Manifestation du 23 mars à Béziers

, par  Nicolas Cossange , popularité : 90%

A Béziers la mobilisation pour la manifestation du 23 mars a été forte : un millier de personnes peut-être. Comme nous sommes nombreux aujourd’hui le défilé fera le grand tour.

En tête du cortège une banderole rappelait un mot d’ordre de la CGT : la crise c’est eux, la solution c’est nous ! Nous avons retenu pour illustrer notre article une photo prise par Hugues Bousquet qui montre, près de la place David d’Angers un groupe de manifestants, drapeaux déployés.

Parmi les slogans entendus nous avons retenu « Deux pas en avant, trois pas en arrière, c’est la politique du gouvernement ! » Ah bon, il fait marche arrière le gouvernement ? On n’aurait pas cru !

Évidemment les questions soulevées ce 23 mars sont nombreuses : RGPP, pouvoir d’achat, emploi… On aurait envie de développer celle des retraites mises à mal par les mesures déjà prises et plus encore par celles à venir.

De 37,5 annuités de cotisation pour bénéficier d’une retraite à taux plein on est passé, dans le privé d’abord, dans le public ensuite, à plus de 40 annuités. A terme l’objectif est de faire reculer à plus de 63 ans l’âge du départ à la retraite.
Ce n’est pas ainsi qu’on va lutter contre le chômage des jeunes !

Par ailleurs on sait que les pensions de retraite ne sont plus indexées sur le salaire des actifs mais sur l’inflation supposée (en fait minorée), c’est-à-dire que les retraités ne bénéficient plus des avantages acquis par leur catégorie. De plus la référence aux dix meilleures années de salaire a été abandonnée. Au total le niveau moyen des retraites a baissé de 20 % depuis 1993.

Il faut signaler encore les atteintes à la réversion au conjoint survivant et la suppression de la demi-part attribuée aux personnes seules (veufs ou veuves en particulier) ayant élevé des enfants dans le calcul de l’impôt sur le revenu.
Enfin on peut ajouter que le système par répartition est dans le collimateur du MEDEF et de l’Union Européenne.

Naturellement des arguments sont avancés par les tenants de cette régression sociale, arguments spécieux qui évacuent la donnée de fond, à savoir la recherche du profit le plus grand dans le temps le plus bref.

Plutôt que de contester cette logique certains s’occupent à tirer des plans sur la comète. Ça peut consister à donner des consignes pour le second tour des élections régionales mais ça peut aussi philosopher sur les problèmes existentiels de chacun !

Jacques CROS

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