Oui, une seule question se pose.

Une contribution de notre camarade Michel Capron, section de Clermont L’Hérault, dans le 34.

Oui, une seule question se pose. Elle pourrait être celle du rassemblement du « peuple de gauche », écologistes, socialistes, communistes, insoumis. Mais là, je vois déjà, j’entends les uns et les autres dire "mais non vous n’allez pas me faire croire qu’un tel parti est de gauche ?". Nous emprunterons la marche des illusions perdues d’une union de la gauche, d’une gauche plurielle, d’Humain d’abord, de France en commun, d’avenir en commun. Soyons sérieux ! Qui à gauche a la farouche volonté, déclare cette impérieuse nécessité de sortir du capitalisme ? En tant que militant communiste, je me souviens des réflexions de nos anciens camarades, ceux et celles qui avaient eu le courage d’être des communistes alors que cela était interdit. Ils rapportaient cette réflexion de la droite et du patronat "l’on ne fait pas la même politique avec un parti communiste à 20% où à 10%". Aujourd’hui l’évolution des mœurs politiques fait que l’on va vers des mouvements et de dire que les structures n’auraient aucun sens. Cela laisse la place à une seule structure vivante… « le capitalisme ! »… et il est en train de gagner ! Est-ce qu’un rassemblement de gauche autour d’un leader aussi charismatique qu’il soit, que le parti communiste a créé et soutenu, obtenant 19% des voix aux dernières élections présidentielles, est en mesure, a la volonté de faire changer le rapport de force ? La politique que nous subissons aujourd’hui par le président du capital à elle seule en apporte la réponse, elle est la plus réactionnaire depuis plus d’un demi-siècle. Alors oui, une question se pose, elle est en faveur de ceux et celles qui s’opposent structurellement au capitalisme. Elle est celle du renforcement du parti communiste français, de son bilan, conscient des erreurs qui ont pu être les siennes, mais aussi avec le poids d’un passé "des luttes", toujours au service des populations, résolument pour la paix. Rendre les richesses à ceux et celles qui en sont à l’origine. LA CLASSE OUVRIÈRE !

Michel Capron

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Vos témoignages

  • CN46400 26 février 2018 10:59

    La question, éternelle, qui nous est posée est le commandement de Marx : Prolétaires, unissez-vous ! Si, avec lui, on admet que les prolos sont une immense majorité, il faut utiliser toutes les recettes efficaces pour les unir. Et si « la gauche » en est une, il faut l’utiliser. Mais nous ne devons pas nous « abaisser à dissimuler nos opinions et nos projets », encore du Marx, largement oublié à partir de 1972, quand l’union, de moyen est devenue un but !

  • gilles Mercier 26 février 2018 09:10

    C’est quoi la gauche ? Cela fait référence à quoi ? Ce n’est pas autre chose que la gestion sociale du capitalisme. Or le Capital dans l’économie mondialisée veut tout. Il n’y plus de place pour gestion sociale du capitalisme. C’est pour cela que la social démocratie n’a plus rien à offrir. Gauche-Droite les gens en ont marre d’ou le succès de LRM, de FI ou du FN. Non camarade, la classe ouvrière c’est 7 millions de salariés, la fonction publique 5 millions, Il y 14 millions de salariés qui de la production non matérielle (les services) Le PCF doit être la parti de l’ensemble du salariat et non celui de la seule classe ouvrière. C’est pour ne pas avoir voulu prendre en compte l’évolution du salariat que le PCF est dans cet état. Cordialement Gilles Mercier

  • Texier 25 février 2018 08:30

    Et si on oubliait le mot gauche ? Vu que la classe populaire ne vote plus pour la « gauche » et personnellement je peu le comprendre vu le désastre intellectuel de ces dernières années , ne serai t’il pas plus judicieux de se réapproprier le Socialisme ? Laissons la gauche aux Hollande Macron Valls Mitterand Mollet Thiers Gambetta Tocqueville etc…

  • Collet 24 février 2018 22:14

    la question qui se pose, la seule ; commençons par lancer le contenu et on verra si c’est mobilisateur ; faire référence aux groupes et groupuscules et le pire de tout en appeler à un être suprême, qui veut fusionner la CSG et l’IR (Impôt sur le revenu) et ne parle jamais des nationalisations ; ça ne créera pas l’enthousiasme nécessaire à mettre les gens en route vers le communisme. Proposons la nationalisation de toute l’économie, que chacune, chacun soit propriétaire de son outil de travail, de son travail. Et mettre en chantier 500 bougies pour Utopia, le livre de Jean-Pierre Moreau , un vrai défi : la gratuité de tout ! pourquoi tuer, pourquoi voler ? Des gratuités déjà existent, à commencer par la Sécurité Sociale, même amochée en ce moment, des cantines, des transports, des services sont des gratuités, il faut en promouvoir l’extension en les finançant par les appropriations collectives ; voilà de quoi faire transpirer les méninges, plus facilement que les recherches de rassemblements des rassemblés qui vont se rassembler.

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