38e congrès du PCF

Le bilan : complaisant ou autocritique ?

Les questionnaires biaisés, imposés par la direction du PCF fin 2017, n’ont été remplis que par une petite partie des adhérents. Toutefois, une synthèse a révélé que, malgré le fait que la question du bilan stratégique n’avait même pas été évoquée dans ce questionnaire, cette dernière ressortait comme une évidence. En effet, quoi de plus naturel que de vouloir analyser notre passé pour savoir ce qui a amené le PCF aussi bas, et pour demain peut-être, mieux aller de l’avant ? Pourtant, la reconnaissance qu’un congrès extraordinaire puisse se pencher sur ses décisions et actes passés, est l’objet d’une véritable bataille. Mais de quoi a donc peur la direction ? Finalement, cette dernière, sous la pression d’une partie des adhérents, a été obligée de rajouter sur le site du congrès un thème de débat avec un titre à rallonge plutôt nébuleux « Notre démarche stratégique de transformation et de rassemblement, sur la base d’un bilan de la période écoulée et des enjeux de la période nouvelle ». Soit. Mais cela n’assure pas que le congrès en débatte et fasse la lumière sur ces sombres années.

Alors je me suis livré à un petit exercice de retour sur le passé, et notamment sur la période qui va de la fin des années 90 au début des années 2000. En 1995, R.Hue, fraichement élu secrétaire du PCF, est présenté aux présidentielles : son score, forcément non lié à son bilan, montre une progression (8,6%) ; et aux législatives de 1997, le PCF réalise 10% des voix. En 2002, soit 7 ans plus tard, R.Hue chute à 3,4% des voix et le PCF ne fait plus que 4,8% aux législatives. Mais que s’est-il donc passé entre temps ? Que l’on ne nous dise pas pour la énième fois que c’était de la faute à un déclin inéluctable ou encore celle de l’URSS (sa dissolution datant de 1991). Alors quoi ?

Rappel des faits. Peu de temps après sa prise de pouvoir, R.Hue lance la mutation du PCF et suite aux législatives de 1997, s’accorde avec le PS sur un texte minimaliste pour participer au gouvernement. On apprendra bien plus tard que le PS avait exigé que le PCF taise son opposition à l’Union européenne. R.Hue ira plus loin en faisant adhérer le PCF au PGE et en créant une liste "Bouge l’Europe« en 1999 : il aura réussi à transformer de fond en comble la politique européenne du PCF sans débat. Depuis, rien n’a été modifié ; pire, le PCF s’est enfoncé dans une soumission malsaine à l’U.E. et à l’euro, le faisant côtoyer les pires partis réformistes à l’image de Syrisa, tout en l’éloignant petit à petit de la plupart des partis communistes européens. La »mutation" s’est avérée n’être qu’une vulgaire transformation du PCF en un parti réformiste, en détruisant les cellules et son implantation au plus près des travailleurs dans les entreprises, et en achevant d’en faire un parti d’élus essentiellement tourné vers les institutions bourgeoises.

Pour mener à bien cette mutation, R.Hue aura dirigé le parti en agrégeant le courant le plus droitier du PCF avec celui des "refondateurs" (G.Marchais les appelait les liquidateurs) principalement implantés en Seine-Saint-Denis, tout cela sur fond de légitimisme, c’est-à-dire d’acceptation non critique des décisions de la direction par une majorité d’adhérents.

Au nom de sa participation au gouvernement Jospin, le PS aura réussi à faire avaler de sacrées couleuvres au PCF. C’est ce gouvernement qui va le plus privatiser, avec entre autres les dernières banques encore nationales ainsi qu’un des fleurons de l’industrie française, l’aérospatiale, sous la signature d’un certain JC.Gayssot. Actualité oblige, n’oublions pas le processus de démantèlement de la SNCF par ce ministre issu des cheminots. D’ailleurs qu’en pensent les cheminots aujourd’hui encore membres du PCF ? A la fin de son mandat, JC.Gayssot mis en minorité dans sa section (Béziers) sera autorisé par R.Hue, contre les statuts, à créer sa propre section avec deux ou trois autres adhérents… Lorsque j’ai adhéré au PCF (années 70), participer à un tel gouvernement était impensable ; nous appelions cela, de la collaboration de classe, tellement haïe des communistes français puisque son rejet était notamment à l’origine de la création du PCF en 1920 suite au gouvernement d’union nationale qui avait encouragé l’horrible charnier de la guerre mondiale de 14-18. Rendons hommage toutefois aux députés communistes qui se sont levés contre cette politique désastreuse du gouvernement Jospin : G.Hage, doyen de l’Assemblée, M.Gremetz, dernier ouvrier de l’Assemblée, A.Gerin, Patrice Carvalho…

Comment peut-on penser que toute cette période n’a pas eu d’influence sur ce que l’on vit aujourd’hui au sein du PCF ? Pourquoi n’y a-t-il jamais eu d’analyse de cette période ? Ces évènements ne sont-ils pas à l’origine de toute la politique qui a suivi ? MG.Buffet n’était-elle pas ministre de ce gouvernement Jospin ? aux côtés d’un certain JL.Mélenchon ? Lorsqu’elle a pris la tête du PCF, n’a-t-elle pas déclaré qu’elle poursuivrait la mutation ? que Marx n’appartenait qu’au 19e siècle ?

Par la suite, il y aura les comités antilibéraux, la "métamorphose" avortée de 2007, la tentative de dilution dans le Front de gauche, la casse de la fédération de la Somme et l’éjection violente de M.Gremetz, l’effacement derrière Mélenchon… sans parler de la période P.Laurent, mais c’est une autre histoire, l’histoire de la poursuite de la transformation d’un parti révolutionnaire en un parti réformiste… la mutation social-démocrate du PCF !

Documents à télécharger

Vos témoignages

  • Le bilan : complaisant ou autocritique ? 12 avril 2018 04:20, par etoilerouge

    BOUKARINE n’a pas été assassiné mais jugé en présence d’observateurs internationaux. BOUKARINE a reconnu ses erreurs. Les lois sont celles de l’URSS dans une période de temps extrêmement troublée. Le site de D BLEITRACH histoire et société dieu me pardonne c’est mon métier a publié les éléments essentiels de la déposition de BOUKARINE face à ses juges. Quant à TROTSKI dès 1939 il appelait à se soulever contre le gouvernement de l’URSS et affirmait que STALINE était pire qu’HITLER. Vous avouerez qu’alors que TROTSKI affirmait diriger une organisation forte en URSS pour renverser le pouvoir et à la veille d’une guerre mondiale de telles déclarations ne vous classent pas ailleurs que comme ennemi. Par ailleurs les chiffres du budget militaire de l’URSS montrent que ce budget passe de 5 % pour le premier plan quinquennal à 42% pour 19401941. A part cela le gouvernement de l’URSS et STALINE n’avait pas vu venir la guerre comme le raconte mensongèrement KROUTSCHEV qui a menti salement pour justifier sa place et celles de ses amis en 1956, offrant aux anticommunistes la possibilité de s’exclamer : on vous l’avait bien dit ! Cela montre qu’un examen sérieux de cette période historique est tout autant nécessaire que la remise en cause de la stratégie de MARTIGUES. Pas d’intervention en SYRIE dans ce magma infame créé par les USA, la FRANCE, l’Angleterre et un état d’ISRAEL soumis à des religieux d’extrême droite et raciste. Pour la France sortie de l’UE, de l’euro , de l’OTAN et République sociale . Pas seulement à cause de l’ONU argument d’hypocrite à la Paul LAURENT mais parce que chacun comprend que les USA, la FRANCE et l’Angleterre recherchent en permanence la confrontation contre ceux qui ne sont pas les responsables de l’assassinat de 300 français. Parce que la France ne respecte pas la charte des nations unies : elle n’a rien à faire enn SYRIE n’étant pas invitée npar le gouvernement légal et réel du pays. Parce que MACRON agit hors de la constitution qui donne le droit d’intervenir militairement au parlement. Parce que le peuple français est massivement opposé à la guerre avec la SYRIE alors que ses députés qui d’ores et déjà ne la représente plus sont pour. Par ailleurs qui arment les terroristes sinon l’Arabie Séoudite, le Quatar, DOHA tous alliés des USA et reçus par MACRON le félon.

    • Le bilan : complaisant ou autocritique ? 12 avril 2018 09:08, par CN46400

      Les procès Kaménev, Boukharine et Trotsky (par contumance) sont des procès fabriqués de A à Z, dont le but n’est pas de rendre la justice, mais d’éteindre, par la peur, la contestation qui sévit dans la société contre la politique du « socialisme dans un seul pays » (autarcie, travail et exode rural forcé….). Elle concerne aussi près d’un million de citoyens, communistes pour la plupart, les noms sont listés par l’association « Mémorial », exécutés sans jugement, dans la foulée de ces procès. Par contre le rapport politicien de Kroutchev de 56, dont le but est de faire porter, la responsabilité des problèmes du moment à son prédécesseur vise en fait à maintenir le fond de la politique du « socialisme dans un seul pays » en la débarrassant de ses aspects les plus discutables (travail forcé). Faux sur l’économie, il est mensonger sur le militaire puisque Kroutchev lui-même, comme Brejnev et les autres jeunes communistes de l’époque, qui partageaient le point de vue de Staline en 1927, savaient bien que Staline était, à l’époque, obnubilé par la menace d’une intervention militaire du capitalisme contre l’URSS. Kroutchev sait parfaitement que les armes nouvelles (T34, Katouicha, mitraillettes etc..sont étudiées, et la fabrication lancée, bien avant 41). Il sait que l’intervention de Hitler en Grèce a retardé Barbarossa au point que Staline pouvait espérer que la fénêtre de 41 allait se refermer. Vu sous cet angle, l’attitude du dictateur, sur tous les signaux qu’il aurait négligés en mai-juin 41, devient crédible. Par contre, la Syrie 2018, n’a plus rien à voir avec cette histoire, puisque depuis 1991, l’URSS n’existe plus….

  • Le bilan : complaisant ou autocritique ? 8 avril 2018 15:31, par CN46400

    Selon moi, la principale lacune de Trotsky fût, par opportunisme politique, de ne pas ouvertement prendre la défense de la NEP qu’il défendait sans fléchir du temps de Lénine, ce qui ne l’a pas empêché, comme Bouhkarine, d’être, sur ordre de Staline, assassiné, en juillet 1940, donc avant juin 41. Quand à Marx, il publie le Manifeste en 1848 et non en 1872. L’URSS, collectivisée à 100% entre 1927 et 1991, mais privatisée à 100% après…. En Prusse et en Bavière le servage a été aboli en 1807et 1808 (Napoléon), ce qui n’a pas empêché les monarchies de perdurer, comme gestionnaire des intérêts de la bourgeoisie. Les trotskistes français actuels, LO ou LCR, sont contre la NEP (voir leurs positions sur le PCC)…

  • Le bilan : complaisant ou autocritique ? 8 avril 2018 12:28, par Frank

    Votre suffisance est telle,que vous omettez d’évoquer les lacunes de Trotsky et de Marx. Pour Trotsky,qui a été aveugle et injuste devant les efforts inouïs de l’URSS dans sa collectivisation à 100% et ses luttes armées titanesques contre les armées du Capital,c’est le ressentiment qui explique ses trahisons. Pour Marx,qui vivait dans sa jeunesse, la féodalité allemande,la plus indigne ,où les seigneurs, le servage sévissaient en 1848 ! C’est aprés vers 1872 qu’il écrivit :’Ils n’ont pas fait, pour un temps, autre chose que présider « le comité qui gère les affaires communes de la bourgeoisie toute entière ». Soyez sérieux,et arrétez de jouer le trotskyste irresponsable,qui ne veut pas évoquer l’expérience des pays ayant mis en pratique ,de collectiviser à 100%,afin d’éradiquer le Capital. Ne pas prendre au sérieux toutes les dimensions de l’URSS et ses alliés,c’est ne pas se doter des outils de l’analyse concrète du réel. Que vous méprisiez ce que fut le mouvement communiste international,peut m’importe,mais ne donnez pas de leçons irresponsables sur l’UE et ses directives catstrophiques pour notre état social ,la France.Vous nous rappelez LO,qui n’a pas voté NON à Maastricht,par internationalisme,celui du Kapital ?

  • Le bilan : complaisant ou autocritique ? 7 avril 2018 18:11, par frank

    à CN46400 Vous avez gobé l’intégralité des contes de fées trotskystes,d’autant plus facilement que vous manquez de connaissances et d’humilité. Ainsi,selon vous ’« restaurations » qui se sont succédé après thermidor n’ont jamais remis en selle le système féodal’,n’avez vous pas entendu parler de Charles X ? Merci à étoilerouge,de bien vouloir discuter avec vous.

    • Le bilan : complaisant ou autocritique ? 7 avril 2018 18:50, par CN46400

      @ Frank Désolé, mais Charles X, comme Louis le 18°, comme Louis Philippe, n’ont jamais réinstallé les seigneurs, le servage etc..Ils n’ont pas fait, pour un temps, autre chose que présider « le comité qui gère les affaires communes de la bourgeoisie toute entière » (Manifeste-KM). Comme toutes les monarchies actuelles (GB, Espagne, Monaco etc…) Quand à Trotsky, il avait raison chaque fois qu’il prétendait qu’il faisait jour à midi…

      • Le bilan : complaisant ou autocritique ? 9 avril 2018 21:09, par dariokhos

        Mon camarade CN46400,

        Nous avons déjà discuté ; tu le sais nous ne sommes d’accord ni sur le socialisme dans un seul pays, que je continue de supporter, ni sur la Chine qui, pour moi, n’a rien de socialiste. Je trouve que tu exagères en ce qui concerne l’Histoire avec ta focalisation sur le servage. D’abord, le servage a disparu totalement en France au XIVe, bien avant Louis XVI et Charles X. Une ordonnance de 1318 de Philippe V l’abolit, mais il n’existe déjà plus. Ensuite, Louis XVIII et Charles X rétablissent les seigneurs, sinon le banquier Lafitte et ses amis ne soutiendraient pas la révolution populaire de 1830 pour la détourner ensuite. N’as-tu pas lu Balzac, le marxiste qui s’ignore ? Le renversement de l’aristocratie comme classe dominante n’a lieu qu’en 1830 et pas avant. Tu peux aussi essayer « Jacquou le Croquant » et tu verras que, même sans servage, la situation des paysans en 1815 ressemblait tellement à celle de 1788 que c’était à s’y méprendre. Alors par contre, oui, Louis-Philippe a géré les affaires de la Bourgeoisie.

        • Le bilan : complaisant ou autocritique ? 10 avril 2018 09:41, par CN46400

          @ Dariokhos Deux questions pour régler le pb de la « restauration » de l’après Bonaparte : - Le code Napoléon, qui règle la domination de l’état par la bourgeoisie, a-t-il été aboli après 1815 ? - Les biens nationaux ont-ils été rendus à la noblesse de l’ancien régime ? Ou bien a-t-on habillé les bourgeois avec des oripeaux de l’ex noblesse (Rothchid…) Quand au « socialisme dans un seul pays », ta position était aussi la mienne avant 1991. Mais la chute de l’URSS m’a amené à revisiter Lénine, plus dans les détails que je ne l’avais déjà fait. J’en ai déduis que cette contre-révolution n’était pas explicable, comme le faisait, et le fait encore, le PCF par un simple « déficit démocratique ». Lénine, à la suite de Marx montre que les situations révolutionnaires sont toujours le résultat d’une crise économique, pourquoi en irait-il différemment pour les contextes contre-révolutionnaires ? Et que c’était les lacunes économiques qui avait provoqué le « déficit démocratique » et pas l’inverse. C’était quoi la crise économique en URSS ? Avant tout des pénuries de produits manufacturés pour le soviétique moyen alors que, comble des inégalités, la « nomenclatura » trouvait ces produits dans des magasins spéciaux. Et surtout, des analystes (E Tood..) faisaient remarquer que l’espérance de vie avait, depuis 1975, cessé d’augmenter et que la mortalité infantile s’était, même, sensiblement dégradée. C’est surtout cela que l’autoritarisme du régime servait à masquer, par exemple la campagne anti-alcoolique de Gorbachev…. Mais faire porter à Gorbachev, la pénurie de logements ou le coulage des chantiers me paraissait simpliste, c’est le principe même du système que j’interrogeais et ce, depuis Lénine. Et j’en suis alors arrivé à la contradiction entre la NEP et le « socialisme dans un seul pays ». J’ai découvert que la NEP n’était pas, dans l’esprit de Lénine (OC), une situation provisoire, comme on me l’avait vendu jusqu’alors, mais un programme pour « plusieurs générations » (Contrat de 60 ans sur le Kamchaqua avec un consortium de capitalistes US)…etc. Mieux, que Lénine, avec les profits confortables qu’ils proposait aux capitaliste allemands et US, cherchait à les séparer de leurs collègues impérialistes coloniaux français et anglais, donc a sécuriser l’URSS tout en limitant les dépenses militaires. A partir de là, la vue sur le « socialisme dans un seul pays » de Staline était différente, autarcie systématique, travail forcé, priorité au militaire, exode rural forcé, négligence de l’industrie légère. C’était déjà un exploit d’avoir maintenu ce système pendant 7 décennies… Quand à la Chine actuelle, la parenté avec la NEP du « capitalisme d’état » défini par Lénine est évidente, mais ce capitalisme n’est plus celui critiqué par Marx. Les prolos chinois peuvent voyager (j’en ai même vu à la Fête de l’Huma) et constater que leur travail est, partout, reconnu. Et il ont, en plus, l’avantage sur les soviétiques des années de la « stagnation », d’être sûr que demain sera mieux qu’aujourd’hui….A coup de compétences, de compétitivité, de savoirs, l’état chinois accumule le capital matériel et humain nécessaire au socialisme ! En Occident c’est une phase qui ne sera pas nécessaire, comme le montrait Lénine quand il disait : nous avons assez de pouvoirs mais pas assez de savoirs que nous n’obtiendrons pas par surprise, qu’il faut donc négocier avec les capitalistes"

  • Le bilan : complaisant ou autocritique ? 6 avril 2018 15:25, par etoilerouge

    La République française est tombée. En 1794, en 1815 quant à ses acquis de la période. La guerre et la collusion des Europes féodales sont la raison. Pourtant la République en est à sa 5éme, les féodalités ont bien régressé. 1917 a eu lieu en tenant compte de 1792. Vous faites de la politique fiction : si STALINE eut poursuivi la NEP de LENINE !! La NEP ne progressait pas assez vite pour une guerre annoncée dès 1930. Quant à la CHINE vous semblez oublier que la NEP chinoise est partie de la victoire du camp socialiste sur le capitalisme, facilitant celle de la CHINE puis , la politique de KROUTSCHEV étant moins bonne que celle de STALINE la division de la CHINE d’avec l’URSS exploitée par les USA qui fournirent les capitaux nécessaires au developpement de la CHINE à partir des années 1971. Capitaux que jamais l’URSS n’obtint. Seuls les travailleurs forcés ont fait l’URSS ? Ce sont des surhommes ! Tout prisonnier peut travailler en URSS . Ce nombre n’a jamais été plus de 2 millions d’après toutes les sources sérieuses. Pour comparaison aujourd’hui c’est 5 millions d’américains marnent en prisons. Les soviétiques ont adhéré massivement à la construction de l’URSS. Penser la NEP possible alors que l’Allemagne dès 1924 veut sa revanche et n’a pas été écrasée par les vainqueurs de 14/18. Le peuple de France dut payer de 1871 à 1905( 34 ans) la dette allemande considérable sans parler de l’annexion. Les allemands après 1920 n’eurent jamais une telle dette, comme ils ne payèrent que 4 ans après la seconde GM sur pression américaine diffusant la chanson de l’Allemagne étouffée… L’histoire de l’Allemagne, méprisée par les vainqueurs se jetant dans les bras du nazisme et du militarisme c’est déjà la propagande de l’Europe et des nazis. Comme le montrent les travaux de LACROIX RITZ dès 1924 la chimie allemande première du monde impose ses décisions aux capitalistes français. Les USA jouent, en capitaliste concurrent de l’empire français la carte allemande. Mais l’Allemagne cherche à s’étendre à l’Est depuis longtemps…après avoir écrasé la France de Robespierre dit HITLER dans MEIN KAMPF. Nos dirigeants l’ont bien aidé. Les conditions d’une NEP dans les années trente ne sont pas réunies, l’URSS étant isolée non du fait de STALINE mais de la réalité. Ils sont seuls. Alors quand on est seul que faire ? Rendre les armes , se faire gentiment assassiner ? De 1917 jusqu’en 1924 les pays les plus puissants ont envoyé des centaines de milliers d’hommes combattre avec la minorité blanche : pour négocier des capitaux ? Soyez sérieux l’URSS se construit entre 1924 et 1941 soit 17 années. La NEP chinoise bénéficie de la paix relative depuis 1971 soit 47 ans et bénéficia pour sa libération des armées soviétiques comme d’ailleurs vous cachez que la CHINE de MAO et actuelle considère que le rapport KROUTSCHEV est un révisionnisme. Un marxiste pourrait voir dans la désunion d’hier prenant fin aujourd’hui un retournement de l’histoire que la philosophie exprime. Le retournement en son contraire portant la contradiction à un niveau supérieur. La CHINE se rapproche des USA, obtient des capitaux, modifie son socialisme , s’éloigne du camp socialiste, l’affaiblit. Contrepartie à l’obtention des capitaux lorsque l’on est faible ? Puis l’URSS tombée, très logiquement les capitalistes impérialistes veulent réduire la concurrence et se retournent contre la CHINE. Et c’est la Russie capitaliste qui se rapproche de la CHINE créant un rapport de force face à l’impérialisme. La CHINE où la terre est propriété d’état, où existe un plan directif, possédant des capitaux, qui s’est développée pendant que l’impérialisme s’attaquait à l’URSS. La CHINE qui à une très puissante banque d’état etc.. Quant à la Russie qui sait, que la terre n’a pas toujours été vendue par des russes mais que ceux ci relancent le mouvement , affaibli, des KOLKOZES ?La NEP abandonnée serait une trahison de STALINE ? La NEP est une construction possible quand on dispose de temps et d’une certaine paix ce qui n’était pas le cas de l’URSS, qui prise dans la grave crise capitaliste des années trente, poussant à la guerre le capital ,menace le camp socialiste. Je dirai que STALINE a commis des erreurs , pas celle que vous citez puisque la centralisation des moyens et le premier plan dans l’histoire, la collectivisation des terres ont permis en10 ans de tenir tête à toute l’Europe( hors Angleterre) coalisée économiquement, idéologiquement, militairement contre l’URSS. La victoire sur le nazisme doit essentiellement au gouvernement de STALINE et au soutien massif des peuples d’URSS…situation qui fut le contraire en 14/18 où les peuples de l’empire se soulevèrent. STALINE héros national ? C’est une question que se posent les peuples de Russie aujourd’hui .

    • Le bilan : complaisant ou autocritique ? 6 avril 2018 20:28, par CN46400

      En tant que marxiste convaincu, je raisonne le plus souvent en terme de lutte de classe. Les diverses « restaurations » qui se sont succédé après thermidor n’ont jamais remis en selle le système féodal, on était toujours, et encore aujourd’hui, sous le pouvoir (dictature…) de la bourgeoisie, et de son système : le capitalisme classique. La chute de l’URSS, par contre, représente le retour des capitalistes au pouvoir, c’est bien une véritable restauration. Pour ce qui est de la NEP, Staline qui la soutenait du temps de Lénine, l’a abandonné lorsque les jeunes communistes, victorieux de la guerre civile (Kroutchev, Brejnev etc…), mais ignares de la politique marxiste, ont trouvé que les inégalités, inhérente à la NEP, étaient inacceptables. C’est alors (1927) que Staline a proposé le « socialisme dans un seul pays » que Trotsky qui, lui non plus, n’a guère défendu la NEP, a immédiatement qualifié de « police de la pénurie ». Ce qui a tué la formule, mais pas le contenu. Quand à la Chine, elle est, en gros, sur la ligne stalinienne, jusqu’à la mort de Mao. Après les divagations de la « bande des quatre », Deng Xiao Ping, qui était placardisé depuis la « révolution culturelle », arrive alors au pouvoir et lance sa politique que tout le monde s’accorde à « parentaliser », sans jamais le dire officiellement, avec la NEP de Lénine, désignée, par lui-même, comme un capitalisme contrôlé par l’état. En 40 ans, le niveau de vie global des chinois s’est fortement approché des plus hauts standarts occidentaux. Dans tous les domaines, et pas seulement militaires, la Chine arrive sur le toit du monde. Et personne, à ma connaissance, n’avance d’autres explications que la NEP de Deng… C’est donc le premier système qui, hors du capitalisme classique, soit parvenu à réaliser l’accumulation primitive du capital dans la totalité de l’économie d’un pays.

  • Le bilan : complaisant ou autocritique ? 6 avril 2018 06:43, par etoilerouge

    Et alors ? Le PCUS a suivi STALINE et LENINE en 1924 dans la construction de l’URSS ( 1924) . La NEP et sa fin dans les années 1929 et suivantes n’ont rien à voir avec la construction du socialisme dans un seul pays au demeurant une réalité. Aucun pays ne fait une révolution communiste victorieuse. La réalité est qu’ils sont seuls et que chaque militant le comprend et agit en fonction. Ce point de vue est accepté par l’immense majorité des bolcheviks hors TROTSKI. Quant à la fin de la NEP , ce n’est pas la conséquence du stalinisme dont personne ne sait ce que c’est scientifiquement mais la nécessité de se développer très rapidement face à des risques de guerre aperçus dès 1929 1930 et publiquement évoqués par STALINE. Nous avons dix ans pour faire le chemin que d’autres ont fait en 100ans ou nous serons exterminés ( STALINE congrès début 1930) est en gros la situation qui se présente. Les états capitalistes entrent en crise dans les années 30 et tout marxiste sait que la guerre est la poursuite de la politique par d’autres moyens. La NEP sera largement dépassée par les taux de développement tant agricoles qu’industriels de la période des années 30 que permet le plan, la collectivisation des terres qui permit de nourrir la population même pendant la guerre et l’occupation de la partie la plus développée du territoire, de mettre fin aux famines récurrentes dans l’ancienne russie, Croire que l’URSS pouvait poursuivre la NEP avec un développement mi capitaliste et correctivement socialiste et que le capital international ne se serait pas rué sur l’URSS est un enfantillage. Le capitalisme porte la guerre comme la nuée l’orage ( Jean JAURES). Les nazis ne sont que les factotums du capital international pour voler les richesses de a Russie hier ( 14 18)( 3945) et aujourd’hui comme on le voit. Le prétexte est changeant l’objectif est le même : le capital impérialiste principal ne peut se développer sans investir celui d’autres nations. La guerre est inévitable à cause du capitalisme. Quant à l’utilisation de prisonniers à des chantiers importants cela me semble une meilleure situation que de les faire crever sans activité humaine dans des bagnes en calédonie, en algérie, en guyane ou ailleurs. Au demeurant les capitalistes ne dédaignent pas d’utiliser la main d’œuvre en temps de guerre pour les combats. Je passe sur la main d’œuvre quasi gratuiite existant dans les colonies de la FRANCE , des USA et de tous les pays européens de ce temps où ce ne sont pas seulement les bagnards qui sont utilisés mais des peuples entiers au risque de la décapitation, du fouet, du meurtre et pire… Alors l’URSS de STALINE dans ce contexte ce n’est pas un paradis mais ce n’est pas l’enfer capitaliste mondial hors certains centres très riches et développés. Je note que vous êtes incapable de citer ce qui pendant la période de STALINE modifie positivement l’URSS et le monde démontrant que vous avez baissé pavillon devant la propagande de l’UE USA pire que celle de GOEBBELS dans les années 30. Vu sans les immenses progrès effectivement on peut se demander s’il n’y a pas une erreur !! Votre communiqué de STALINE à MOLOTOV ne change rien au problème et demande d’être annoté. D’où vient -il MOLOTOV et KAGANOVITCH n’ayant rien à voir avec la responsabilité des détenus.

    • Le bilan : complaisant ou autocritique ? 6 avril 2018 09:00, par CN46400

      Votre post a ceci de particulier qu’il peut donner l’impression que vous ne savez pas que l’URSS a disparu. Mais l’URSS est bel et bien tombée en 1991 et je pense que pour reprendre le chantier du dépassement du capitalisme il convient d’analyser les raisons de cet échec, exactement comme Marx et Lénine avaient, en leur temps, analysé l’échec de la Commune de Paris. Pour ma part, j’ai constaté une parenté entre la NEP de Lénine, les explications qu’ont peut trouver dans les OC, et la politique inaugurée en 1980 en Chine par Deng Xiao Ping. Quand Lénine écrit : « nous avons assez de pouvoirs, mais pas assez de savoirs que nous n’obtiendront pas par surprise mais en négociant avec les capitalistes », j’observe que la Chine a réalisé en moins de 4 décennies, dans tous les domaines, un bon technologique sans commune mesure avec les 7 décennies de l’URSS. J’ai poursuivi mes recherches sur le « capitalisme d’état » préconisé par Lénine dans sa polémique contre Kaustky de 1918, où il démontre que sous la dictature du prolétariat, c’est l’état qui doit dominer le capital et plus l’inverse qu’on constate lorsque la bourgeoisie est dominante. Et encore là, la parenté de Deng Xiao Ping est évidente. Ceci dit il convient de préciser que l’accumulation du capital en autarcie voulue par Staline, et les siens, était basée sur une main d’oeuvre peu payée ( les richesses dégagées servent, d’abord, à payer les machines étrangères importées) composée de volontaires, de condamnés de droits commun, et d’une masse colossale de travailleurs forcés, désignés par quota, sur la base de condamnations imaginaires, par les organisation de base de l’Union Soviétique. Molotov et Kaganovitch représentaient Staline dans les réunions gouvernementales lorsqu’il était absent. Au passage, lire Lènine instruit aussi sur sa volonté d’utiliser la NEP pour diviser la bourgeoisie occidentale entre, d’une part, les allemands brimés par le traité de Versailles et les américains où les russes sont nombreux et, d’autre part, les capitalistes impérialistes français et anglais. Si elle avait été poursuivie, quelle aurait été l’influence de cette politique sur la montée au pouvoir, ou non, de Hitler ?

  • Le bilan : complaisant ou autocritique ?_resolu_ 1er avril 2018 08:23, par CN46400

    Quoiqu’on dise, il n’est pas d’autre solution que l’union du prolétariat (ceux qui doivent travailler pour vivre). Mais si l’union oblige à des compromis de circonstances, elle n’implique nullement des concessions idéologiques. C’est, pourtant, ce qui a été fait en 76 lorsqu’il a été clair que le PCG profitait plus au PS qu’au PCF et qu’on en est venu, pour limiter les dégâts, à rejeter le concept de « dictature du prolétariat ». Ce qui a induit dans nos têtes que l’état pouvait être neutre, c’est à dire non inféodé à la classe dominante, quitte à sous entendre que Marx était aussi, quelque part, responsable des crimes staliniens. Parce qu’en fait, on savait tous, que le déficit de crédibilité du PCF, par rapport au PS, était induit par le stalinisme et ses conceptions autoritaires du pouvoir, mais que, pour ne pas entraver notre solidarité de principe avec l’URSS, nous refusions de lancer, chez nous, l’analyse critique du concept stalinien du "socialisme dans un seul pays« . Ce qui, entre nous, est encore refusé 25 ans après la disparition de l’URSS, arcboutés que nous sommes, sur le »déficit démocratique« de l’URSS, alors que ce n’est qu’un des effets du »déficit économique" induit par "le socialisme dans un seul pays".

    Pour la route je propose de méditer, encore, une des dernières phrases du Manifeste de 1848 : Enfin, les communistes travaillent à l’union et à l’entente des partis démocratiques de tous les pays. Les communistes ne s’abaissent pas à dissimuler leurs opinions et projets.

    • Le bilan : complaisant ou autocritique ? 4 avril 2018 06:47, par etoilerouge

      En réalité en citant le seul passage du manifeste vous refusez d’analyser déjà ce que peut être le prolétariat devenant la NATION, vous refusez les évolutions de MARXsuite à la commune de PARIS 23 ans après le manifeste qui va induire par MARX luimême la NECESSITE de la DICTATURE DU PROLETARIAT ( et non STALINE) en rappelant que MARXconsidère que tout pouvoir est le pouvoir d’une classe sur toutes les autres ce qui facile à démontrer en France aujourd’hui. Vous refusez le léninisme qui luimême s’aperçoit que la Révolution de 1917 ne s’est pas étendue au rste du monde et pas même à l’Europe mais que la contre révolution armée et financée par 14 pays européens et USA attaque alors la République des soviets et causerons 7 millions de morts. STALINE et les gouvernements soviétiques sont mis en accusation par KROUTCHEV et sa clique et parle lui de 600000 morts. Dans quelles conditions ? Les conditions d’action de l’URSSont permis aussi avec STALINE de vaincre non l’Allemagne mais l’Europe nazifiée qui se trouvait à STALINGRAD par exemple. A développer en moins de 20 ans un peuple, des peuples dont des dizaines de millions de musulmans pour une victoire qui a ouvert la porte aux jours heureux en France et ailleurs. Qui a accéléré et dynamité les empires coloniaux capitalistes et libéré la CHINE, communiste aujourd’hui première puissance économique du monde. Des insuffisances oui, des crimes d’état ? Quel pays n’en a pas et dans quelle situation les communistes massacrés partout ont-ilds du lutter ? Et aujourd’hui des couillons de première, incapables de défendre la classe ouvrière française passent leur temps a refaire le monde en le portant au déficit de socialisme ? Evidemment vous ne pouvez aller loin ainsi. Ces périodes que vous dites noires ont changé radicalement le monde. Il faut pour les comprendre une analyse marxiste et non des points blancs ou noirs et cette analyse existe : historique, économique, militaire etc…STALINE est vécu comme le plus grand dirigeant, le plus important par la majorité des habitants de la Russie actuelle après 25 ans de disparitiobn de l’URSSet 65 ans après sa mort et sa « condamnation » par des hommes comme SOLJENITSYNE notoire raciste antisémite félmicité par l’Union européenne et toute la smala pro capitaliste. Ce qui compte c’est la vérité pas les romans anti STALINE ou anti Robespierre. Atterrissez

      • Le bilan : complaisant ou autocritique ? 4 avril 2018 08:51, par CN46400

        Lorsqu’il devient dominant à la place de la bourgeoisie, le prolétariat "devient la nation". Marx ne dit pas autre chose. Mais cette évidence ne saurait dispenser de l’analyse critique du deuxième système socialiste qui s’est écroulé en 1991. Mon opinion sur ce sujet est que la méthode du "socialisme dans un seul pays" choisie en 27 par le PCUS de Staline pour succéder à la NEP n’était pas bonne. Cette méthode a conduit à entreprendre l’accumulation primitive du capital en autarcie avec du travail parfois volontaire et souvent forcé (goulag) (1). Ainsi ont pu être réglés les pbs militaires (victoire de 45), mais pas les retards dans le vaste domaine de la manufacture industrielle civile, si profonds encore en Russie par rapport à la Chine qui, en 1980, a reprit la NEP de Lénine. Mais ce sont ces retards, accumulés, qui, en définitive, ont provoqué la chute de 1991. Quand au PCF, il a, jusqu’au bout, respecté l’engagement de solidarité, envers l’URSS. Désormais il a dû rectifier sa position par rapport à l’UE qui est la superstructure mise en place par les bourgeoisies du continent pour adapter leur système à la puissance productive atteinte par leurs moyens de production. La France ne sera jamais un paradis social dans une Europe miséreuse, il faut viser l’alignement par le haut, et tendre à mobiliser la totalité des prolos européens.

        (1) un ordre de Staline : « A Moscou au CC aux c. Kaganovitch et Molotov Le manque de main-d’oeuvre, les départs en masse vers les travaux des champs peuvent mettre en péril le travail de construction de Magnitogorsk. l faut disperser les condamnés dans les v1llages et les secteurs de l’énorme chantier de Magmtogorsk et cela ne sautera pas aux yeux. Je demande […] à ce que l’on autorise l’utilisation de 15-20 000 condamnés sur le chantier de Magnitogorsk. 0rdjonikidzé est d’accord. Sotchi 14 juillet 1932, Staline.

  • Le bilan : complaisant ou autocritique ? 30 mars 2018 17:21, par SARTON Bernard

    En effet notre grande erreur politique et stratégique a été le programme commun et même notre soutien à la candidature Mitterrand dés 1965 alors que nous aurions dû présenté Jacques Duclos dés cette époque, d’ailleurs en 1969 Jacques obtenait un bon résultat de 21% manquant le 2e tour de 1%(Deferre et Mendès obtenait eux 5%) . Au bureau fédéral de la JC de Paris en 1965 nous étions tous contre Mitterrand le Bourgeois et le tueur de notre camarade Yveton en Algérie . Malgré nos positions la Fédé de Paris avec Paul Laurent nous a fait rentrer dans le rang avec Gajer responsable à la jeunesse . Et nous avons été porté malgré nous « la bonne parole » dans les cercles de la JC de Paris avec bien des difficultés . En 1968 la plupart des cercles lycéens sont ainsi passé au « gauchisme » de l’époque . Ce rappel historique pour démontrer que ce virage dit réformiste s’est appliqué dés les années 60 d’une manière plus ou moins autoritaire et aussi par une certaine inféodation disciplinaire au Comité Central . Nos camarades dirigeants de l’époque croyaient possible une victoire électorale avec l’union de la gauche et un programme dit de gauche sans être révolutionnaire . L’histoire de ces 50 dernières années a démontré notre erreur dite stratégique et même notre « faute » devant le mouvement ouvrier et populaire qui nous l’a fait payé lourdement en ne votant plus pour nous par l’abstention massive ou le vote FN . Ainsi nous avons perdu de nombreuses villes partout en France et particulièrement la ceinture dite rouge de la région parisienne . Depuis nous cherchons toujours la voie pour entraîner le peuple vers nos idées sans y parvenir pour l’instant . Le PCF pourtant reste dans de nombreux milieux sociologiques une marque politique forte et respectée que la bourgeoisie ausculte et gère au mieux pour empêcher son redéveloppement idéologique dans les masses , surtout avec cette crise du capitalisme permanente et chaotique avec son chômage de masse et sa misère galopante . Notre choix politique ne peut-être que révolutionnaire dans notre programme et notre nouvelle pratique pour entraîner les nouvelles générations vers la construction de la société socialiste-communiste de nos rêves. La vie intenable pour le plus grand nombre que la bourgeoisie applique avec constance ,surtout depuis 1983, doit permettre la reconquête et le développement de nos idées transformatrices . Macron and co , à l’étape historique d’aujourd’hui , est un maillon faible du capitalisme français par son côté « anglo-saxon » de mener le pays . Il ne peut réussir ce que Thatcher a réussi en G-B . La France n’est plus au temps de Bonaparte ou de De Gaulle , la France est composé d’un peuple régionaliste avec des classes très personnifiées sociologiquement, d’où sa culture anti-européenne et même anti-allemande , son aversion de la culture du marché capitaliste et son amour des services publics que la bourgeoisie essaye de salir par tous les moyens matériels-financiers-juridiques. Les révoltes d’aujourd’hui dans les professions de fonctionnaires et assimilés prouvent cette réalité inscrite dans notre histoire depuis Philippe Le Bel comme le dit très bien Anicet Le Pors dans le monde diplomatique de ce mois . Le temps « communiste » est d’actualité comme le démontrent les résultats économiques de la Chine, du Vietnam et du renouveau de la Russie de Poutine . La crise très grave du principal pays du capitalisme , les Etats-Unis , prouve que les oligarques anglo-saxons ne maîtrisent même pas leur puissant outil militaire et qu’ils n’ont plus la possibilité d’imposer leurs choix économico-militaire d’une manière unilatérale . Les Guerres de Corée - Vietnam-Afghanistan-Irak-Syrie ont démontré que sans l’appui des peuples on ne peut gagner une guerre . Nos capitalistes jouent à se faire peur avec leur système qui craque de partout . Les communistes ont un devoir historique c’est de les foutre dehors avant qu’il ne soit trop tard avec le « feu nucléaire » que ces salauds sont prêts à utiliser . Nos réflexions et décisions de congrès doivent surgir d’une manière créative pour abattre ce « monstre » malade et moribond qui fait souffrir notre peuple et tous les peuples sous sa domination . Nous sommes « fiers » d’être communistes et nous allons le prouver devant l’histoire de l’humanité … Bernard SARTON ,section d’Aubagne

  • Le bilan : complaisant ou autocritique ? 30 mars 2018 15:37, par cassan maurice

    peut il faire autrement ? En effet , notre secrétaire national depuis la métamorphose et rallumer les étoiles se conforme aux décisions majoritaires … il ne peut s’en écarter , d’ où toutes ses circonvolutions pour donner le change ! dans cette situation il ne peut que s’affaiblir . ces deux congrès depuis 2000 le mettent dans une situation intenable ; la majorité au congrès doit lui permettre de sortir enfin un sens communiste !

    • Le bilan : complaisant ou autocritique ? 31 mars 2018 16:20, par Pascal Brula

      J’ai peur de mal comprendre le contenu de ton intervention… Suggères-tu que le « pauvre » Pierre Laurent n’aurait aucun degré de liberté et qu’il subirait tout ce qui se passe ? Ce n’est pas l’avis du réseau « Faire Vivre et renforcer le PCF » et ce n’est pas du tout ce qu’est sensé dire mon texte. Pierre Laurent continue sciemment la mutation de R.Hue, tout comme MG.Buffet, et je dirais même que c’est le pire des trois. Ces deux derniers l’ont dit et fait et ne s’en sont pas cachés. P.Laurent, lui, fait tout en douce. Il est en contact permanent avec le PS (il le dit dans son interview à Valeurs Actuelles, un des nombreux journaux du patronat et non le moindre : https://lepcf.fr/EXCLUSIF-Pierre-Laurent-confie-ses-projets-pour-2017) dans le dos des adhérents, sans le moindre mandat, et ce, bien avant la dernière présidentielle. Il a d’ailleurs essayé de vendre le PCF (contre quelques strapontins ?) au candidat du PS, mais finalement, comme cela ne prenait pas, il en est revenu à Mélenchon au dernier moment. Son objectif est d’en finir avec le PCF. Il ne peut pas sortir un « sens communiste » au prochain congrès, comme tu le prétends, tout simplement parce qu’il n’en veut plus depuis longtemps ; en tant que président du PGE, c’est un grand soutien à Tsipras qui est lui-même vomi par son peuple. Je dirais même que, parmi d’autres et parce qu’il en est le secrétaire général, c’est lui le problème et il faudra s’en débarrasser. Comme tu peux le lire, je n’ai aucune illusion sur ce triste sire, ce social-démocrate, hélas à la tête du PCF.

      • Le bilan : complaisant ou autocritique ? 3 avril 2018 15:15, par cassan maurice

        j’ai bien lu , les références aussi , merci , je ne connaissais pas … je parle bien entendu d’une majorité au congrès et non du secrétaire seul , tout national qu’il soit … elle seule donne le poids nécessaire ; lequel ? là , je me pose beaucoup de questions .

  • Le bilan : complaisant ou autocritique ? 29 mars 2018 10:13, par candide

    Ce qui (me) surprend le plus du PCF c’est l’absence de sursaut face à sa ’diminution’ (d’adeptes et ou soutiens).

    Comment ce parti ne trouve-t-il pas de forces vives pour retrouver auprès de la population un minimum de légitimité, de popularité ? Devant les dévastations (que plus personne ne peut nier) du capitalisme, un boulevard s’est ouvert et .. rien !

    C’est à cela qu’il faut répondre en premier, à mon avis.

    Puis en déduire des agissements raisonnés.

  • Le bilan : complaisant ou autocritique ? 27 mars 2018 12:58, par DOMART Jean-Marc

    Ca oui, les adhérents doivent aussi être des militants dans la rue et auprès du peuple, parce qu’internet, Facebook, Twitter ou Instagram ne remplacent pas la présence physique des militants sur le terrain, sinon, ce sera toujours « les chiffres de la Police », quelque soit d’ailleurs cette dernière, les médias en étant une aussi, car question censure et « politiquement correct », ils s’y entendent !

  • Le bilan : complaisant ou autocritique ? 27 mars 2018 12:30, par Michel Berdagué

    Oui le bilan avec ces analyses que vous faîtes est obligatoire pour stopper l’ hémorragie de nos « troupes » qui ne peuvent pas qu’ être adhérentes mais militantes . Et là c’ est un sacré boulot…mais avec le bilan basé sur le matérialisme historique , l’ histoire s’ approchant du réel , de la vérité ne peut que nous éclairer pour l’ actuel et pour la stratégie communiste à trouver pour ce XXI e siècle déjà bien entamé . Nous ne pouvons pas faire un bilan honnête et séreux si , comme Jean-Yves Allegre met entre parenthèses , ce n’ est pas pris en compte :( il faut reconnaître que l’anticommuniste et la pression ont été énormes). Donc de reprendre toutes les analyses et des faits écoulés des prises de positions tactiques et stratégiques que vous dites avec une excellente mémoire , du vécu , oui mais de l’ articuler avec l’ incroyable offensive qui n’ a pas cessé depuis la création de la Russie Soviétique, de la création de notre Parti 1920 , de la Révolution en Allemagne massacréehttps://www.marxiste.org/theorie/histoire-materialisme-historique/748-la-revolution-allemande-de-1918-19 , de la guerre civile impérialiste contre le nouvel état socialiste du Parti bolchevik http://voyagesphotosmanu.com/guerre_civile_russie_sovietique.html …sans oublier toute la diplomatie soviétique pour contrer l’ Allemagne nazie avec l’ Angleterre et la France pour abattre le fasicto/nazisme qui s’ étalait en Europe : les responsables cf tous les livres d’ Annie Lacrois-Riz . Articuler donc avec les offensives n’ ayant jamais cessé des idéologues les plus réactionnaires du patronat CNPF/MEDEF , jusqu’ à des Denis Kesler - très dangereux sic Frédéric Boccara-ex UEC d’ ailleurs essayez de faire la liste des virages de bord c’ est très signifiant de l’ influence et propagandes réussies du patronat du capitalisme , de l’ impérialisme , tout ça soutenu par toute la presse / média , leurs zélateurs à foison , et très grave dans les livres d’ histoire scolaires barrant toute vérité et la formation citoyenne dans la République ; les totalitarismes , communisme= nazisme . Nous avons fort à faire .

  • Le bilan : complaisant ou autocritique ? 27 mars 2018 10:45, par Jean-Yves Allegre

    Oui mais enfin Mitterand !!!!!! Une note d’espoir : sur le blog de N Maury on apprend que la Fédération CGT du Commerce et des Services a décidé de quitter la Confédération Européenne des Syndicats pour adhérer à la Fédération Syndicale Mondiale . Toujours selon N Maury d’autres l’on déjà fait : la Confédération Nationale Agroalimentaire et Forestière, la Fédération Nationale des Industries Chimiques et certains Syndicats de base de l’Union Départementale du13. A quand la sortie du PCF du PGE.

  • Le bilan : complaisant ou autocritique ? 26 mars 2018 14:15, par pam

    c’est une question cruciale qui mérite de vrais approfondissements, mais si je m’autorise un raccourci… nous avons dans un rapport de force qui semblait favorable et en progrès, chercher à inventer une « voie pacifique à un socialisme à la Française », qui était le résultat d’un mouvement double

    • tenir compte des critiques montantes sur le modèle soviétique, et notamment 56, puis après la Tchécoslovaquie… et de l’idée qui me parait juste, que le socialisme est toujours une construction historique nationale…
    • chercher à élargir le rassemblement populaire à des couches sociales nouvelles et notamment après 68 en prenant en compte des enjeux comme le féminisme, l’écologie…

    Le résultat est que nous avons fait un choix stratégique, union de la gauche et programme commun, pour lequel et Thorez, et Marchais alerteront sur les risques, tout en le faisant accepter par des communistes plutôt hésitants en fait…

    Et ce choix est la prémisse de la mise du parti au deuxième plan (et donc de l’appel à Mitterrand)…

  • Le bilan : complaisant ou autocritique ? 26 mars 2018 13:48, par Jean-Yves Allegre

    Je suis d’accord avec toi sur le programme commun et je me demande toujours pourquoi notre obsession de l’ Union de le Gauche et pourquoi nous sommes allés chercher Mitterand. Peut m’apporter une réponse ?

  • Le bilan : complaisant ou autocritique ? 26 mars 2018 09:14, par Jean-Yves Allegre

    D’accord sur ce qui s’est passé à la fin des années 90 avec l’arrivée de R Hue et avec la main mise des élus sur le Parti. Mais si cela a été possible c’est que le terrain était bien préparé.Pour moi le grand tournant se situe dans les années 70 avec le 22° Congrès et l’abandon de le dictature du prolétariat puis dans les congrès suivants l’abandon du centralisme démocratique et du marxisme léninisme. Petit à petit les communistes on été démunis et l’idéologie dominante à pris le dessus ( il faut reconnaître que l’anticommuniste et la pression ont été énormes). Il ne suffit donc pas de faire la critique des différentes directions mais d’essayer de comprendre pourquoi NOUS (enfin ceux qui restent encore au Parti…) avons accepté avec plus ou moins d’enthousiasme ces décisions.Faisons notre propre autocritique. Personnellement , après avoir été un bon soldat je ne milite plus ; c’est un choix délibéré. Défendre les positions actuelles du Parti c’est aller dans le mur.

    • Le bilan : complaisant ou autocritique ? 26 mars 2018 12:50, par Pascal Brula

      J’ai oublié de signaler que ce texte, je l’ai mis en ligne dans la tribune du 38e congrès et que, donc, il s’adresse à des adhérents de toutes sortes, à savoir, des jeunes adhérents, des camarades qui considèrent que Gayssot a déconné, d’autres qui rejettent cette période mais qui acceptent celles qui ont suivi, ou encore des camarades qui comme toi ont une réelle conscience que nos difficultés viennent de plus loin, etc… J’ai volontairement axé mon intervention sur la période Hue pour montrer ce que je pense être un vrai « bilan » critique, démarche qui pourrait s’appliquer à d’autres périodes. Je suis d’accord avec toi pour dire que le 22e congrès est une étape de notre descente aux enfers. Mais plus fondamentalement, je pense que c’est le « programme commun » qui en est véritablement à l’origine, et que le 22e congrès n’est qu’une étape d’adaptation.

Dans la même rubrique…

Mots-clés

Articles liés

Revenir en haut