38e congrès PCF

Le « Manifeste », le bilan, le 22e congrès

Un texte a été choisi par les communistes, c’est une base commune, pas un texte immuable dont il n’y aurait plus rien à dire. Au contraire, il doit maintenant être enrichi, complété, renforcé. Mais comme son nom l’indique, il s’agit d’ une base de discussion qui a sa structure et sa logique et il n’est pas question de la remplacer par une autre d’une autre nature, bref de faire rentrer par la fenêtre ce qui a été sorti par la porte suite à un vote majoritaire.

Le débat doit s’ouvrir sérieusement, fraternellement, égalitairement avec un seul objectif pour tous : l’existence d’un parti communiste engagé dans les luttes et le combat pour une autre société qui rompe radicalement avec le capitalisme. Ce débat doit être un débat au fond, celui des idées pas celui des règlement de comptes et des attaques personnelles.

Pierre Laurent dans son intervention au CN qui a suivi le vote des communistes, après en avoir analysé les résultats semblait en convenir, mais c’était pour tout de suite après oublier cette clause qui n’est pas que de style, pour imposer son heure aux pendules de l’évènement congrès en déclarant :

« Le débat sur le bilan de nos initiatives stratégiques ou unitaires est de ce point très utile si nous voulons avancer en tirant des leçons du passé. Mais ce travail de bilan n’est utile que s’il ne se réduit pas à une caricature consistant à résumer les causes principales de nos difficultés par – je cite –, le « renoncement des dirigeants successifs du Parti » ».

D’aucun comme Dartigolles, ou certains dans ma section, se sont empressés d’en tirer des augures favorables à leurs thèses contestées et de les concrétiser par des demandes d’amendements qui ne sont ni plus ni moins que des demandes visant une réécriture du texte pour en réorienter son esprit et son contenu. Le vote des communistes doit être respecté !

Pour ces camarades, le parti aurait déjà tranché ce qui fait problème sur un certain nombre de points visés par le "Manifeste", en particulier en ce qui concerne les pays socialistes, la révolution d’Octobre et ses suites, le léninisme, ses principes et leurs applications. Il n’y aurait donc pas à y revenir ! Il n’est pas non plus tolérable pour eux de critiquer le bilan politique de la direction nationale, ni moins encore de lui imputer les conséquences des orientations qu’elle s’est donnée. Les communistes avaient voté ces décisions. Là encore, on ne peut ni les critiquer ni les remettre en question. Elles ne sont plus contestables et d’ailleurs selon les mêmes, nous ne sommes plus à l’heure de Moscou. Les temps ont changés. Le socialisme a failli. Suivant l’enseignement de Lucien Sève, il ne doit plus être invoqué comme moyen pour aller au communisme. Enfin argument suprême, on ne revient pas sur ce qui a été décidé dans les congrès précédents, même si les faits, parce qu’ils sont têtus, démontrent que ces décisions procédaient d’une mauvaise analyse et qu’ils ont démenti leur justesse.

C’est ainsi que Olivier Dartigolles, porte parole du PCF et donc de son secrétaire auquel il est tout dévoué en la circonstance, reprend les griefs de ce dernier contre la nouvelle base commune. Il le fait dans une contribution ou il déclare tout de go : « Pour construire ce texte majoritaire, Pierre Laurent, lors de la réunion du Conseil national des 13 et 14 octobre, a identifié cinq thèmes sur lesquels il convient de poursuivre la discussion et d’amender la base commune (voir « CommunisteS » du 17 octobre). Certains de ces thèmes nécessitent un travail d’amendements « classiques » pour le préciser et l’améliorer ».

Mais, rajoute-il aussitôt, « sur plusieurs questions, de véritables réécritures sont à mon avis nécessaires ». Voila qui est dit au plus haut niveau et qui ne tarde pas à être adopté un peu partout : la consigne est donnée, le texte doit être réécrit. « Je pense que, pour devenir le texte d’orientation qui les rassemble (les communistes), la base commune doit être débarrassée de toute formule régressive », le marxisme-léninisme fait partie de celle-ci. Cerise sur le gâteau, Olivier Dartigolles va jusqu’à contester le communisme de Marx, son engagement, ses préconisations pour créer des parti communistes aux fins d’organiser les combats de classe et donner à la classe ouvrière une autonomie politique, en utilisant cette remarque brillante « l’œuvre de Marx est évoquée de façon très discutable où il est indiqué « qu’il a montré la nécessité de l’existence de partis communistes » alors que ceux-ci n’existaient pas à son époque ».

Que demandait le "Manifeste" du parti communiste alors ? Pour quelles raisons la ligue des justes avait-elle été transformée en ligue des communistes ? Il est vrai qu’en le disant ainsi, se trouve disloquée la filiation d’un manifeste à l’autre et sans doute plus inconsciemment, autorisé le retour à la social-démocratie, cette forme initiale de l’organisation du mouvement ouvrier avant la création de la 3e internationale et la décision prise à Tours par une majorité de la rejoindre. « Nous n’allons pas revenir a un dogme officiel » continue-t-il plus loin. Le marxisme à l’appui duquel notre manifeste propose de réfléchir les grandes questions du monde se retrouve donc ramené par ce responsable national au statut de dogme religieux. A part ça, nous n’étions pas engagé dans un processus d’effacement du parti communiste !

D’autres continuent dans cette veine et même en rajoutent avec un cynisme ridicule qui frise les discours des plus anti-communistes lus dans les médias bourgeois. Robert Ingey, secrétaire de la fédération des Alpes Maritime, par ailleurs signataire du "Printemps des communistes", déclare que le texte n’est pas amendable et doit être refondu dans sa totalité. Loin d’apporter du sens dans les luttes actuelles, il « pense profondément que ce « sens » est un profond recul et pose problème à une majorité de communistes. Non seulement aux plus de 57 % des votants qui n’ont pas fait ce choix, mais aussi à une majorité des plus de 18.000 communistes qui n’ont pas participé au vote ». Parce-que bien sûr pour lui, ceux qui n’ont pas voté pensent comme lui. Il participera à la discussion précise-t-il, apportera des amendements, mais de toute façon ne votera pas pour le texte malgré ces modifications apportées car selon lui, quoi qu’on dise quoiqu’on fasse, un autre texte devrait sortir du congrès. On ne peut être plus fractionnel et hors parti, mais c’est pas grave, à eux tout est permis puisqu’il sont les tenant d’un communisme évolué et moderne.

Comme le défend Pierre Alain Millet dans la réponse qu’il lui fait, les communistes ont, n’en déplaise à tous ces camarades, mais le sont-ils encore, le droit de réorienter la politique de leur parti. Ils en ont même l’impérieuse obligation surtout après avoir fait le douloureux constat des impasses dans lesquelles les directions successives ces dernières décennies les ont conduit. Ils ont le droit de revenir aux fondements de leur parti et de relever le défi du choix fait à Tours. Ils ont le droit de dire, fusse en désavouant les orientations de la direction, qu’ils ne veulent pas voir leur parti disparaitre. Ils ont le droit de vouloir se donner un collectif dirigeant qui ne soit pas le reflet concentré sur un homme de la politique spectacle. Ils ont le droit de dire avec Fabien Roussel : « Nous pouvons construire ce changement de direction ensemble , non pas en s’opposant, mais en s’additionnant. Chez nous, dans notre parti, il n’y a pas d’écurie, pas d’éléphant derrière qui on se range. Il faut sortir tous gagnant ». Ils ont le droit de vouloir que leur parti retrouve sa place dans la société pour conduire les luttes et permettre les changement qui aboliront le mode de production capitaliste et ses injustices, par un "Manifeste du communisme du XXIe siècle".

Vive le parti communiste Vive le marxisme-léninisme Vive le socialisme, et le communisme son but

Fraternellement

Gilbert

Vos témoignages

  • Pour comprendre l’échec de cette expérience et rouvrir l’avenir, il faut effectivement revenir à Marx, par-delà le « marxisme-léninisme », et à sa conception matérialiste, déterministe- évolutionniste de l’histoire. 2 Celle-ci est résumée dans la Préface de 1859 à la « Critique de l’économie politique » (mais on la trouve dans bien d’autres textes) et elle a été dévalorisée à tort par le courant althussérien. Elle nous présente l’idée d’une succession de modes de production dans l’histoire, qui obéit à des lois. Dans son prolongement, l’idée d’un nouveau mode de production à venir, mettant fin aux antagonismes de classes est envisagée (le communisme), mais sur la base de trois conditions (que d’autres textes précisent). Ici, c’est d’abord celle d’un fort développement des forces productives matérielles, ce qui signifie que le passage au communisme (via le socialisme) présuppose le capitalisme développé, la société industrielle donc. Ailleurs (voir le « Manifeste »), une condition sociale impérative est indiquée : la constitution d’une « immense majorité » de travailleurs salariés, liés directement ou indirectement à l’industrie (ce qui suppose que l’on comprenne bien le terme de « prolétariat »). Enfin, il y a la démocratie politique, issue de cette majorité, « l’émancipation des travailleurs ne pouvant être que l’œuvre des travailleurs eux-mêmes ». 3 Ces conditions n’existaient pas dans la Russie de 1917 et leur absence est la cause principale de l’échec qui a suivi, même si d’autres causes ont joué comme l’encerclement capitaliste. Certes, Marx à la fin de sa vie a envisagé qu’une révolution puisse se déclencher dans ce pays sous-développé, mais il a ajouté (ce qu’on oublie toujours) qu’elle ne pourrait réussir qu’avec l’appui d’une révolution en Occident lui apportant ses « acquêts » (= ses acquis)… qui n’a pas eu lieu ! Lénine en eut conscience et c’est pour cela qu’il opéra le tournant de la NEP. Mais il est mort trop tôt et très pessimiste quant au futur. 4 A partir de là on peut et doit (et sans oublier certains aspects positifs sur le plan économique et social) considérer le stalinisme (celui de Staline) comme l’exact opposé de ce que voulait Marx sous le nom de communisme, en particulier s’agissant de la liberté, du poids de L’Etat et du respect des hommes. Et l’on constatera qu’aucune révolution à visée communiste dans un pays sous-développé n’a réussi durablement : je le regrette mais je le comprends à partir de Marx ! 5 A l’inverse, on peut affirmer (quitte à me retrouver seul en le disant) que la social-démocratie était bien un chemin d’« évolution révolutionnaire » (Jaurès) vers le communisme, mais qu’elle s’est arrêtée en chemin, puis s’est convertie au social-libéralisme après la chute du mur de Berlin. 6 Nous sommes aujourd’hui, avec en plus la crise mondiale du capitalisme, dans les conditions que Marx avait globalement prévues (voir Badiou) et les conditions économiques, sociales et politiques (la démocratie formelle) existent (même si les conditions subjectives font défaut), qui rendent possible, par hypothèse, le passage au communisme dans son vrai sens, au moins en Occident. Mais ce ne sont que des « présupposés objectifs » (voir Sève) qui rendent ce passage possible mais non nécessaire ou inéluctable : il faut éliminer de la pensée de Marx toute trace de ce vocabulaire fataliste ou messianique… qui encombre parfois sa pensée ! 6 Par contre, il faut remettre au premier plan l’instance de la morale (et pas seulement celle de l’intérêt,) que Marx a dévalorisée théoriquement alors que son texte est aussi une critique morale du capitalisme (toute critique suppose des valeurs, ici morales) ! Il est vrai, comme me l’a rappelé depuis Vergely, la morale ne suffit pas et elle peut même être inopérante sans l’appel à l’intérêt matériel (que Marx ne méprisait pas) et aux luttes concrètes. Mais seule elle peut nous faire saisir ce que le capitalisme a de scandaleux sur le plan humain (et non seulement d’improductif ou d’inefficace aujourd’hui) et elle fait apparaître le communisme aussi comme une exigence morale. Dans une époque où le sens moral paraît se défaire un peu partout, il faut remotiver les hommes en politique sur cette base normative.

    • Le « Manifeste », le bilan, le 22e congrès 11 novembre 2018 09:34, par CN46400

      @Y Evidemment, d’accord avec votre intervention, en particulier : « il faut éliminer de la pensée de Marx toute trace de ce vocabulaire fataliste ou messianique… » C’est vrai, qu’à chaque ligne, on le sent occupé à veiller à ce qu’aucune de ses tendances, fatalisme ou messianisme, qu’il soupçonne de se planquer derrière chaque détail, n’émerge, même, et surtout, par surprise. Marx ne cultive qu’une plante : l’objectivité ! C’est là que siège l’essentiel de la puissance de son raisonnement. Quand à Lénine dont on sait, depuis le dernier examen de sa momie, qu’il est mort des conséquences lointaines de l’attentat de la s.r. Fanny Kaplan (obstruction progressive de l’artère carotide), je ne croît pas qu’il a sombré dans le « pessimisme ». Tout simplement parce qu’il sait, dit, et écrit que son gouvernement est une expérience, comme La Commune, qui peut échouer. Mais que d’autres prolétariats, il cite la Chine et l’Inde, où le potentiel de force de travail est bien plus important que dans l’URSS, reprendront le flambeau à partir des leçons, positives et négatives, laissées par la Révolution d’octobre. Au passage je rends à Staline, et aux post-staliniens, ce qui leur appartient, le mérite d’avoir fait publier, par le menu, et diffuser, les écrits de Lénine où on peut trouver quelques pépites comme dans le tome 27 où il explique, moins de six mois après octobre, sa vision du socialisme, du « capitalisme d’état » sur laquelle il reviendra, après la guerre civile, qui s’annonce, pour lancer la NEP. (Les tâches immédiates du pouvoir des soviets ; Sur l’infantilisme « de gauche » et les idées petites-bourgeoises) Reste qu’il nous manque le collationnement des écrits de Lénine sur la NEP, qu’il n’a pas eu le temps de réaliser lui-même, qui serait décisif pour extraire Lénine de la gangue sectaire du « marxisme-léninisme ». Et que, pour ce travail, on ne peut guère compter sur les trotskistes, englués qu’ils sont par les positions, hors NEP, adoptées par Trotski dans son combat anti-Staline. Alors qu’il avait été, jusqu’en 24, le meilleur soutien de Lénine sur cette politique….

  • Le manifeste, le bilan, le 22e congrès 9 novembre 2018 12:18, par remond gilbert

    cn 46400 s’agit-il d’ un numéro de prisonnier victime du goulag de l’affreux Staline ? Tout le monde le sait sa dictature est égale a celle du conte Dracula, et bien sur n’a rien a voir avec le pouvoir exercé par le prolétariat ! Tant pis si ce n’était pas l’avis des nazis dont les armées ont tué 27 millions de soviétiques ni celui des impérialismes ligués, qui de partout se sont acharnés sur les frontières du socialisme en un seul pays ? Tant pis si de toute évidences les révolutions hongroise, polonaise, allemandes, italienne , autrichiennes ont été écrasée dans le sang ! Tant pis si Staline, n’était ni le premier secrétaire du parti bolchévique a cette époque , ni le responsable de l’armée rouge ! sans doute les soviets auraient du rester sous domination bourgeoise, s’en remettre a Kerensky et ses maréchaux putschistes en leur abandonnant le pouvoir, puisque d’un seul pays ! Non sérieusement sur tous les points que j’ai abordé dans mon texte, il n’y a que le marxisme léninisme qui doit être retoqué pour cause de dogmatisme stalinien ? On voit de quels côtés penchent vos préoccupations ! Curieusement l’un des enjeux de fond du texte vous échappe complètement , celui qui concerne l’élection de la direction du parti et de son secrétaire . Il s’agit justement de s’opposer a toute dérive présidentialistes c’est a dire a l’ouverture de la voie qui conduit a la personnalisation du pouvoir politique, ce qui en d’autres temps et d’autres situations conduisait au culte de la personnalité voir a la déification du grand dirigeant désigné ( par exemple le roi de France était le représentant de Dieu dans la nation, idem pour le Tsar). Et puis il y a cette petite finasserie assez hypocrite par quoi vous invoquez Marx puis Lénine comme deux entités séparées, deux stars en sommes du mouvement ouvriers, deux phares de la littérature politique qui n’auraient aucun lien entre eux et avec lesquels vous entretenez une relation affective :« j’aime le marxisme, j’aime le léninisme », relation de faire valoir a un autre sentiment vous permettant de mieux dire « je hais le stalinisme » ! Nous ne sommes pas sous les sun ligths pour briller dans des salons mondains en phase avec la pensée dominante, nous voulons être des militants révolutionnaires pragmatiques éclairés par une théorie qui leur dévoile les enjeux de classe a l’œuvre tout en leur donnant les outils efficaces nécessaires pour fabriquer l’avenir. Se réclamer de Marx et de Lénine c’est ne vous en déplaise être marxiste-léniniste dans notre tradition communiste. L’un a défini et analysé ce qu’était le mode de production capitaliste, dessiné une perspective pour en sortir, l’autre s’appuyant sur le premier a construit l’organisation pour le permettre et produits les stratégies de classes qu’elles se devait de mettre en œuvre pour réussir, tout en laissant a chaque fois une ouverture a la dynamique engagée, un espace a la critique de la phase écoulée. ( la lutte de classe se radicalisme sous le socialisme d’où la nécessité d’une vigilance active et démocratique des classes populaire appelée par l’un puis par l’autre dictature du prolétariat) Enfin sur la question de l’expérience soviétique, de son bilan , nos pensons qu’ il reste a faire et c’est ce que propose le manifeste et les amendements que nous voulons lui apporter, mais nous pensons aussi qu’ il reste a faire en dehors de toute dogmatique réactionnaire, qu’il doit se faire en tenant compte de l’ensemble des conditions ( interne et externes) qui l’ont travaillé .

    • Le manifeste, le bilan, le 22e congrès 9 novembre 2018 13:59, par CN46400

      @remond Gilbert « la lutte de classe se radicalisme sous le socialisme » D’après Kroutchev, c’est avec cette formule que Staline justifiait tous les procès, et les fusillades, de 80% des participants au congrès des « vainqueurs » de 1934. Et aussi des millions de travailleurs forcés, parce qu’on ne pouvait pas les payer, des innombrables « goulags » du « socialisme dans un seul pays »comme celui-là : « A Moscou au CC aux c. Kaganovitch et Molotov Le manque de main-d’oeuvre, les départs en masse vers les travaux des champs peuvent mettre en péril le travail de construction de Magnitogorsk. ll faut disperser les condamnés dans les v1llages et les secteurs de l’énorme chantier de Magnitogorsk et cela ne sautera pas aux yeux. Je demande […] à ce que l’on autorise l’utilisation de 15-20 000 condamnés sur le chantier de Magnitogorsk. 0rdjonikidzé est d’accord. Sotchi 14 juillet 1932, Staline.

      Le marxisme-léninisme, c’est aussi cela : le vol de la force de travail. Ni Marx, ni Lénine n’ont préconisé cela, mais réunis dans le marxisme-léninisme çà devient possible !…..

      • Le manifeste, le bilan, le 22e congrès 10 novembre 2018 15:10, par dariokhos

        Décidément, CNmachin, je suis en total désaccord avec toi. Le vol de la force de travail, mais tu te fous du monde ? Les condamnés étaient des contre révolutionnaires, pas des travailleurs. Staline avait cent fois raison dans la citation que tu fais. La dictature du prolétariat ’relis, si tu l’as jamais lu, « L’Etat et le Révolution », c’est la contrainte d’un Etat maintenu par la majorité prolétaire contre la minorité bourgeoise et ses sbires. Contrairement à toi, Staline était un authentique militant marxiste et léniniste, marxiste-léniniste. Jusqu’à présent tu te contentais de défendre Trotsky tout en faisant semblant de le combattre et surtout Deng, l’ultra droitier, l’héritier de Bernstein et Kautsky. Mais là tu remets en cause le concept même du marxisme-léninisme. Je me demandais : ES-TU UN FLIC ??????

        • Le manifeste, le bilan, le 22e congrès 10 novembre 2018 19:06, par CN46400

          @Dariokhos Je travaille gratuitement pour la CIA… et j’ai découvert qu’entre 37 et 38,790 000 citoyens soviétiques étaient passé de vie à trépas par fusillade. (catalogue de l’association Mémorial). Pendant que trois million de voleurs de poules, souvent tirés au sort, travaillaient gratuitement, sans toujours être volontaires, dans les chantiers du dépassement des plans quinquennaux…

          • Le manifeste, le bilan, le 22e congrès 10 novembre 2018 22:02, par dariokhos

            Vérolé par l’idéologie dominante ; je me suis trompé, tu n’es pas un flic, ils n’avancent pas des arguments aussi débiles et infondés. Ils cherchent toujours à être crédibles. As-tu regardé les archives de Moscou révélées depuis 1990 ? Renseigne toi, écris, par exemple à Annie Lacroix-Riz, tu verras que ton rêve de Staline grand méchant loup est juste un cauchemar. Il y a peut-être un problème psy ; que t’a fait Staline dans une vie antérieure ?

  • Le manifeste, le bilan, le 22e congrès 8 novembre 2018 08:19, par CN46400

    Le marxisme-léninisme ? Deux questions pour une réponse ! 1-Existe-t-il encore un connaisseur de Lénine qui peut démontrer que Lénine aurait approuvé cette formule avec le culte qui allait avec ? 2- Qui peut démontrer que Lénine aurait approuvé la thèse du « socialisme dans un seul pays » et de l’autarcie que cela supposait ? Cette formule n’a rien a voir avec la notion de communisme qui est l’antithèse de la flagornerie ubuesque qu’elle à justifiée après l’installation de la dictature de Staline. C’est l’habillage idéologique du culte de la personnalité et de tous ses attributs. Rappelons que la compagne de Lénine a été placardisée pour avoir refusé le Mausolée de la Place Rouge. En fait, le marxisme-léninisme était utilisé comme un dogme chargé de déconsidérer toute critique objective. En clair, j’aime le marxisme, et le léninisme aussi, mais je hais le mixage stalinien des deux…..

  • Le manifeste, le bilan, le 22e congrès 8 novembre 2018 07:04, par frank

    Le problème ,ce sont ,Marie-Pierre Vieu,l’entourage direct de Pierre Laurent,le couple Cohen-Seat,Borvo,qui exigent de lui,qu’il reste,au plus grand mépris de la démocratie militante.C’est indigne et pourtant,réel.Pierre Laurent s’accroche et se couvre de honte,mais il est trop influencé par ce groupe d’anti-PCF qui est autour de lui. Voici l’article du Figaro,hier : ‘Pierre Laurent défend sa candidature,alors que il a été mis en minorité. Dans une lettre envoyée lundi aux membres de la commission nationale des candidatures, Pierre Laurent a répété sa disponibilité. « Je crois mon expérience utile à cette période », leur a-t-il écrit, avec la promesse de « construire un renouvellement profond du Parti communiste, dans tous les domaines ». Une lettre qui ne semble pas avoir convaincu les membres d’une commission en partie composée par la direction sortante… Du côté de Pierre Laurent, on considère que le vote de mardi « ne peut pas être considéré comme une décision, puisque seules 50 personnes sur les 118 membres étaient présentes ». « Un déni inquiétant, selon un membre de cette commission, qui pèse sur notre capacité à sortir rassemblés du congrès ». La commission doit de nouveau se réunir dans 15 jours. Mardi, à la majorité des membres présents, la commission des candidatures du PCF a rejeté la proposition du secrétaire national, Pierre Laurent, de conduire à nouveau la liste en vue du congrès extraordinaire du parti qui se déroulera à Ivry (Val-de-Marne) du 23 au 25 novembre. Ce refus de le laisser briguer un troisième mandat est un nouveau désaveu après sa défaite de début octobre. À l’issue d’un vote interne aux militants communistes le 6 octobre, son texte – la « base commune » -, non seulement n’avait pas obtenu la majorité absolue, mais était arrivé 4 points derrière un texte alternatif porté par les députés André Chassaigne et Fabien Roussel. Peu après ce vote, Fabien Roussel comme Pierre Laurent avaient dit leur disponibilité pour conduire la liste. Mardi cependant, à 26 voix contre 24 et une abstention la commission des candidatures a jugé, rapporte un participant au Figaro, que « la disponibilité de Pierre Laurent comme secrétaire national divise le parti et empêche une liste commune »’.

  • Le manifeste, le bilan, le 22e congrès 7 novembre 2018 23:05, par SNOWDEN

    A bas la ligne liquidatrice appliquée depuis plus de 25 ans par les arrivistes incompétents Hue, Braouezec, Wurtz, Martelli, Buffet, Tartignol, et Laurent. Vive le PCF, vive la CGT, vive le marxisme, vive le communisme, vive la classe ouvrière élargie en France qui n’a jamais été si nombreuse !

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