Accueil > Vie politique > La catastrophe à gauche ? Mais c’est d’où elle vient !

La catastrophe à gauche ? Mais c’est d’où elle vient !

vendredi 10 décembre 2021, par pam

Les manœuvres politiciennes continuent à gauche devant la confirmation de sa faiblesse. Ceux qui depuis des années ne voulaient pas voir la réalité du rapport de forces social et politique en France, prennent peur et cherchent un artifice pour faire croire que la gauche peut éviter la "catastrophe annoncée".

Ce n’est pas une expression nouvelle. Elle avait été utilisée en 2015 par Claude Debons s’inquiétant de la catastrophe à gauche ou en 2012 par l’humanité parlant déja de la catastrophe annoncée...

Devant l’impasse, Montebourg offre son corps à la gauche, Hidalgo tente de se ressourcer dans une primaire, et les promoteurs de la primaire populaire se prennent à espérer faire sortir du chapeau le nom miraculeux qui éviterait la "catastrophe annoncée"...

Mais la catastrophe à gauche, ce n’est pas demain, c’est hier, voire avant-hier, et nous sommes en plein dedans. C’est la gauche actuelle des partis et des personnalités qui est une catastrophe pour la gauche populaire, pour ceux qui auraient tout intérêt à bousculer ce capitalisme, mais qui ont été trahis depuis des décennies par la gauche gouvernementale. La catastrophe qui s’est installée depuis longtemps, c’est la fracture politique entre tous les partis de gauche et les milieux populaires, le monde du travail, le monde ouvrier.

Alors les promoteurs de la primaire populaire peuvent se réjouir. Ils n’étaient rien et voilà que Anne Hidalgo peut les rejoindre ! Mais pour faire quoi ?

 Pour tenter de recommencer l’union PS-Verts de 2012 et le gouvernement Hollande ? Qui en a envie dans les milieux populaires, dans la masse des abstentionnistes ?

 Pour résoudre les contradictions énormes qui divisent les programmes des forces de gauche ? Mais par quel miracle ? Quelques exemples connus :

  1. Qui peut espérer faire croire aux milieux populaires qui ont fait la force du Non de 2005 à la constitution européenne qu’on va s’en sortir avec plus d’Europe ?
  2. Comment peut-on réindustrialiser la France et recréer des centaines de milliers d’emplois dans l’industrie sans retrouver une souveraineté économique et politique ?
  3. Pourquoi continuer le développement des énergies renouvelables électriques alors que les 120 Milliards engagés depuis 15 ans ont conduit à l’affaiblissement de l’industrie du solaire et de l’éolien en France, et à l’augmentation de notre impact carbone ?
  4. Comment concilier ceux qui proposent de diviser par deux nos consommations énergétiques pour sortir du nucléaire et ceux qui proposent de les augmenter fortement pour permettre la réindustrialisation et l’électrification des transports (fret ferroviaire, transports en commun, véhicule électrique...)
  5. Comment définir une politique internationale commune entre ceux qui veulent la sortie de l’OTAN et refusent la guerre états-uniennes contre la Russie et la Chine et ceux qui défendent une Union Européenne atlantiste et le retour à une logique d’affrontement entre blocs ?

Cette impossibilité d’un "programme commun" relooké n’est que le révélateur de la catastrophe de fonds bien réelle dont la gauche gouvernementale porte la responsabilité. Comment faire l’autruche en oubliant ce qui divise profondément le peuple lui-même, entre statutaires et précaires, ruraux et urbains, centre ville et banlieue, intégrés et exclus, sans oublier les origines, les religions...

  1. Comment rassembler les milieux populaires qui n’en peuvent plus de l’insécurité, des trafics, des incivilités qui leur pourrissent la vie et ceux qui font de la police le premier problème et croient que la solidarité suffit à résoudre les contradictions au sein du peuple ?
  2. Comment unir ceux qui sont prêts à travailler dans n’importe quelles conditions et ceux qui défendent leur statut hérité d’un rapport de forces complètement inversé ?
  3. Comment unir ceux qui veulent un meilleur salaire net tout de suite quitte à mettre en cause les cotisations qui financent la Secu et les retraites et ceux qui au contraire défendent un salaire brut pour défendre la Secu et les retraites ?
  4. Comment unir ceux qui tentent de défendre leur emploi et leur conditions de travail et ceux que le patronat va chercher dans les sans-papiers, les détachés, les immigrés récents prêts à tout pour s’en sortir ?

Évidemment, on peut répondre qu’il suffit d’expliquer, que la lutte et la solidarité vont surmonter ces divisions. Mais c’est ne pas voir la vérité actuelle de ces divisions, ne pas voir que ce sont elles qui freinent justement le développement des luttes, ne pas reconnaitre que ce sont elles qui n’ont pas permis au mouvement social contre la réforme des retraites ou contre la loi de travail de se hisser au niveau nécessaire pour faire reculer le gouvernement.

Car l’unité du peuple ne se construit pas dans les débats d’idées. C’est une question d’organisation, de présence militante sur le terrain, dans les ateliers et les quartiers. Et la catastrophe de la gauche depuis des décennies, c’est son institutionnalisation, c’est qu’elle s’est concentrée autour des élus et des gestionnaires de l’économie sociale et solidaire.

Comment laisser croire qu’un candidat miraculeux va surmonter ces défis anciens pour faire disparaitre un réel catastrophique ? C’est un des aspects de cette catastrophe que tant de militants continuent de refuser de voir ce que Fabien Roussel a résumé clairement. Ajouter des faiblesses n’a jamais fait une force !

Pourtant, les milieux populaires le savent bien. Ils en font l’expérience pratique au travail comme dans les quartiers. Tout le problème est de savoir si un bulletin de vote aux élections présidentielles peut faire quelque chose à ce rapport des forces marqué par la catastrophe de la gauche. Le parti communiste a fait un choix. Convaincre le maximum d’abstentionnistes que ce qui est au cœur de la catastrophe à gauche, c’est l’affaiblissement et parfois la disparition du parti communiste. Convaincre donc que l’utilité du vote, c’est d’aider à reconstruire une force organisée dans l’atelier et le quartier, capable de faire le lien entre mouvement social et institutions au service du mouvement social, contribuant à la cohérence des luttes dans la perspective d’un vrai changement de société.

La catastrophe de la gauche a commencé autour de 1981 dans la domination d’un parti socialiste qui coupera la gauche des milieux populaires, et l’entrainera vers la droite jusqu’à Macron. On n’en sortira pas sans retrouver un parti communiste clairement porteur des intérêts du monde du travail et des milieux populaires.

Messages

  • « La catastrophe de la gauche a commencé autour de 1981 dans la domination d’un parti socialiste qui coupera la gauche des milieux populaires, et l’entrainera vers la droite jusqu’à Macron »
    Mais pourquoi le PS en 1981 a–t-il glissé à droite ? Quelque mois avant la signature du programme commun de gouvernement le PS a essayé sans succès de s’entremettre avec JJ Servan-Schreiber pour ouvrir une troisième voie. L’opération ayant tourné court il ne restait plus que l’option de l’alliance avec le PCF. Mais peu de temps après avoir signé le PCG, F Mitterrand déclarait au congrès de l’International socialiste de Vienne qu’il avait signé le PCG avec le PCF pour faire la démonstration qu’il pouvait lui piquer 3 millions d’électeurs. N’est ce pas ce qui s’est passé ? Le PCG s’est révélé un terrible piège pour les communistes, celui de l’illusion de l’alliance au sommet, ou plus exactement de l’alliance comme but et non comme moyen. Le PCF a payé et continue de payer ses insuffisances théoriques, de payer de croire qu’il peut contraindre la social-démocratie à être autre chose que ce qu’elle est : c’est à dire la gérante loyale du système capitaliste. Le primat de l’alliance repose sur une conception erronée du salariat. Au PCF, la classe ouvrière (réduite dans les faits à ses fonctions d’exécution) au PS les autres catégories salariales et sociales. Or le capitalisme c’est l’élargissement du salariat et pour ceux qui sont salariés le renforcement de l’exploitation et l’exclusion du salariat par le chômage. Le PCF doit être le parti de tous les salariés et non de la seule classe ouvrière.
    Si le PCF a choisi d’avoir un candidat pour les présidentielles, il est loin d’être sorti de la glu de l’union de la gauche puisque son conseil national de week-end a décidé « un pacte d’engagements communs à l’ensemble des forces de gauche et écologistes » pour les législatives. Ce qui va donner lieu à de nombreux grenouillages qui contribueront encore un peu plus à décrédibiliser ceux qui y participeront. Les sociaux-démocrates se sont assis sur le PCG alors les pactes d’engagements commun !!! Ce d’autant que les Français depuis 1981 ont fait l’expérience des divers gouvernements de gauche.

  • Je signale sur le site "Perspective Communiste" de Nicolas Maury la traduction de l’intervention ( en russe ?) du PCF à la Conférence Internationale des partis communistes et ouvriers (brièvement publiée ici et qui a disparu ?) .Son contenu me semble marquer une évolution positive du PCF.

  • La catastrophe à gauche ne commence-t-elle pas par confier les clefs à Mitterrand ?

    L’intervention du PCF à la Conférence internationale des partis communistes et ouvriers ne dénonce-t-elle pas un conflit "inter-impérialiste" ?

  • @Mais pourquoi le PS en 1981 a–t-il glissé à droite
    L’analyse de la faillite de la gauche française a tendance à oublier 3 facteurs déterminants :
    1) L’infiltration ( à la Gorbatchev, devrais-dire) du PCF par des non anti-communistes (exemple Gayssot ou plus récemment Hue))qui ont dévié sa ligne de la lutte des classes ; de son attachement à l’URSS et et d’oublier les causes pour s’attacher aux effets, ce qui a conduit le PCF à militer hors-jeu, faisant du FN sa cible principale alors que la cible principale était reste le capitalisme devenant entièrement parasitaire en devenant entièrement financier.
    2) Considérer le PS comme parti de gauche était une erreur fatale . Bien des décennies avant 1981, le PS était devenu un parti de droite, attaché au sionisme et au capitalisme qu’il dénonçait tout juste le camouflage. Mitterrand a donné au capitalisme l’arme nucléaire télévisuelle et informationnelle aux grands patrons de France sans faire sourciller les faux communistes du gouvernement. Je ne parle du PS d’aujourd’hui avec Hollande, Valse ou son actuel patron qui soutient sans férir tout ce que fait Israël
    3) L’abandon de la presse communiste qui, comme l’humanité, sur bien des sujets fait du copié collé avec la presse capitaliste.

    3)

    • Le programme commun avec le PS a été une lourde erreur et même une faute politique majeure dans les années 70 . Cela a permis de redémarrer les idées fascistes avec le FN de Le Pen dés les années 80 avec la complicité de Mitterrand . Aujourd’hui les fascistes sont aux portes du pouvoir avec Le Pen-Zemmour-Ciotti-Pécresse. Cette décadence politique qui joue la peur du musulman comme hier la peur du juif entraine le peuple dans le nauséabond vote fasciste des milieux populaires qu’une grande partie de la bourgeoisie encourage et subventionne par toutes sortes de moyens médiatiques et financiers . La crise du capitalisme entraine les milieux d’affaires bourgeois à mettre en place un pouvoir très autoritaire pour sauver le taux de profit et l’actionnariat corrompu. La social-démocratie,créature de gauche du capital, ne sert plus à rien dans cette considération politique, d’où son lâchage médiatique et financier par la bourgeoisie commencée ouvertement en 2017 avec la candidature Macron et tous les strauss-khaniens du PS formant la LREM auquels se sont adjoints quelques cadres de LR au gouvernement aujourd’hui . Pour tout militant communiste c’est clair comme l’eau de roche et cette situation historique rappelle d’autres moments de l’histoire qui se sont déroulés comme nous le voyons en ce moment et qui aboutira à un drame collectif dont on ne sait pas qui en sortira vainqueur "le capital ou la révolution populaire". Le mouvement révolutionnaire français doit en prendre vite conscience pour trouver toutes les parades idéologiques, stratégiques ; matérielles pour permettre la victoire populaire dans les plus brefs délais au moyen de la grève générale insurrectionnelle qui mettra à bas le capitalisme honni , corrompu sans aucun compromis de classe. La bourgeoisie a fait son temps , à la classe ouvrière et à tous les salariés de faire leurs preuves pour construire la société nouvelle . Cela dépasse largement l’élection Présidentielle , système électoral de la bourgeoisie cadenassé par sa 5ème république gaullienne, qui ne résoudra rien si ce n’est une politique encore plus antisociale avec les fascistes au pouvoir .
      Nous sommes prévenus , la bourgeoisie ne fera pas de cadeaux quitte à verser le sang comme au 19ème siècle et comme elle l’a fait d’une autre manière avec les Gilets Jaunes par les tribunaux et les grenades aveuglantes . Cette classe totalement corrompue, surveillant et protégeant ses privilèges par le pouvoir d’Etat, doit être supprimée au plus vite et il est de notre devoir de le faire pour sauver notre peuple de la misère et de la barbarie fasciste qui s’installe progressivement . La révolution est devenue une nécessité urgente et il est de notre responsabilité historique de la faire .

  • C’est vrai que depuis le début de la semaine, c’est l’affolement au sein de la gauche ou du moins de la "gôche" réformiste, pour cause de sondages défavorables à 4 mois du scrutin présidentiel. Et d’aucun de dire que le PCF aussi est lui aussi touché. En effet, nous sommes donnés à 2% par ces sondages douteux. Lorsque le PS est donné à 5 ou 4%, être à 2% c’est décevant mais ce n’est pourtant pas déshonorant. Quand Mélenchon qui se croit déjà président est donné à 8% ou 9%, là encore il n’y a rien de glorieux. Quand à Jadot, qui avait pourtant un boulevard devant lui, il n’est qu’à 7%, c’est pas mieux. Alors 2%, oui ce n’est pas ce que nous visons.... Mais est-ce vraiment une raison pour penser autrement notre stratégie communiste ? Et la gauche ? Ce n’est pas tant les divisions qui affaiblissant la gauche mais le fait qu’elle ne fait plus rêver. Les trahisons des socialistes sous Mitterrand et sous Hollande ont fini de la décrédibiliser. Enfin, les médias ont biberonné les citoyens à l’anticommunisme, la chute du mur à bons dos. Mais la gauche sans un PCF puissant, on voit que ça ne rime à rien. Et nous avons par deux fois laissé à d’autres le soin de combler le vide, c e qui est politiquement une aberration. Être à 2% en 2021 quand Buffet avait fait 1,9% en 2007 (cela fait 15 ans !) c’est être au point mort, ce n’est pas le déclin. Et cela reste une base, nous menons une campagne sur le long terme, c’est une course de fond, toutes les voix gagnées au dessus ce chiffre sera un marque de progrès, même modeste. Laissons les réformistes s’affoler de sondages qu’ils ne pensaient pas aussi bas pour eux. Nous nous en avons connu d’autres. Le reste, cela ne dépend pas que de nous, même si nous pouvons agir. Nous amenons et portons un candidat communiste choisi démocratiquement à une large majorité dans une offre politique qui sans nous à gauche se limite à un vieux populiste, un ou deux réformiste bon teint, un radis pas assez mûr et les inénarrables gauchistes. Ce sont les autres forces de gauche qui sont bien trop basses par rapport à leur histoire récente. Nous nous étions déjà à ce niveau. Nous nous battons pour remonter, pour sortir la tête de l’eau, pour redonner un PCF à celles et ceux qui en ont tant besoin et qui sans le savoir en sont orphelins. Même si nous désistions tous pour un seul à gauche, nous le ferions par défaut, les autres aussi. On ne se rassemble pas parce qu’il y a le feu ou que l’on croit qu’il y a le feu. En faisant cela nous disparaîtrons et la gauche sera quand même balayée. Les rafistolages de dernières minutes ça ne plait pas à l’opinion publique, cela donne le sentiment chez nos concurrents qu’ils recherchent par des subterfuges ce qu’ils ne sont plus capables d’incarner seuls, y compris Mélenchon. Le PCF a choisi de proposer une autre offre plus ambitieuse qu’une cautère réformiste sur une jambe de bois ou un homme providentiel vieillissant. Une campagne communiste, incarné par un communiste sans faux-semblants. Cette campagne a été voulu par une grande majorité de communistes, dans une scrutin interne démocratique. Par conséquent nous n’avons pas le choix ! Nous sommes lancés. On se bat, encore et encore. Les sondages comme le résultat n’ont qu’un but : nous désespérer. Les vrais combats perdus sont ceux que l’on ne mène pas. Se retirer comme les Insoumis nous y appelent jusqu’au harcèlement ? Nous avons fait ce choix deux fois et pour rien. Alors cette fois on est là avec Fabien Roussel. D’ici avril, il peut encore se passer beaucoup de choses, y compris à notre avantage. Retroussons nos manches !

  • Je viens de voir et écouter Fabien Roussel sur France 2 invité ce soir au JT. Interrogé sur la Chine communiste je l’ai trouvé bien défensif sur la Chine communiste quand les paltoquets mafieux payés à prix d’or par nos impôts l’ont interrogé sur ses propos à l’occasion de son voyage en Chine communiste en Juin de cette année.
    Un Duclos aurait su renvoyer dans leurs cordes capitalistes colonialistes mafieuses ces bons à rien qui nous oppriment sur France 2, TF1, CNEWS, LCI, BFM, etc....de leur propagande anticommuniste. On dirait que Roussel a peur de déplaire ceux qui le soutiennent en haut du PCF, de l’Humanité, tous les anticommunistes et anti-Chine communiste.
    La Chine communiste triomphe parce qu’elle planifie à long terme, contre le COVID 19, contre le CO2, pour le nucléaire civil et l’Hydraulique d’abord et en second lieu pour l’éolien et le solaire dont ils sont les seuls producteurs.
    Tous ces paltoquets mafieux grassement payés par nos impôts sur France 2 sont indignes de parler de la glorieuse Chine communiste.

    • @ Babeuf
      J’ai écouté Roussel et, comme vous, je pense que sa réponse sur la Chine n’a été que moyenne. Encore faut-il faire la part des choses :
      1- Le soutien à la Chine ne doit jamais tomber dans les travers, dithyrambiques, que nous avons connu à l’époque de l’URSS. Mais il faut remarquer que les "fayots" du capital, de l’autre coté du plateau, n’ont, eux, pas évolué, ce qui devrait permettre des réponses mieux préparées.
      2- La Chine n’est pas l’URSS qui était perclue de pénuries évidentes même en Occident. Et il faut donc traiter les mensonges et exagérations en conséquence (pollution, ouïghours, recul de la pauvreté..etc.). Sans négliger de se positionner sur les USA qui fabriquent, eux, l’essentiel des arguments anti-chinois.
      3- Réaffirmer la priorité des intérêts français, et Roussel l’a fait, est capital.
      4- Le communisme n’existe pas plus en Chine qu’il n’existait en URSS, les dirigeants se prétendent communistes, rien de plus, rien de moins !

    • je l’ai écouté, et sur la chine comme sur beaucoup d’autres sujets, il faut se poser une seule question... qu’est-ce que l’auditeur entend ? bien sûr comme communiste, j’aurai beaucoup plus à dire sur la chine, le socialisme, l’internationalisme... mais aussi d’ailleurs sur le travail, l’emploi et le capital...
      Mais fabien sur la chine dit simplement
       je discute avec les chinois comme communiste (il ne s’excuse pas de parler aux dirigeants communistes chinois et implicitement, il montre que lui peut leur parler d’égal à égal...
       je ne suis pas hypocrite à les dénoncer pour aller ensuite y installer mes usines (ce qui renvoie les discours sur les droits de l’homme à leur réalité idéologique...)
       j’organiserai des relations gagnant-gagnant en défendant ma souveraineté économique (ce qui lui permet d’ailleurs de le dire pour la chine, mais aussi pour tous les autres...)

      il me semble qu’en pratique, il peut être entendu d’un très grand nombre, et que ceux dans le monde du travail qui ont besoin d’une analyse plus serrée, plus de classe, plus internationaliste... devrait sans problème pouvoir rencontrer un communiste qui en dira plus...

      Le but de fabien à la télé, c’est de se faire entendre de ceux qui ne croiseront jamais de militant communiste... pas de faire plaisir aux communistes...

    • Les Journalistes de la 2 sont des "pourris" avec leurs questions sur la Chine en pleine désinformation sur la pauvreté avec des tableaux falsifiés qui dénaturent le travail à ce sujet des communistes chinois .Ils ont fait un travail remarquable pour supprimer la pauvreté dans leur grand pays et ces petits bourgeois télévisés ne peuvent l’accepter car cela démontre la supériorité du système économique chinois au service du peuple sur le système capitaliste avec ses dizaines de millions de SDF en occident. Même devant des résultats positifs ces propagandistes sont des machines humaines à mensonges et nous devons les dénoncer fortement et sans gants. Cela étant dit Roussel est bon mais un peu trop gentil devant cette camérilla de journalistes qui sont obligés de nous accueillir sur les ondes parce que nous sommes candidat à cette élection monarchique qui devrait depuis longtemps être supprimée . Comme je l’ai dit plus haut il faut faire la révolution au plus vite sinon les fascistes seront au pouvoir et la guerre civile se déclarera dans l’horreur comme nous le voyons dans d’autres pays proches ....Mais le peuple en a-t-il conscience aujourd’hui ???

  • "Le but de Fabien Roussel à la télé, c’est de se faire entendre de ceux qui ne croiseront jamais de militant communiste...pas de faire plaisir aux communistes..."
    Tout à fait d’accord, je trouve que notre candidat dans l’ensemble parviens à faire passer pas mal d’idées tout en évitant les pièges des journalistes.
    Le moindre mot déplacé aux yeux des journalistes peut leur donner l’occasion à des polémiques et à une perte de temps inutile.

  • @ Allègre
    C’est vrai que l’art est plus difficile que la critique. Mais je pense que quelques idées sont incontournables :
     1 Au Xinjiang le PCC a dû traiter, comme la France, le pb des attentats islamiques !
     2 Les USA sont agressifs et menaçants, il faut sortir de l’OTAN !
     3 La formule "travail universel" est excellente !

  • Il y a 1000 fois moins de cas et de morts du COVID 19 par habitant en Chine communiste qu’en Russie, USA, FRance, Europe, Inde, Brésil ; etc...grâce à une politique de vaccination de plus de 80% de sa population avec l’excellent vaccin chinois basé sur une technologie éprouvée et bien plus efficace dans le temps que les 2 vaccins boursiers US, et une stratégie zéro COVID appliquée avec Maestria par l’ETat communiste.
    Il faut justement montrer la Chine communiste en exemple tant sur le COVID 19, que pour sa planification à long terme et sa politique industrielle forte qui face à 40 40 ans de reaganisme thatchétrien, aux USA, en France, en Europe, en Russie, en Inde, au Brésil et même au Japon et en Corée, la Chine communiste prouve par A+ B la supériorité magistrale d’une économie planifiée centralement sur le capitalisme.
    ET C’EST TRES BIEN ! IL FAUT EN ETRE FIER, FACE A CES PALTOQUETS !

  • Babeuf serait plus convainquant s’il nous expliquait pourquoi la Chine "communiste" produit, et diffuse, toute la gamme des produits manufacturés alors que l’URSS "communiste" devait gérer "moultes" pénuries qui ont précipité la chute finale...

  • Je suggère que les communistes, les communistes au sens large et à fins d’unité, balaient trois revenants.

    1 – Le fantôme du parti gazeux
    D’abord l’ectoplasme de la social-démocratie réformiste qui veut accrocher le PCF aux basques de la « gauche », effacer tout ce qui peut l’en distinguer y compris le nom, les symboles et tout son passé, bref liquider toute avant-garde de la révolution.
    Mais aujourd’hui c’est sa forme radicale qui lui sert de rabatteur.
    Marie George Buffet en est un exemple saillant et incorrigible. A peine a-t-elle assuré se retirer du débat sur les présidentielles qu’elle récuse un objectif partisan, façon aimable de reprocher à son parti d’exister, puis ressert le vieux potage de la-division-qui-fait-le-jeu-de-la-droite, assorti des malheurs qui menacent le peuple privé de Mélenchon.
    La notion de parti gazeux porte ce projet d’un suicide joyeux, de l’absence de centralisme (comme de démocratie aussi), bateau ivre voué à s’échouer au premier marécage, « autogestion » sans tête, qui n’ira pas au-delà d’un « communisme déjà là ».

    2 – Le fantôme de Khrouchtchev
    La chimère du passage pacifique au socialisme n’a rien à voir avec l’utilisation de toutes les formes de combat, c’est la religion de l’action légale et le fanatisme des élections, coulée dans les règles des institutions parce qu’elles seront maintenues. Elle gomme la violence de la classe bourgeoise, comme une époque révolue. Macron a absout les policiers éborgneurs ; peut-on imaginer des Zemmour et des Bolloré tenir leurs chiens en laisse ?
    Ce n’est pas l’apologie de la violence, c’est un appel à la simple prudence avant l’orage.
    C’est l’électoralisme qui a entraîné le soutien à un vieux cagoulard pour ne pas faire le jeu etc., et le délestage de tous les principes fondamentaux des communistes, comme si des strapontins méritaient ces abandons.
    Staline écrivait :
    « le passage du capitalisme au socialisme et l’affranchissement de la classe ouvrière du joug capitaliste peuvent être réalisés, non par des changements lents, non par des réformes, mais uniquement par un changement qualitatif du régime capitaliste, par la révolution. » [Matérialisme historique et matérialisme dialectique]
    Il faudrait remonter jusqu’au croisement où fut choisie l’impasse.

    3 – Le fantôme de Piatakov
    Troisièmement le zombie de la ligne néo-trotskiste, préservée par Pierre Laurent notamment dans la commission internationale, continue à verser son venin. La déclaration du PCF à la rencontre internationale des partis communistes et ouvriers de décembre 2021 dénonce violemment la menace de l’OTAN, mais elle est absolument muette sur la Chine Populaire. C’est un pays qui n’existe pas semble-t-il, à moins qu’il ne se cache derrière la formule consacrée « Les contradictions inter-impérialistes s’aggravent. » De quelles contradictions s’agit-il, et quels impérialismes se trouvent en face de la guerre froide de Biden ?
    Ce genre de trotskisme qui met le socialisme et l’hégémonisme dans le même sac n’ose plus s’afficher ouvertement. Il faudrait bien lui ôter ses oripeaux « internationalistes », sans attendre que la guerre ne s’en charge.

    • La bourgeoisie nous impose son système électoral comme but pour avoir le pouvoir , mais il est clair que nous ne pouvons pas gagner avec ce système Présidentiel et législatif sauf par miracle suite à une crise économique majeur du système capitaliste. Le peuple ne bouge que s’il a faim et pour l’instant il se contente de salaires bas et d’assistanat pour vivre sans crever de faim . La bourgeoisie le sait d’où sa tolérance des différents "secours"(populaire-catholique-restos du coeur) . L’abstention massive des milieux populaires est une aubaine pour le pouvoir bourgeois et sa caste d’oligarques . Ainsi la bourgeoisie gouverne avec ses élites étatiques et médiatiques et quelques dizaines de milliers d’élus et bien sûr le patronat du MEDEF. En face les militants communistes et syndicalistes font ce qu’ils peuvent pour mobiliser cette immense masse populaire sur des actions partielles et locales sans parvenir au grand soir révolutionnaire pour l’instant, et cela depuis la fin de la 4ème république . Depuis l’URSS a disparu ou plutôt s’est réorganisé, en se séparant des boulets des pays de l’est européen qui lui coûtaient très cher, et la Russie a retrouvé sa fierté et sa force alliée à la grande chine communiste qui devient la première puissance mondiale grâce au travail de son peuple dirigé par des dirigeants hors du commun d’une haute qualification scientifique et d’une haute probité .
      Cela étant dit nous sommes face à un problème politique majeur aujourd’hui : la bourgeoisie veut mettre en place un pouvoir autoritaire pour déglinguer tout le système social d’après guerre . La force militante fasciste est reconstituée après des années de propagande des Le Pen sous les différentes présidences de Mitterrand à Macron . Donc les forces fascistes, avec l’argent des Bolloré and co, sont prêts à prendre le pouvoir en alliance avec les militants dits de droite. La crise du capital accélère cette prise de pouvoir pour renforcer les profits et maintenir le cours actionnarial des nantis . Cela est gros d’un conflit de classe dramatique que le peuple ne perçoit pas encore malgré notre alerte militante ...L’histoire en cours ne donne pas de vainqueur pour l’instant mais les forces antagonistes sont en place et le combat sera très dur et je crois même sanglant ....Alors nos débats électoraux sont hors sol car le système est très bien conçu pour que la bourgeoisie conserve le pouvoir et le durcisse . Il faut donc préparer cette grève générale insurrectionnelle pour essayer de gagner vraiment le pouvoir avec le peuple mobilisé ....

  • Citer Staline qui a lancé une programme démesuré de surindustrialisation qui a liquidé les dirigeants communistes qui ne partageaient pas son point de vue qui a décapité l’armée rouge en faisant exécuter ses cadres les plus compétents sous prétexte d’un complot imaginaire, qui a fait du socialisme un régime de terreur n’est pas des plus pertinent.

    • @ Gilles Mercier
      Vous avez raison !
      Le plus grand et vaste crime de Staline est d’avoir, en 1926, éliminé, sans débat ni aucune critique, la NEP. Tous les malheurs de l’URSS, jusqu’en 91, découlent de cette décision totalement solitaire de Staline. Le vrai "déstalinisateur" du communisme n’est ni Kroutchev, ni Gorbachev, mais Deng Xiao Ping .....

    • Sans lancer le débat sur des sujets annexes cette citation de Staline est tout-à-fait pertinente.

    • @Xuan
      Staline ne connaît rien ni au capitalisme, ni au socialisme, il ne connaît que l’étatisation totale qu’il baptise "socialisme"... Pas d’artisan plombier en URSS, pour changer un WC, il fallait trouver un ouvrier plombier "étatisé" qui "cravatait’ une cuvette sur un chantier et vous l’installait au noir..... En Chine, il y a des artisans et même des magasins de bricolage !

    • on ne peut pas comme communiste avoir des positions sur l’histoire de l’URSS qui en restent à des discours généraux. Quand on regarde les données économiques et sociales de l’URSS, jusqu’en 1963, il y a progrès social et économique, et progrès très rapide. Donc l’élan donné par Staline avec son programme de "surindustrialisation" n’a pas du tout plombé l’URSS... au contriare

      voir l’article déja publié "Petite étude d’économie comparée du socialisme et du capitalisme..."

      Ces chiffres nous disent que malgré la violence de la guerre et le choc du volontarisme de Staline préparant la guerre, puis reconstruisant, la production et le niveau de vie se sont élevés rapidement jusqu’en 1963...

      On ne peut pas dire simplement Staline est un échec. C’est forcément plus compliqué à minima...

    • @ Pam
      Le pib total divisé par la population donne un pib par hab virtuel. C’était quoi le pib individuel des 18 millions de goulagisés des années 30 ? Ce qui ne veut pas dire que les courbes sont fausses, mais elles ne disent rien en terme de niveau de vie.
      Un fait est incontestable. En 1917 un parti a gagné en promettant une vie meilleure, il s’est effondré en 1991 parce qu’il n’avait pas tenu sa promesse. Et entre temps il n’y a pas eu que des post-staliniens....

    • @ Pam
      Désolé, j’étais pressé hier par une réunion de CD et j’ai négligé une idée dans ma réponse.
      A la lumière de la réussite globale de la Chine de Deng, les communistes de partout devront bien, un jour, revenir à une analyse objective de la NEP (capitalisme d’état, concessions, etc..) dont tous les éléments sont dans 6 Tomes des OCs de Lénine (27,32,33,42, 45,36) et qui a été, clandestinement, effacée par Staline, en décembre 1925 par l’introduction du "socialisme dans un seul pays". Idée tellement peu marxiste que Staline, tout en l’appliquant systématiquement, a cessé de s’y référer suite à la critique du seul Trotski.
      Il faut en finir, et pas qu’en Russie, avec l’adoration discrète auquel certains se livrent en attribuant tous les succès au "petit père des peuples" et jamais les nombreux échecs toujours monopolisés par des traîtres ou des "ennemis du peuple" qui justifient, sans preuves mais avec leur vies raccourcies, les crimes incommensurables du stalinisme.

  • OK, j’enlève Staline, le plombier d’état, la surindustrialisation (quoiqu’il en faudrait un peu quand même) , et je jure que je ne veux pas envoyer ni Marie George Buffet ni Pierre Laurent dans les mines de sel du Jura.

    Il reste « le passage du capitalisme au socialisme et l’affranchissement de la classe ouvrière du joug capitaliste peuvent être réalisés, non par des changements lents, non par des réformes, mais uniquement par un changement qualitatif du régime capitaliste, par la révolution. »

  • Le PCF d’opérette te chante un air... tires-toi de ce site d’opérette...

  • Nous pouvons écrire à l’Humanité pour critiquer ce genre d’articles.
    Je l’ai fait pour certains textes de Sankari.
    Rien d’empêche d’écrire collectivement, de faire une pétition en ligne, etc.
    La lutte des idées est le reflet de la lutte des classes dans le parti communiste. On peut balayer le fantôme de Piatakov .

  • Pam=CIA=MOSSAD !! OUAHH QUEL ARGUMENT !!

    babeuf un beau pseudo pour une belle crapule.

  • @ Babeuf
    Je trolle donc je suis.....

    • j’ai décidé de supprimer le troll babeuf qui ne vient sur ce site que pour dénoncer et insulter. ca ne sert à rien. pour info, je ne suis pas de la CIA, mais du KGB et ton adresse nous apprend que tu es de Clamart... je préviens les communistes du coin qu’on parte à ta recherche... ;-o)

  • Je viens d’envoyer ce commentaire à la rédaction de l’Humanité sous le titre :
    "boycott des JO de Pékin - la guerre froide ne doit pas primer"

    "Bonjour,
    permettez-moi de m’insurger contre la contribution d’Emmanuelle Bonnet Ouladj à propos du boycott des JO.
    Son article énonce des convictions dont le fondement n’est jamais démontré, comme si elles étaient universellement partagées.
    Doit-on reproduire sans se poser de question une campagne de boycott lancée par une superpuissance qui se pose en procureur de l’humanité après avoir commis tant de crimes, sur son propre sol et à l’étranger ?
    Peut-on avaler comme du bon pain des témoignages très politiques, tous issus du Congrès Ouïghour lié au terrorisme, qui a aidé et justifié le massacre de plusieurs centaines de Hans et d’Ouïghours, égorgés, victimes de camions piégés et de bombes sur les marchés populaires ?
    Quand on s’indigne contre les criminels du Bataclan et leurs réseaux, peut-on soutenir les fichés S en Chine ?
    Peut-on croire que la Chine puisse organiser un génocide quand sa population vieillit et que la campagne pour un troisième enfant démarre avec difficulté ? La population ouïghoure a-t-elle diminué ou bien augmenté au contraire et dans des proportions plus grande que celle des Hans ?
    Peut-on parler de « travail forcé » quand les salariés du textile dans le Xinjiang gagnent des salaires comparables à ceux d’Europe centrale ou d’Espagne ?
    Et peut-on mettre en cause le maître d’œuvre de ces campagnes, initiées depuis Trump et poursuivies par Biden, l’évangéliste fanatique et extrémiste de droite Adrian Senz ?
    Enfin peut-on honnêtement comparer le sort des femmes en Chine et au Qatar ?
    Une autre question se pose à propos des JO d’hiver, c’est qu’au nom de principes écologiques les pays du sud soient d’avance écartés de leur organisation.
    Pékin capitale sans neige ? Qu’est-il donc tombé le 7 novembre, des flocons virtuels ?
    Et combien de milliers d’hectares ont été plantés en Chine pour combattre la désertification ?
    Il faudrait être davantage factuel et démonstratif pour convaincre, et faire preuve de retenue devant une certaine propagande de guerre qui ne dit pas son nom mais qui abuse de nos bons sentiments.
    BIen à vous
    ..."

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par les responsables.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Ajouter un document