L’homme à abattre ?

, par  Sylvie Truscello , popularité : 90%

Pour reprendre un terme à la mode.

Je suis « indignée »

Indignée sur le fond et la forme de l’article de Max Staat dans l’Huma de ce jour ainsi que par la réaction d’Olivier Dartigolles concernant les propos tenus par le camarade A. Gerin.

Comment un journal comme « l’Huma » peut il s’abaisser à de telles manipulations journalistiques, dignes des journaux « à ragots » où l’on extirpe certains propos de leur contexte afin d’étayer une pensée orientée.

Quelle éthique et quelle déontologie professionnelle ?

Les propos qui fâchent :

Dire qu’il faut lutter contre la mondialisation capitaliste qui favorise et génère l’exploitation de la main d’œuvre au-delà des frontières ; qui délocalise l’emploi et les entreprises françaises ; qui saborde les services publics (Santé, Education, Communications… permettant l’équité de traitement de chaque citoyen sur tout le territoire) ; qui oppose les salariés du public et du privé en alignant les retraites (un exemple parmi tant d’autres)… est ce là le crime ?

Dire que l’immigration entretenue est un restant de colonialisme et que les pays émergents devraient avoir l’aide des pays riches afin de les aider à s’autogérer et à produire, exploiter et vivre dignement des richesses créées plutôt que d’expatrier leurs Hommes… est-ce là le crime ?

Dire que le gouvernement actuel utilise les dérives communautaristes pour amalgamer pratiques religieuses et français issus de l’immigration, que cela favorise le discours du FN. Alors que l’intégration citoyenne passe par un système éducatif accessible et diplômant pour chacun. Est-ce là le crime ?

Dire que la gauche a abandonné les quartiers populaires et sa jeunesse. Il ne suffit pas d’avoir des élus dans les villes et territoires pour voter divers dispositifs… d’aide « aux publics en difficultés ». Comment va-t-on à leur rencontre ? Comment leur restitue t-on une identité citoyenne ? Leur permet-on de prendre part à la vie publique ?

Aujourd’hui nous avons perdu le contact avec une grande partie de notre électorat.

Les constats et les analyses ont été faits ! (tout du moins je l’espère)
Alors maintenant que fait le PCF ?

Un procès d’intention au camarade Gerin ?

Parce qu’il ose faire une fausse note dans la partition ?

Parce qu’il clame haut et fort et depuis le début que le candidat déclaré pour représenter le front de gauche ne parait pas requérir les qualités politiques nécessaires à mener le combat contre le capitalisme ?

Le combat qui rendrait la fierté aux communistes ?

Je connais André Gerin, c’est un militant proche des habitants, de son électorat et des militants. Certes il ne mâche pas toujours ses mots et il est parfois maladroit dans l’expression de ses propos, mais jamais blessant dans l’intention.
Il est respectueux de la personne humaine.
Il pratique et respecte le débat politique.

Je ne peux en dire autant de certains militants responsables fédéraux qui confondent « débat » et « combat », ne savent plus dire « camarade » et pire, n’en connaissent plus le sens.

« Quand on veut se débarrasser de son chien on l’accuse d’avoir la rage ».

Je ne sais qui s’est perdu ?

En créant les conditions, parfois aux forceps, de ne pas proposer de candidat communiste à la prochaine élection présidentielle,

En cédant aux sirènes de la représentativité à tous prix,

En œuvrant pas à pas à la construction d’un grand parti de gauche social démocrate,

En reniant les valeurs qui faisaient du PCF le parti défenseur de la cause ouvrière, des « petits », des oubliés du monde capitaliste.

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