Extension du domaine de la (lutte) - réflexion sur le développement des "énergies renouvelables".

, par  Georges.simard , popularité : 80%

Comme tout être humain, je ne suis pas réductible au seul statut de consommateur. La couverture de mes besoins ne passe pas exclusivement par l’appropriation de biens matériels ou de services marchands.

Une des caractéristiques les plus désagréables des deux décennies qui viennent de s’achever, apparaît au grand jour, en période hivernale :

L’inexorable et profonde dégradation de nos Services Publics qui ont longtemps constitué un des fondements de la qualité de vie « alla francese » ou « french touch », comme vous préférez.

Je ne m’étendrai pas sur le ridicule des justifications avancées par nos ministres, en 2011, suite au blocage des routes enneigées, pagaille des aéroports, désorganisation des chemins de fer...

Ces derniers incidents sont en parfaite continuité avec la baisse permanente du niveau de qualité et le renchérissement symétrique du coût de l’ensemble des services constituant l’ossature de nos besoins sociaux :
 transmissions, énergies, déplacements,
 enseignement, recherche, santé tant sur le plan curatif que préventif,
 urbanisme, logement, préservation du patrimoine tant culturel que naturel,
 information, justice, sécurité publique,
 assurance, banque, institutions politiques...

En son temps, la troisième République avait introduit le principe de « péréquation » (équivalent d’une mutualisation entre territoires) dans la gestion des services publics.

La quatrième République a jeté les fondements des EPICS dont la gestion à caractère tripartite (état, personnel, usagers), s’appuyait sur des financements stables à caractère obligataire, dans un contexte national et démocratique qui n’avait pas encore abandonné le pouvoir régalien de "battre monnaie".

Ce modèle a démontré la pertinence du concept de monopole intégré fédérant en réseaux « des hommes au service des hommes ».

L’analyse des résultats, sur des critères non exclusivement financiers (telle la « productivité globale des facteurs » développée à EDF sous la direction de Marcel Boiteux) a permis, un temps, des prises de décisions fondées sur la mise en lumière tant des cohérences que des contradictions dans l’interaction des différents sous-systèmes productifs.

Depuis 1989, le système marchand totalitaire nous est imposé, à l’échelle mondiale, par les promoteurs du libéralisme financier.

Sur fond de « crise », on constate déjà dans plusieurs pays (et non des moindres, tels l’ex-URSS et les États Unis), un recul de l’espérance de vie.

Cette évolution s’accompagne, comme dans les années 30 d’une montée inquiétante de manifestations d’intolérance ethnique et religieuse, avec, en corollaire institutionnel, une accentuation des processus de limitation et de contrôle de la personne par la puissance publique.

Dans ce schéma, le modèle « consommateuriste » qui enferme l’individu dans un rapport de force régi par la loi des marchés, tend à le « segmenter » - à son détriment - en trois catégories :
 le consommateur, sommé de « choisir » entre différentes « offres » oligopolistiques
 le producteur, soumis au « marché de l’emploi »
 le citoyen, soumis à la manipulation du système politico-médiatique.

Je suis sûr que les écolo-libertaires, auront tout à gagner en ne se limitant pas à la déclinaison de ce dernier modèle. Une façon aussi de redonner un peu de cohérence au concept d’être humain, libre et responsable ?

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