Conseil National des 2 et 3 juin 2018

Le projet de base commune ne convaint pas les membres du Conseil National

Les votes au Conseil National sont éloquents !

Conseil National du 3 juin 2018

Résultats des votes (A main levé, le vote secret étant refusé par la tribune)

Projet de Base Commune

Partie 1 : 68 votants, 47 pour, 11 contre, 10 abstentions Partie 2 : 82 votants, 43 pour, 29 contre, 10 abstentions Partie 3 : 87 votants, 45 pour, 24 contre, 18 abstentions Totalité Texte : 91votants, 49 pour, 26 contre, 16 abstentions

Commission transparence des débats 79 votants, 75 pour, 0 contre, 4 abstentions,

Commission des candidatures 81 votants, 54 pour, 16 contre, 11 abstentions

Rappel : Le 37e Congrès avait élu 170 camarades…

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Vos témoignages

  • Cros Jacques 6 juin 2018 09:55

    Par ma fenêtre ouverte…

    … je regarde pâlir l’été qui va mourir » ! Ça faisait partie des paroles d’une chanson que nous chantions à l’école quand j’étais élève. J’y ai repensé à la lecture de la base commune à laquelle j’ai consacré l’essentiel de mon après-midi de ce 5 juin. Eh oui, je sais il ne doit pas y avoir beaucoup d’adhérents du PCF qui ont entrepris et mené jusqu’à son terme un tel investissement. J’ai été d’accord avec la première moitié de cette fameuse base commune, celle qui concerne le constat de la situation sociale désastreuse que nous vivons. Je me suis reconnu dans les responsabilités d’un capitalisme prédateur qui dans la phase actuelle de son développement conduit aux pires désordres pour l’humanité. Oui, la recomposition politique à laquelle nous assistons est bien l’adaptation du pouvoir des possédants aux exigences qui sont les leurs. L’élimination du parti socialiste, l’effacement de LR dans le processus au bénéfice de LREM correspondent à la réalisation de tels objectifs. J’ai pris note de l’évolution des moyens mis en œuvre par le mécanisme de l’exploitation capitaliste pour renforcer son emprise. L’ubérisation, les autoentrepreneurs, s’inscrivent dans cette perspective. Les médias, y compris ceux qui semblent gérés de manière indépendante de la bourgeoisie, comme Google et Facebook, sont au service de la bourgeoisie. Les réseaux sociaux, s’ils peuvent constituer un contrepouvoir aux attaques contre la démocratie de proximité qui s’en prend aux fondements de la République, comme les communes, se révèlent impuissants. Il y a dans le texte de la base commune quelques fenêtres censées ouvrir le débat sur ce qu’il faudrait faire. Eh bien je n’y ai pas vu un bilan sérieux de l’état du parti communiste. Perte de ses repères idéologique, baisse de son influence électorale, diminution du nombre de ses élus, désaffection croissante de ses militants… Si quelques aspects sont évoqués, en gros c’est l’impasse à ce sujet. Evidemment ça permet d’éviter l’analyse de ce qui est en cause et que je crois fondamentalement être l’inadaptation de l’orientation que l’on suit depuis quelques dizaines d’années et qui n’a pas tenu compte de la nécessaire autonomie que devrait avoir un parti révolutionnaire dans le contexte de rupture avec un système en fin de course. Là, c’est la logorrhée ! De temps en temps on met un point, ça fait une phrase, on va à la ligne on obtient un paragraphe et on met un numéro pour avoir un chapitre. Pour le reste c’est à peu près l’impasse sur la stratégie qui, de programme commun, en gauche plurielle, puis en CUAL et autre Front de Gauche nous ont fait perdre notre identité. On est toujours en quête d’une solution aux problèmes socio-économiques dans le cadre du maintien, certes non reconnu, de la logique du capitalisme. Les recherches d’alliance électorale avec les diverses variantes de la social-démocratie, que ce soit la SFIO, l’UGDS, le PS, le PG et présentement la FI ont pourtant fait la preuve de leur impuissance à rien résoudre ! On ne manque pas de mettre en avant notre engagement pour les droits des femmes, des immigrés, des homosexuels… mais on ne pose pas vraiment la question de l’organisation révolutionnaire indispensable au changement nécessaire pour le succès de ces luttes. Et pas davantage d’ailleurs celle contre l’idéologie de l’extrême droite, qui occupe l’espace laissé vacant par le défaut de perspectives révolutionnaires. C’est notamment le cas dans les villages du Biterrois et à Béziers même. On n’a pas de réflexion adaptée à ce que représentent les structures de l’UE et leur finalité. Avec le PGE on reste dans le cadre du capitalisme qui s’impose à tous les Européens comme d’ailleurs à l’ensemble du monde, ce qui est quand même rappelé. On continue à avancer, un pied dans le vide, l’autre sur rien du tout. Par les fenêtres de la base commune je regarde disparaître ce qui reste du parti auquel j’avais adhéré il y a 58 ans. Mais je n’en verrai peut-être pas la fin, quoiqu’inéluctable avec l’absence d’analyse qu’il faudrait avoir, la mort me permettra, qui sait, de ne pas en être témoin !

    Jacques Cros

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