« En cette année du 100e anniversaire de l’URSS, nous disons avec confiance : le socialisme vaincra ! »

Discours de Dmitri Novikov lors d’un rassemblement à Berlin

Il y a quelque chose dans l’air du temps et que reflète ce discours, à savoir que même si nous demeurons encore minoritaires, flotte une nouvelle confiance dans l’avenir et le socialisme. Il fut un temps où je ne trouvais ce genre de conviction qu’à Cuba, il y avait Fidel qui l’affirmait au-delà de toute logique et rapports de force apparents. Cette conviction était la sienne et reposait sur le constat de l’impossibilité du capitalisme, mais elle était aussi et avant tout celle d’un peuple qui pouvait dire « je suis Fidel ». A la même époque, en 1994, je rencontrais en Inde, au Penjab, Ziouganov, le président du KPRF et il nous a dit à Risquet et moi, à quel point il était convaincu que le socialisme vaincrait. Ce discours de Novikov est poignant parce qu’il dit l’amitié des peuples et des communistes, combien il faut abattre ces derniers pour jeter des peuples les uns contre les autres ; le socialisme est la seule solution pour en finir avec ces drames. Ceux qui ont eu le courage de tenir bon seront les héritiers de Marx et d’Engels, mais aussi de Thaelmann, Luxemburg et Liebknecht, des vaincus du nazisme et de ce peuple allemand dont les meilleurs ne se résignent jamais. (note de Danielle Bleitrach et traduction de Marianne Dunlop)

Le site KPRF.ru a rendu compte de la visite à Berlin de D.G. Novikov, vice-président du Comité central du KPRF. Le voyage a été effectué à l’invitation du journal allemand Junge Welt.

https://kprf.ru/party-live/cknews/207904.html

Au cours de son séjour de deux jours à Berlin, Dmitry Novikov a participé à un rassemblement de communistes allemands dans le centre de la capitale allemande et s’est adressé à la foule devant le monument d’Ernst Thaelmann. Les organisateurs du rassemblement ont publié un clip vidéo du discours du représentant communiste sur les médias sociaux. Nous vous proposons cette vidéo et le texte du discours.

Vidéo : https://cloud.mail.ru/stock/3K3gStLoJefpJt15LMLirnr7

– Chers camarades, chers amis, bonsoir !

Permettez-moi de vous saluer au nom du Parti communiste de la Fédération de Russie ! Aujourd’hui, ici, au monument Ernst Thaelmann, à l’occasion de l’anniversaire de la mort de Karl Liebknecht et de Rosa Luxemburg, nous nous réunissons pour réfléchir au début de la nouvelle année politique. Je suis sûr que se sont rassemblés ici des gens qui sont convaincus que les idées et les pensées, les aspirations et les idéaux de Thaelmann, Luxemburg et Liebknecht ne peuvent devenir obsolètes. Elles ne peuvent être dépassées, tout comme les idées de Karl Marx et de Friedrich Engels, qui ont inspiré nombre de leurs travaux et de leurs exploits, ne peuvent devenir obsolètes. Ces idées, valeurs et idéaux ne peuvent tomber dans l’oubli, tout comme les idées de Vladimir Lénine, toujours vivantes !

Le mouvement communiste est un mouvement spécial. Vous ne trouverez aucun autre mouvement politique au monde qui ait produit autant de génies, de penseurs exceptionnels et de véritables héros capables de sacrifier leur vie au nom de leurs idéaux.

C’est à nous qu’appartiennent les noms de Georgi Dimitrov et Ernst Thaelmann !

C’est nous qui portons les noms d’Ho Chi Minh et Ernesto Che Guevara ! de Fidel Castro et Hugo Chavez ! d’Alexandre Matrosov et de Zoya Kosmodemyanskaya !

Et nous pourrions poursuivre cette liste à l’infini. C’est pourquoi je le répète : aucun mouvement politique sur la planète n’a été capable de donner au monde autant de véritables héros que les communistes !

Dans les années 1990, il était très difficile pour nous, communistes russes, de participer aux discussions politiques. Nos adversaires nous disaient : « Eh bien, vous êtes des marxistes ! Mais les marxistes ont toujours dit que la pratique est le critère de la vérité. Mais si la pratique est un critère de vérité, où est l’Union soviétique ? La pratique est qu’il n’y a pas d’Union soviétique ! Et si elle n’existe pas, alors l’expérience socialiste a échoué ». Nous avons répondu en faisant valoir que ce qui est arrivé à l’Union soviétique était un zigzag historique et que l’histoire corrigerait sûrement ce zigzag.

Aujourd’hui, il est beaucoup plus facile pour nous de nous engager dans un débat politique. Je suis diplômé de l’université de la ville de Blagovechtchensk, sur le fleuve Amour. De l’autre côté de l’Amour se trouve la ville chinoise de Heihe. Il ne nous reste plus qu’à pointer en direction de la Chine et à dire : « Oui, la pratique est le critère de la vérité. Et la pratique a prouvé que sous le drapeau rouge et avec des idées socialistes, on peut obtenir des résultats exceptionnels ! ». Nos adversaires répondent : « Oui, bien sûr, il y a un drapeau rouge qui flotte au-dessus de Pékin, mais ils ne construisent pas le socialisme là-bas »… Je suis allé en Chine plus de dix fois et je peux vous dire qu’ils construisent bel et bien le socialisme en Chine ! Et si la Chine défie aujourd’hui ouvertement l’impérialisme américain – c’est parce que la Chine est assez forte et assez convaincue de ses idées communistes pour aller de l’avant malgré toutes les manœuvres anticommunistes.

Ici et là, les opposants nous disent : « Non, non, non, vous ne comprenez pas. Il ne s’agit pas de dire que la Chine est dirigée par des communistes, mais que le peuple chinois est traditionnellement très industrieux. C’est ce qui définit la réussite de la Chine au XXIe siècle ». Nous y répondons : « Oui, bien sûr, nous ne discuterons pas de cela. Le peuple chinois est très travailleur. C’est vrai ! Mais à elle seule l’exceptionnelle ardeur au travail du peuple chinois n’a pas empêché la Chine d’être une semi-colonie il y a 100 ans ! Et ce n’est que sous la direction du Parti communiste chinois, qui a célébré son 100e anniversaire l’année dernière, que des succès tels que ceux dont le monde entier parle aujourd’hui ont été obtenus ».

Chers camarades, nous sommes dans la 22e année du nouveau XXIe siècle ! Il est évident aujourd’hui que le capitalisme est incapable de surmonter les crises. Le capitalisme est incapable de mettre les acquis du progrès scientifique au service de tous les êtres humains. Le capitalisme n’est pas capable de combler le terrible fossé entre les classes sociales. Au contraire, il augmente l’océan de pauvreté dans notre monde.

Le capitalisme est incapable de résoudre les problèmes fondamentaux au XXIe siècle, tout comme il a été incapable de les résoudre au XXe ou au XIXe siècle. Aujourd’hui, lors de la conférence organisée par Junge Welt, nous avons évoqué le fait qu’en 2022, le monde se rapproche de plus en plus d’une grande guerre mondiale. Mais cela aussi, c’est la faute du capitalisme, de l’impérialisme, du mondialisme !

Ce n’est que sur la voie du développement socialiste que vous pouvez avancer avec confiance et résoudre les problèmes fondamentaux les plus complexes. Ce n’est que sur la voie du socialisme que la science, les soins de santé, l’éducation, la culture peuvent être développés avec confiance. Et ce n’est pas une déclaration sans fondement. Vous et moi avons des preuves. Nous en avons la preuve dans l’histoire de la République démocratique allemande. Nous en avons la preuve dans l’histoire des autres pays du Pacte de Varsovie. Nous en avons la preuve dans l’histoire de l’Union des républiques socialistes soviétiques.

Cette année marquera le centenaire de la fondation de l’Union des républiques socialistes soviétiques. Je suis convaincu que nous, communistes russes et communistes du monde entier, ferons de la date du centenaire de la fondation de l’URSS un pilier important et une base importante de notre lutte pour le socialisme au XXIe siècle !

Je vous souhaite une bonne santé et un grand succès !

Le socialisme va gagner !

Sur le site Histoire et Société

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