Le film « El buen patron » et la lutte des classes

, par  Mireille Popelin , popularité : 64%

Ce film a raflé tous les Goya ( équivalent de nos Césars) en Espagne.

Juan Blanco est un patron « modèle ». Du moins c’est ce qu’il voudrait être pour ses employés, juste comme les balances qu’il fabrique.

Mais voilà ; il a licencié pour « raisons économiques »(discours que nous connaissons) un comptable, père de deux enfants. Qui ne l’accepte pas ! Et campe devant l’usine, avec ses gosses,ses pancartes de plus en plus revendicatives : il veut réintégrer son poste ! Voilà qui gêne notre patron modèle qui attend la visite d’une commission qui va lui décerner ( il en est sûr) le prix de la meilleure entreprise. Comment exerce-t-il son pouvoir ce bon patron ? En se mêlant de toutes les histoires de c…de ses employés, en retenant de ses employés, les plus productifs, avec parfois la petite enveloppe qui console mais surtout qui achète. Pas de syndicats dans cette entreprise…

Ce bon patron est pris à son propre piège : il exerce en effet une sorte de droit de cuissage sur ses stagiaires, les jeunes et jolies. Ce qui lui jouera un mauvais tour…
Mais le comptable, devant l’entreprise, ne se laisse pas acheter. Il essaie de rallier à sa lutte les employés, par l’intermédiaire du gardien, qui comprend son combat …mais la menace de licenciement du patron stoppe le gardien dans son aide solidaire.

Ce film, c’est une critique du paternalisme exercé par ces patrons d’usine des 18e 19e et 20e siècle.

Ce paternalisme, c’est le patron d’usine de mon père papetier qui le faisait venir le dimanche matin au château (le personnel de service était en congé , quelle horreur ma chère, ces lois du travail !) Le « service » rendu était « compensé » par ? « les bonnes œuvres » de l’usine, une secrétaire qui venait avec un sac de vêtements pour » les 5 filles du père Popelin , qui n’avaient plus de mère, ces pauvres petites » (Mon livre « les 5 filles du père Popelin » ed Inclinaison)

Ce film montre la lutte des classes que mène le bon patron ( jusqu’à l’extrême) , lutte qu’il mène sans pitié et qu’il gagne. Pour le moment.

Je ne suis pas sûre que ce paternalisme n’existe plus, dans les petites entreprises ?

Nous savons, nous communistes que la lutte des classes existe. Warren Buffet , le milliardaire en est sûr aussi, lui qui dit « la lutte des classes existe mais ce sont les riches, c’est NOUS qui la gagnons ».

Alors que faire ? Comme disait Lénine. Il faut discuter avec les camarades, les sympathisants, la gauche du que faire.

Le débat en visio le 12 juillet 2022 sera une bonne piste pour proposer des solutions et nous armer pour …la lutte des classes ?

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