Contribution au congrès
Jamais le parti communiste français n’a été si éloigné des masses. Parti du peuple ?

, par  Michel Capron , popularité : 90%

Jamais le parti communiste français n’a été si éloigné des masses.

Nous en payons le prix, autant que ceux et celles, le prolétariat à qui nous ne parlons plus.

Nous nous sommes empêtrés depuis un demi siècle dans des stratégies de rassemblement à la petite semaine, ne sachant plus ce qu’un frigo vide veut dire, nous ne parlons plus à une jeunesse condamnée avant même qu’elle n’aie vécue.
L’on nous dira que le monde évolue et que nous devons suivre, mais c’est bien cette part de communisme, cette garantie sociale qui est aujourd’hui remise en question et cela se fait cruellement sentir.

Électoralement parlant nous partons de loin 2 -3%, mais historiquement, culturellement nous sommes les plus proches du mécanisme de pensée de la classe ouvrière.

Le capitalisme triomphe et la guerre est à nos portes, osons dire, faisons la démonstration que nous sommes le parti de la paix.

Disons que plus que jamais la société a besoin d’un parti communiste fort.

Rassemblons-nous d’abord nous les communistes, allons chercher ceux et celles qui le sont et qui "l’ignorent".

La société leur appartient et c’est avec eux que nous devons la construire.

Michel Capron, section de Clermont L’Hérault 34

Suite aux commentaires, Michel Capron souhaite ajouter ce paragraphe à sa contribution :
Ma contribution au congrès a apporté une observation et c’est tant mieux.
Je suis de ceux qui pensent que la confrontation est tout le contraire de l’affrontement.
Ne pensez ici que je tombe dans un angélisme béat, certes il pleut aujourd’hui, mais ce n’est pas cette dernière qui m’a apporté.
J’aurai toujours du mal à haïr ceux et celles que j’ai tant aimés, mais je prendrai grand plaisir à me confronter avec eux.

Si les communistes sur des bases d’éradication du capitalisme, des bases de paix ce qui d’ailleurs va de pair ne parlent plus à ceux et celles qui sont partis-es où que nous estimons fesant fausse route c’est à désespérer de tout.
Pour ma part, j’estime qu’une des principales raisons de vivre du parti communiste français est de rassembler.
Encore faudrait-il commencer par les notres.

Voilà ce que je voulais préciser sans polémique aucune, ce sentiment qui habite mon intériorité communiste.

Fraternellement
Michel Capron

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