Nouvelle étape de la lutte de classe Réflexions de la section de l’ouest biterrois.

, par  Christian Harquel , popularité : 45%

 Les sanctions pénales contre les syndicalistes en lutte, le démantèlement du code du travail sont les marques les plus récentes d’un changement dans la nature et le niveau de la lutte de classe.

 Désormais les gouvernements montent ouvertement en première ligne dans l’affrontement Capital/Travail. Ils le font en utilisant tout l’arsenal disponible de l’État.

 Des politiques économiques de plus en plus dures, dites d’austérité mais qui ne sont pas autre chose que des politiques de soutien à l’accumulation capitaliste.

 Des transferts massifs de richesses du travail vers le capital (CICE, aides fiscales, exonérations de "charges sociales", privatisations de services publics, mutuelles…).

 Des réformes qui durcissent les conditions d’exploitation des travailleurs (code du travail, UNEDIC, retraites…).

 Des mesures d’urgence et d’exception qui mettent la justice sous la tutelle du pouvoir.

 Des institutions qui passent par dessus le contrôle, l’assentiment des instances démocratiques et les votes des citoyens.

 Des dispositions liberticides qui autorisent sans contrôle la surveillance de masse de la population.

 Des interventions militaires au service des intérêts économiques des classes dirigeantes, encadrées par une organisation militaire (OTAN) véritable bras armé des impérialismes occidentaux.

 Une organisation des territoires livrés à l’appétit des banques et des multinationales.

 Une monnaie et un crédit à l’abri des choix politiques des peuples, directement au service des marchés financiers.
 Un intense matraquage idéologique relayé par des médias aux ordres des classes dirigeantes, utilisation de la peur : menaces terroristes, crises, extrême droite.

 Les guerres et l’arme fatale, le crash boursier, auquel on semble nous préparer, qui remettrait tout à plat, (« la société se trouve subitement ramenée à un état de barbarie momentanée », K Marx), en purgeant le capital du surplus de capitaux accumulés.

 A ce niveau d’affrontement, ce qui est recherché c’est l’anéantissement de toute opposition au système à commencer par la plus active et l’asservissement des peuples aux intérêts du Capital.

 Face à une telle situation la seule arme du camp du travail c’est son unité. Non pas un rassemblement des victimes du capital pour chercher à parer aux mauvais coups ou à gagner des positions dans les institutions.

 Mais un rassemblement sur les intérêts de classe du monde du travail, se donnant d’emblée comme objectifs la prise du pouvoir pour un changement de société et de classes dirigeantes.

 Le contenu du rassemblement doit s’attaquer à ce qui est au cœur du système d’exploitation et du pouvoir des classes dirigeantes, à savoir la fin du marché du travail capitaliste, la propriété des moyens de production, l’extorsion des richesses créées par les travailleurs.

 Les propositions alternatives aptes à reconstruire l’unité du salariat ne manquent pas : statut unique du travailleur, abolition de la propriété lucrative pour une propriété d’usage des travailleurs, cotisations sociales comme moyen de se réapproprier la totalité des richesses créées par le travail, nouvelle république populaire et sociale…

Reste à reconstruire sur cette base un parti communiste et son organisation. On est là, bien loin des magouilles d’appareils autour de l’élection présidentielle de 2017.

Christian Harquel, section de l’Ouest Biterrois.

Brèves Toutes les brèves

Navigation