraine, ainsi que sur l’attaque anti-populaire – anti-ouvrière et multiforme, dans les conditions de la soi-disant "transition verte", de la crise énergétique et éventuellement d’une crise alimentaire, de la nouvelle récession et la crise économique qui se profilent.

Les conditions exigent que les partis communistes et ouvriers du monde entier intensifient leurs efforts de renforcement organisationnel et idéologico-politique, qu’ils développent leur lutte commune sur les principes du communisme scientifique, c’est-à-dire le marxisme-léninisme et l’internationalisme prolétarien, pour faire avancer la reconstruction révolutionnaire du mouvement communiste international. Nous cherchons, d’abord, que nos partis, mais aussi les autres PC, acquièrent des liens forts avec la classe ouvrière et les couches populaires, qu’ils conquièrent de nouvelles positions et un rôle dirigeant dans la lutte des classes. En même temps les bases d’une stratégie révolutionnaire unifiée du mouvement communiste international, en rupture avec le système du capitalisme et ses gestionnaires de toutes sortes et dans la perspective de leur renversement doivent être jetées. Notre époque est une époque de transition révolutionnaire du capitalisme au socialisme.

Dans cette direction, nous rejetons le soutien ou la participation à des gouvernements bourgeois, luttant contre tant les partis libéraux que les partis sociaux-démocrates, contre tout type de gouvernement bourgeois qui sert les intérêts des monopoles.

Nos partis estiment que l’impérialisme n’est pas seulement une politique agressive, mais qu’il est le capitalisme monopoliste, le capitalisme à son époque la plus réactionnaire, c’est-à-dire à son stade le plus élevé. En fait il est inhérent à la stagnation, au grand écart entre les possibilités productives et la satisfaction des besoins contemporains des travailleurs, à cause de l’exploitation de classe, des antagonismes entre les monopoles et les États bourgeois qui conduisent aux guerres impérialistes.

Telle est la guerre menée en Ukraine, sur le territoire de laquelle les intérêts de la Russie capitaliste se heurtent aux intérêts et aux plans des États-Unis, de l’OTAN, de l’UE, pour contrôler les marchés, les matières premières et les réseaux de transport du pays.

Il existe le danger de généraliser la guerre ou du déclenchement de nouveaux conflits impérialistes dans les pays issus de la dissolution de l’URSS, mais aussi dans d’autres régions du monde, notamment dans la région de l’Asie du Sud-Est, où l’affrontement entre les États-Unis et la Chine pour la suprématie dans le système capitaliste mondial émerge plus accentué.

Nous abordons tout processus de sécession ou d’unification des États capitalistes d’une position de classe et nous luttons contre l’OTAN, l’UE et toutes sortes d’alliances impérialistes. Nous sommes contre la participation de nos pays à de telles unions anti-populaires et nous intensifions l’effort pour que les travailleurs ne soient pas piégés sous un "drapeau étranger", mais pour qu’ils défendent leurs propres intérêts en conflit avec les exploiteurs et leurs unions transnationales.

Nous estimons que la réorganisation idéologico-politique et organisationnelle du mouvement communiste international ne peut se faire sans une lutte inébranlable contre toute forme de gestion bourgeoise du système d’exploitation, libérale ou social-démocrate, contre l’opportunisme dans le mouvement communiste lui-même. Nous opposons le nationalisme et le cosmopolitisme du capital, le racisme et le fascisme. En même temps, nous rejetons le faux « antifascisme » et les différents « fronts antifascistes », que des forces politiques bourgeoises et opportunistes utilisent pour piéger des forces ouvrières et populaires dans la gestion bourgeoise, en détachant le fascisme du système capitaliste qui lui donne naissance et l’utilise quand il en a besoin.

Nous concentrons tous nos efforts pour la satisfaction des besoins populaires ouvriers contemporains, à travers la réorganisation du mouvement syndical, des autres mouvements populaires, en direction de lutte contre les monopoles et le capitalisme.

Nos partis mettent en avant l’actualité et la nécessité du socialisme-communisme comme la seule alternative pour les peuples et défendent la contribution de la Révolution Socialiste d’Octobre et du premier État socialiste, l’URSS, tout en étudiant les causes de son renversement, qui concernent des questions de l’économie, de la superstructure politique, de la stratégie du Mouvement Communiste International. Nous estimons que le socialisme a des principes, des lois : le pouvoir ouvrier, la socialisation des moyens de production et la planification centrale scientifique, rejetant les positions selon lesquelles le socialisme peut être construit avec une économie de "marché", avec la préservation des entreprises et des mécanismes capitalistes, avec la préservation du travail salarié par les propriétaires des moyens de production ou de la terre.

Sur la base de ce qui précède, les 4 parties conviennent de :

 Poursuivre nos initiatives contre la guerre impérialiste, qui a officiellement commencé avec l’invasion inacceptable de l’Ukraine par la Russie. Nous nous opposons aux forces impérialistes, aux plans des États-Unis, de l’OTAN, de l’UE et de toutes les autres alliances impérialistes.
 En soulignant la nature impérialiste de la guerre en Ukraine, nous exigeons le désengagement de nos pays des plans et des organisations impérialistes. La solution pour les peuples ne se trouve pas dans les illusions propagées par des forces bourgeoises, qu’il pourrait y avoir une autre "meilleure architecture de sécurité", ou une OTAN "sans plans de guerre ni systèmes d’armement offensifs sur ses territoires", ou une "UE pacifique", ou un "monde multipolaire pacifique". La solution se trouve dans le renforcement de la lutte des classes pour le désengagement des unions impérialistes, contre la guerre impérialiste et le "ventre" qui lui donne naissance, le système capitaliste.
 Poursuivre nos efforts d’échange d’expériences sur l’action de nos partis dans le mouvement syndical, dans d’autres mouvements populaires, dans le mouvement pour l’égalité et l’émancipation des femmes, dans le but de rendre plus efficaces les luttes qui se développent et de renforcer les liens de nos partis avec les forces populaires ouvrières.
 Intensifier nos efforts dans le cadre de la RCI et de l’ICE afin que leur action soit renforcée et des faiblesses soient surmontées, que des bases plus solides soient jetées et que leur cadre et leur action s’enrichissent dans la prochaine période.
 Poursuivre notre solidarité avec les communistes d’Ukraine et d’autres pays confrontés à la persécution et aux interdictions anticommunistes, ainsi qu’avec tous les militants confrontés à la persécution pour leur activité syndicale et politique en Russie, au Kazakhstan et dans d’autres pays.
 Poursuivre l’effort contre le dénigrement des conquêtes du socialisme en Union Soviétique, qui était une union multinationale de Républiques Socialistes égales, et en même temps mettre l’accent sur l’étude des causes de sa dissolution, en profitant du 100e anniversaire de sa fondation qui est cet année.
 Renforcer notre solidarité avec le Peuple et le Parti Communiste de Cuba contre le blocus et les plans impérialistes des États-Unis et de l’UE et contribuer par notre participation active au succès du 22 Rencontre Internationale des Partis Communistes et Ouvriers, qui aura lieu en octobre à Cuba » .

Dimitris Koutsoumbas, SG du CC du Parti Communiste de Grèce (KKE)

Ástor García, SG du CC du Parti Communiste des Travailleurs d’Espagne (PCTE)

Pável Cabrera, 1er Secrétaire du CC du PC du Mexique (PCM)

Kemal Okuyan, SG du CC du Parti Communiste de Turquie (TKP)

Athènes, le 8 juillet 2022.

Voir en ligne : sur le site du KKE

Sites favoris Tous les sites

3 sites référencés dans ce secteur

Brèves Toutes les brèves

Navigation