Pour sortir du piège présidentiel et reconstruire l’espoir populaire, il faut une candidature communiste en 2022 !

Alors que la crise frappe durement le monde du travail, que la pauvreté explose, les médias entament la précampagne des futures présidentielles. Des candidats potentiels font semblant de ne pas se déclarer, les suppositions sur les intentions des uns et des autres se succèdent, et tout converge vers le même piège politicien devenu le coeur des présidentielles : Le Pen repoussoir pour imposer un vote qu’une majorité ne veut pas. On apprend que Macron parle à Sarkozy. Après avoir capté l’électorat de gauche en 2017, il pourrait cette fois capter celui de droite, ce qu’il a commencé aux européennes, mais qu’il n’a pas su traduire aux municipales.

Il s’agit bien sûr pour les élites et leurs médias d’interdire que la colère sociale conduise à une critique du système économique et de ses institutions pour se traduire en projet politique alternatif. C’est la question directement posée à toutes les forces « de gauche ». Comment construire une alternative politique ? Comment se sortir de ce piège d’une fausse compétition Macron-Le Pen ? Comment reconstruire un espoir populaire d’autre chose, et plus qu’un espoir, une force ?

Les écologistes résument la question à pour ou contre l’écologie. Les socialistes sont émiettés et peu lisibles, entre élus associés à LREM ou derrière EELV. Les insoumis ont cru à la victoire décisive en 2017, mais leur mouvement « gazeux » n’a pas tenu le choc des batailles politiques. Les communistes avaient depuis 20 ans une stratégie d’union à tout prix, quitte à disparaitre derrière les autres, notamment aux présidentielles qu’ils n’ont pas affrontées depuis le terrible échec de Marie-Georges Buffet. La gauche apparaît ainsi incapable d’ouvrir une issue politique.

Pourtant, la crise sanitaire a accéléré la crise politique et sa manifestation la plus forte, le niveau d’abstention record aux dernières élections locales de 2020. C’est le défi le plus difficile de ces élections présidentielles ; pourquoi voter ? quelle utilité au vote pour le monde du travail, les quartiers populaires ? Laisser croire que l’élection permettra de « changer la vie », c’est mentir au peuple. Il ne le croira plus. Pourtant la présidentielle est le moment clé de la légitimité politique du pouvoir, du lien entre le peuple et la politique.

Comment faire des présidentielles, du vote populaire aux présidentielles, un acte qui porte la colère, les révoltes, l’exigence d’un autre système politique, d’une autre société ? Il faut évidemment autre chose que ce qui a raté depuis des décennies, il faut sortir à la fois du piège Macron-LePen, mais aussi du piège présidentiel lui-même qui conduit le peuple tous les 5 ans, à chercher une solution politique qu’il n’a pas construit lui-même.

A leur dernier congrès, les communistes, tirant les leçons des stratégies d’union à gauche, ont affirmé que Le Parti doit travailler à créer les conditions d’une candidature communiste à l’élection présidentielle de 2022. N’est-il pas temps de mettre en oeuvre cette orientation et d’affirmer que pour sortir du piège présidentiel, pour reconstruire un espoir populaire, il faut une candidature communiste en 2022 ?

Il faut alors affronter franchement des questions difficiles pour ne pas en rester à une candidature de principe ! Au contraire, une candidature communiste doit faire événement. Pour cela, elle ne peut pas être un simple outil électoral dans la logique présidentielle du 2e tour. Elle doit sortir du piège présidentiel. Elle doit être l’outil de mobilisations populaires, de rencontres avec le monde du travail, de repolitisation des quartiers populaires comme des mouvements sociaux dans les entreprises. Cette candidature doit permettre de reconstruire un parti communiste de notre temps, capable d’affronter la crise d’un capitalisme mortifère, de recréer les conditions politiques de l’unité populaire, et donc du rassemblement et de l’union à gauche.

1/ Pourquoi voter aux élections présidentielles ?

Le niveau d’abstention record de 2020 n’est pas seulement un effet du coronavirus, mais illustre la rupture politique entre l’immense majorité des citoyens et le système politique qui a produit successivement Mitterrand pour changer la vie, Chirac contre la fracture sociale, Sarkozy pour gagner plus, Hollande contre la finance, Macron pour un nouveau monde. Dans les catégories populaires, personne ne croit plus que ce système politique serve l’intérêt général, les conditions de vie du plus grand nombre, la tranquillité et la sécurité publique, encore moins notre système de santé dont la crise sanitaire a éclairé l’affaiblissement organisé.

Pourtant, tout sera fait pour pousser des millions d’électeurs à croire une nouvelle fois à un vote providentiel, un nouveau discours pour « changer ». Les communistes ne peuvent pas laisser croire que ce système présidentiel peut être l’outil du changement. Au contraire, il est temps de mener la bataille contre ce régime présidentiel dans l’élection présidentielle elle-même. « Vous vous êtes fait avoir en 2007, en 2012, en 2017… Ça suffit ! » Il faut sortir de cette présidentialisation qui vous donne l’illusion d’un choix tous les cinq ans pour imposer les mêmes politiques ensuite, toujours au profit des mêmes, les grands oligarchies qui dirigent l’économie, le système financier, comme les médias et les institutions.

Non, notre candidat communiste n’a pas de recette miracle pour transformer nos institutions. Ce n’est pas à vous de lui faire confiance ! C’est lui qui fait appel à vous pour sortir du piège présidentiel, pour mesurer votre force, votre détermination à bousculer ce système du bon coté, du coté de ceux qui travaillent, du coté populaire !

Non, notre candidat communiste n’est pas là pour jouer comme les autres au jeu de cette présidentielle qui efface toutes les autres élections. Il ne vous promet pas de « changer la vie » depuis l’Elysée ! Il n’est utile que pour organiser un mouvement politique qui conteste cette république des premiers de cordées, cette république des inégalités et des injustices. Il n’est utile que pour mettre au premier plan des propositions politiques fortes de rupture avec ce capitalisme prédateur que vous devrez vous-mêmes faire porter à l’assemblée nationale, que vous devrez vous-mêmes faire vivre dans nos entreprises et nos quartiers.

Nous n’appelons pas les millions d’abstentionnistes à voter pour « changer de président » qui pourrait « changer la vie » mais à s’organiser pour transformer la colère contre le système en action collective pour imposer une autre organisation de la société. Nous ne les appelons pas à voter pour se débarrasser du problème, mais pour initier un immense mouvement populaire de contestation du système, de construction d’une autre démocratie, de changement de société, un mouvement à la dimension des dates qui ont fait les conquêtes sociales françaises, le Front Populaire, le conseil national de la résistance, mai 68…

Il n’est pas de sauveur suprême ! Le vote communiste n’est pas un vote pour un homme providentiel, c’est un vote pour un projet de rupture, un vote pour un parti capable d’organiser le changement de société

2/ Peut-on faire autre chose que voter pour éviter le pire ?

Beaucoup de militants nous diront que c’est trop dur. Depuis des années, nous avons essayé de résister. Nous avons été des millions dans la rue contre la loi travail, contre la réforme des retraites, contre les casses de nos statuts à EDF, à la SNCF, dans la fonction publique. Et pourtant, toutes les réformes brutales contre nous ont été imposées. Et c’est finalement le coronavirus qui en a suspendu certaines.

De moins en moins d’électeurs croient qu’un candidat pourrait apporter quelques pansements sociaux pour « adoucir » la dureté du capitalisme. C’était la promesse de la social-démocratie et l’histoire en a montré l’impasse. La promesse d’accompagnement social du capitalisme, de contrepoids social s’est transformé en accompagnement politique de la violence du capitalisme.

Il faut se parler avec franchise. Nous connaissons ces difficultés. Les militants communistes qui se sont totalement investis dans toutes ces luttes sociales sont bien conscients du rapport de force défavorable depuis des années. Mais justement, pourquoi est-ce si difficile ? Les communistes ont des éléments de réponse et c’est un des enjeux du débat présidentiel.

  • nous nous heurtons à un mur parce-que le capitalisme est en crise profonde, systémique, qu’il n’a plus de marges de manœuvres pour passer des compromis. La suraccumulation de capitaux cherchant leur rentabilité exacerbe les exigences des plus riches dans un monde à faible croissance qui ne peut plus les satisfaire. Les USA pensaient diriger le monde après la chute du mur, leur domination militaire est en échec sur le terrain, et il faut le pire des violences dont ce pays est capable pour déstabiliser ses opposants. Cette « superpuissance » a perdu la concurrence avec la Chine jusqu’à devoir organiser une guerre géopolitique déclarée sans autre justification que son propre intérêt, dans le retour à un nationalisme violent porteur de racisme et de guerres.
  • nous nous heurtons aussi à un mur parce qu’aucun mouvement social n’est parvenu à créer un rassemblement majoritaire de notre peuple, à surmonter ses divisions géographiques, sociales, religieuses. Toutes nos luttes sont restées très loin des niveaux de mobilisation de 68, qui sont ceux où le pouvoir doit réellement négocier. Et ce niveau de mobilisation insuffisant est directement lié à l’absence d’espoir en une autre société, en un monde meilleur. Si nous n’avons pas d’autre choix que d’accepter la pauvreté, les inégalités, alors, à quoi sert de lutter ? Ce sera là aussi un des enjeux de la bataille de 2022. Les communistes ont un projet de société radicalement différente, ils doivent le faire connaitre et lui donner le seul nom qui oblige à en discuter franchement, le socialisme
  • nous nous heurtons aussi à un mur parce-que notre peuple s’est fait piéger depuis longtemps dans une illusion électoraliste. Dès 1983, les mobilisations populaires pour « tenir le cap à gauche » ont été en échec, la majorité de notre peuple espérant que le changement viendrait d’en haut. Cette tendance s’est renforcée au fil des élections, les militants les plus déterminés étant affaiblis par les échecs. Elle est devenue déterminante dans le vote populaire pour Chirac, puis pour Sarkozy, puis pour Hollande, et même dans une moindre mesure pour Macron.

Ce sont ces questions que la bataille de 2022 doit commencer à inverser

  • rien ne se fera sans un grand mouvement populaire du niveau de mai 68, et nous présentons un candidat pour porter cette exigence.
  • rien ne se fera sans engager résolument la contestation du pouvoir capitaliste et sans construire une autre société, fondée sur une démocratie réelle, un pouvoir reposant d’abord sur ceux qui travaillent, notre candidat porte un projet qu’il faut nommer comme un socialisme à la française du XXIe siècle.

Rien ne se fera dans l’illusion électorale. L’élection n’est qu’un moment de la lutte, et ce n’est pas nécessairement le moment le plus déterminant. Le vote n’est pas l’aboutissement d’une campagne, il doit être le début d’une reconstruction, ce qui donne la force de transformer la campagne électorale en mouvement social, en mouvement révolutionnaire !

3/ Mais alors, pourquoi pas Mélenchon ?

Pour une part, Jean-Luc Mélenchon pouvait sembler correspondre à plusieurs critères, l’affirmation de la rupture, d’un président s’engageant à un processus constituant, un projet se présentant comme une autre société.

De plus, il est un excellent orateur, un tribun populaire capable de créer la mobilisation, un intellectuel avec une connaissance profonde de l’histoire de France, sans oublier un écrivain d’une qualité rare dans le monde politique [1]

Mais Jean-Luc Mélenchon s’est toujours contredit lui-même au coeur de son discours, appelant à la révolution citoyenne, mais jouant le jeu de la médiatisation présidentielle, appelant le peuple à s’organiser mais lui refusant la forme parti qui est justement la forme organisée de l’engagement politique, appelant à la révolution en refusant toute filiation avec l’histoire communiste !

Car il ne le cache pas, il est de la famille socialiste, une branche turbulente et qui s’est battu contre les courants droitiers qui auraient selon lui pousser Mitterrand à droite, mais qui reste du coté qui a refusé le choix communiste en 1920 ! Comme si Mitterrand n’avait pas toujours été le même, un président qui n’a jamais eu l’intention de sortir du capitalisme, de construire une autre société, un président qui dénonçait le « coup d’état permanent » de la 5e république pour s’en servir jusqu’aux pires bassesses de la France Afrique, un président socialiste à l’opposé d’un Allende !

Jean-Luc Mélenchon est ainsi une impasse, une des plus terribles car il semble porter ce qui permettrait de sortir du piège présidentiel, alors même qu’il nous y enferme. Ses choix de médiatisation l’empêche de contribuer à l’unité populaire. Il est le candidat à gauche d’une famille socialiste qui ne peut plus ouvrir d’espoir populaire

4/ Mais à quoi sert de voter communiste sans aucune chance d’avoir un président communiste ?

Il est toujours difficile d’appeler à la mobilisation quand le rapport de forces n’est pas favorable. Il faut être sincère, on sait que la lutte peut mal finir, mais tous les militants connaissent cette maxime de Brecht « quand on lutte, on n’est pas sûr de gagner, mais si on ne lutte pas, on est sûr de perdre »

La bataille des présidentielles sera un moment politique majeur. Les bourgeoisies, y compris étrangères, y porteront la plus grande attention. Toutes les forces attachées au système dominant seront mobilisées pour veiller à ce que rien ne change pour elles. Donc, tout sera fait pour qu’une candidature communiste ne soit pas possible, pour qu’elle soit marginalisée dans la campagne et pour que son résultat final interdise tout espoir de renverser la tendance à l’effacement communiste.

Et alors ? Si nous voulons vraiment révolutionner notre pays, son système politique, si nous voulons vraiment changer de société, comment faire autrement que d’affronter ces immenses forces réactionnaires qui défendront leur domination par tous les moyens ?

A l’inverse, on ne se pose cette question du résultat que quand on espère encore d’un président qu’il puisse faire la révolution à lui tout seul, ou tant qu’on espère seulement qu’il sera plus gentil que le précédent, moins brutal contre nos droits, ou encore tant qu’on se fout du président pourvu qu’on sanctionne le sortant ! Dans tous ces cas de figures le vote communiste est inutile. Mais dans tous ces cas de figures, c’est le même système qui continue, et donc parce-qu’il ne peut plus accepter de compromis, la même violence contre le travail, contre l’immense majorité de notre peuple.

Autrement dit, il n’y a aucun vote utile pour avoir un « bon président ». le seul événement qui viendrait mettre un grain de sable dans le système, ce serait justement qu’on vote non pas pour un président sauveur suprême, mais contre la présidentialisation, contre le système, pour un projet de changement de société, pour un parti proposant d’unir le peuple, de l’organiser pour ce changement de société.

Le vote communiste est le seul vote utile au monde du travail, aux quartiers populaires, le seul vote pour bouger le rapport de forces, pour faire grandir les luttes, pour s’organiser ! Il est utile au monde du travail parce-qu’il est le seul contribuant à la reconstruction d’un grand parti communiste !

5/ Mais alors, que devient la gauche ?

Mais de quoi parle-t-on quand on parle de la gauche ? Celle qui avait promis de changer la vie avec Mitterrand ? celle de Jospin qui a avoué ne pouvoir rien faire contre la fermeture de Vilvorde ? Celle de Hollande qui avait promis d’être le candidat contre la finance ? Qui peut croire que la « gauche » va faire reculer massivement le chômage, la précarité, la pauvreté, les inégalités, les violences, l’insécurité ?

La gauche a représenté politiquement au 20e siècle une longue histoire de luttes, mais il faut reconnaître qu’elle est aujourd’hui d’abord une longue histoire de gouvernements impopulaires, de trahisons des promesses, de compromissions avec les puissances de l’argent !

Comment faire croire que la gauche peut avoir un sens aujourd’hui sans d’abord reconstruire la perspective révolutionnaire, donc le parti communiste ? La gauche du 19e siècle a été confrontée à cette question dans les violences de la première guerre mondiale. Et c’est parce qu’une partie de la « gauche » s’était corrompue dans la guerre capitaliste qu’il a fallu faire un choix, celui du congrès de Tours, celui qui a fait naitre le mouvement communiste.

La situation actuelle est assez proche. La gauche s’est corrompue dans une mondialisation capitaliste contre les peuples, elle a accepté la dictature du capitalisme financier, elle a accepté l’aggravation des inégalités, elle a organisé la remise en cause des droits sociaux ! Les militants de 2020 sont finalement confrontés à un choix proche de celui de Tours, accepter le réformisme donc le capitalisme, ou choisir la voie difficile de la rupture avec le capitalisme, choisir la voie révolutionnaire du changement de société, celle d’un socialisme à la Française du XXIe siècle.

La gauche ne peut se reconstruire si ce choix communiste n’est pas revivifié, réactualisé dans la situation actuelle qui n’est plus celle de 1914. Malgré les défaites, le XXe siècle a fait progressé des alternatives au capitalisme, dans leur diversité, leurs difficultés et leurs contradictions. Nous ne sommes plus à l’ère du partage du monde entre les grandes bourgeoisies. Des peuples du Sud se sont levés, ils défendent leur souveraineté et imposent un monde multi-polaire.

La gauche ne retrouvera une légitimité populaire qu’avec un parti communiste qui reconstruise la légitimité politique du monde du travail à tenir tête au capital, à lui contester son hégémonie sur la société.

6/ Quelques éléments de programme

Ce choix stratégique d’une candidature communiste ne peut être présenté aux citoyens de manière théorique, comme une décision d’histoire. Il doit être incarné dans des propositions politiques sur tout ce qui préoccupe les Français, l’emploi, la sécurité, la souveraineté, des propositions qui sortent du ronron médiatique bienpensant. Quelques exemples :

- Eradiquer le chômage en organisant l’action publique pour l’emploi C’est l’enjeu décisif, sans lequel aucune discussion sur la solidarité, l’insécurité ou la souveraineté ne peut avoir de sens. Oui ou non, sommes-nous capables d’organiser l’action publique pour éradiquer rapidement le chômage ?

Ce ne sont pas les idées communistes qui manquent. La proposition de sécurité-emploi-formation portée par la commission économique met le maintien du salaire entre emploi et formation au coeur d’un nouveau statut du travailleur, et le débat public sur les investissements au coeur d’un nouveau modèle économique où la puissance publique oriente les capitaux vers la création d’emploi pour des productions utiles. La proposition de cotisation économique de Bernard Friot propose une approche parallèle sur le moyen de mobiliser les richesses du travail directement par une cotisation sans passer par le système financier. Il y a parfois des querelles d’écoles entre ces propositions. Elles sont inutiles quand l’urgence est d’affirmer des objectifs politiques concrets que porterait un candidat communiste : Par exemple,

  • Un million de salariés en formation longue avec salaire pour accompagner les transformations technologiques,
  • Intégration de tous les demandeurs d’emploi dans une entreprise de rattachement, à charge pour l’entreprise de chercher la valorisation de leurs compétences, pole emploi devenant un service public de l’emploi et de la formation.
  • Organisation de conférences régionales pour l’emploi avec élection d’un délégué dans chaque bassin d’emploi ou grande entreprise, avec le pilotage des pôles de compétitivité et des financements de la BPI
  • Organisation par bassin d’emploi de commission de transparence de l’usage des fonds publics et des investissements

On doit affirmer l’éradication du chômage dans un délai court, qu’il faudrait définir pour en faire un objectif politique majeur de la campagne.

Construire la tranquillité publique en affirmant les droits et les devoirs de tous ! C’est le deuxième défi pour un projet communiste. Comment organiser la solidarité dans la société si la peur de l’autre se répand, si la concurrence de tous contre tous est la règle de vie de milliers de familles, notamment dans les quartiers populaires, si les réseaux mafieux de l’économie parallèle semblent tout puissant ?

De fait, les trafics sont une forme primitive, violente du capitalisme, et une des manières dont il s’impose dans les couches populaires, développant les mythes de l’argent facile, de la richesse.

La réponse policière actuelle montre son impasse, condamnant toujours plus de trafiquants sans jamais réduire l’impact du trafic sur les quartiers. Il faut affirmer résolument quatre exigences liées

  • une action résolue de santé publique pour faire reculer les consommations de stupéfiants, pour faire reculer toutes les addictions
  • une action internationale déterminée contre les trafics, y compris en rétablissant les contrôles aux frontières nécessaires, en condamnant les régimes qui développent l’économie de la drogue, le plus souvent avec le soutien de l’armée US.
  • une action résolue contre les réseaux de trafics, en organisant pour tous les jeunes pris par les trafics, une issue de rééducation par un métier, pour ne laisser personne dans la violence de la rue.
  • une politique de la ville avec des moyens décuplés de travail social dans les cités, avec la présence massive des services publics, de véritables moyens des bailleurs pour le quotidien et la proximité

Recréer les conditions d’une politique souveraine de la France

Personne ne croira possible de changer de politique en France si on n’explique pas comment c’est possible dans le monde dominé par des institutions capitalistes, par les multinationales.

Personne ne croira possible de changer de politique en France sans dire comment on peut décider de ne pas appliquer les directives européennes qui sont contradictoires avec les nouvelles politiques publiques que nous voulons conduire.

Sur ces questions, le 38e congrès n ’est pas allé au bout de la réflexion. Un candidat communiste porte un programme pour qu’il soit compris du plus grand nombre, notamment dans le monde du travail et les quartiers populaires. Le monde du travail connait bien la mondialisation, par la concurrence économique qui conditionne ’emploi, mais aussi par l’immigration qui a créé des liens nombreux dans notre peuple avec de nombreux pays du monde. On ne peut penser au changement politique en France sans décrire le changement politique dans le monde. Et tout le monde connait les termes du débat, rester dans une alliance occidentale contre les pays du Sud ? ou rompre avec l’OTAN et engager un partenariat gagnant-gagnant avec les pays du Sud, en premier lieu avec la Chine ?

C’est un chantier politique essentiel à ouvrir, mais on peut être sûr d’une chose. Personne ne nous croira sur une autre politique économique si on ne répond pas à des questions claires. Pouvons-nous dire « non » à la commission européenne ? Pouvons-nous dire « non » à l’OTAN ? Pouvons-nous répondre à l’agressivité US dans la défense de nos technologies, de nos entreprises, de nos coopérations internationales ?

Conclusion : Retour sur le 38e congrès

Le texte du 38e congrès est à la fois clair en affirmant qu’il faut « créer les conditions d’une candidature communiste à l’élection présidentielle de 2022 » et insuffisamment précis justement sur les conditions qu’il faut créer…

5.4 Une union populaire et politique agissante

Au regard des défis contemporains et de l’état des forces de gauche, c’est sur une nouvelle méthode, tirant les leçons du passé, qu’il entend dorénavant conduire son action pour l’union : travailler au rassemblement le plus large de toutes les couches salariales et populaires, développer la conscience des contenus et conditions des changements nécessaires, appeler en permanence à l’intervention populaire, mener une bataille de tous les instants sur les contenus, prendre des initiatives autonomes du PCF politisant les luttes, avec la constante ouverture au débat d’idées, et dans le même temps formuler une proposition stratégique à toute la gauche.

Le débat doit s’ouvrir rapidement pour que les communistes travaillent à créer les conditions de cette candidature, et pour cela, il faut qu’ils affrontent la question décisive de l’abstention et de l’utilité du vote dans une telle élection. Ce sera un des enjeux du prochain congrès, mais le débat doit s’ouvrir sans attente. Le bilan de la longue période électorale de 2020 peut justement nous aider à préciser ces conditions, autour de quelques idées fortes

  • Un candidat communiste doit porter l’ambition de construire une autre démocratie, une autre république, il doit porter la colère des abstentionnistes contre un système institutionnel dépassé
  • Un candidat communiste doit porter des propositions politiques fortes de rupture sur l’emploi, la sécurité, la souveraineté
  • Un candidat communiste doit incarner l’espoir d’un changement de société, et pour le porter, il a besoin de lui donner son nom, le socialisme à la française du XXIe siècle ».
  • Un candidat communiste doit relever le défi de refuser le piège de la présidentialisation et construire les raisons d’un vote qui ne soit pas une délégation de pouvoir, qui sorte du jeu présidentiel et engage la reconstruction du parti communiste du XXIe siècle esquissé par le 38e congrès.

[1Lire par exemple son discours pour l’anniversaire de Valmy, qui devrait figurer dans nos livres d’écoles !

Vos témoignages

  • Moi je suis restée au PCF et pourtant ! J’ai gardé espoir quand j’ai connu les militants de Vénissieux qui ont réussi à faire changer la direction ( ce n’est pas encore parfait mais bon ) 1) "une politique souveraine de la France. Mais comment pourrait-elle être souveraine quand elle est dictée par l’UE ?? Elle n’est pas maître de son budget ,Et l’OTAN ? C’est ce machin qui nous entraine dans les guerres . Il faudrait que les cocos avancent sur la souveraineté ! Nous ne sommes plus souverains.
    2) Il faut réaliser l’union des communistes en reprenant une formation marxiste , les « vieux » militants ont été souvent influencés par le réformisme et le gauchisme de l’ex PCF 3) Il faut regagner le vote communiste dans les quartiers populaires ! Sinon, on n’arrivera pas à faire avancer notre bel idéal de socialisme à la française.
    Pour cela, il faut lutter contre l’intégrisme islamiste qui gangrène ces quartiers, ce communautarisme séparatisme qui est déjà là ! Ouvrir les yeux, il y a les trafics drogue etc mais aussi le travail des prêcheurs de haine ( comme les nommait si bien A.Gerin) qui se servent de la religion pour SEPARER . Ils veulent communautariser les luttes ! au point qu’à la suite des attentats, ils ont réussi à faire une manif contre l’islamophobie ! ce sera un travail difficile, mais la classe ouvrière est là dans ces travailleurs souvent peu qualifiés, dans les supermarchés, les hôpitaux ; les services etc.
    Nous devrons travailler AVEC les enseignants, demander une formation à la laïcité les soutenir contre les pressions des islamistes, sans faiblesse
     Avec la police : les policiers aussi sont menacés de mort, les pompiers ! Il faut que l’Etat reprenne la main , avec des moyens . La lutte contre les trafics est bien dans le texte. mais il manque la lutte contre l’intégrisme islamiste ; Il faut en parler, assez de déni de minimisation. On a vu avec l’assassinat de ce prof que ces fascistes islamistes ont eux un plan pour assassiner la République ?

  • je publie ce texte aujourd’hui sur mon blog. J’en partage l’essentiel et je n’ai qu’un regret que ce texte intervienne si tard, qu’il n’y ait pas eu au lendemain du 38e congrès un positionnement clair de la direction du PCF, qu’on ait laissé se décourager partout nombre de militants qui n’ont vu aucun changement et même une aggravation de la situation, qui ont été laissés seuls dans des fédérations dont les directions ont été encouragées dans leur pratique comme l’humanité, la presse communiste, le secteur international ont été laissé garder tous leurs droits à la censure, à la répression, à être des Etats dans l’Etat, la mémoire du parti trafiquée abandonnée aux mêmes . Ceux qui demandaient un changement étaient isolés, traités de gauchisme, bref la démonstration était faite de leur, inutilité . Il y avait au sein de l’équipe nouvelle de bruyantes divisions avec des attitudes parfois caractérielles , de ça on ne craignait pas de faire état … la censure pour les uns acceptée entérinée et l’étalement indécent des combats de personne ainsi apparaissaient certains comportements de la section économique… Le découragement . Dans mon cas cela m’a conduit à quitter le PCF et je pense que cela était effectivement plus sain dans un tel contexte. Pourtant le problème que je posais n’avait rien de personnel à l’inverse de ceux qui prenaient un aspect délétère et que nul ne songeait à arrêter. Il s’agissait de marquer les limites de ce qui avait été effectivement condamné au 38e Congrès et qui ressurgi avec ce texte sur l’élection présidentielle. Il s’agissait de voir le fonctionnement d’une fraction préoccupée à prendre sa revanche et qui ne pensait qu’à ça. Quand elle feignait de prendre en compte les campagnes de la direction du PCF c’était en fait pour les vider de leur contenu et décourager les communistes de les mener. Est-ce que vous pensez que ces gens là vont agir différemment ? Ils ne se préparent qu’à ça depuis le début et ont agi uniquement dans ce but. Ils ont travaillé « l’UNITE » du parti et sa liquidation . Pendant que l’on craignait de les mécontenter et que certains caractériels faisaient avancer leurs positions personnelles en jouant le groupe tampon, rien n’était fait pour rassembler ceux qui avaient contribué à ce fait inouï dans l’histoire du parti : renverser une direction dont l’entreprise liquidatrice était devenue insupportable et dès ce moment-là les questions que PAM pose dans son texte, le refus de l’effacement, était à l’origine de ce mouvement qui aurait pu sauver le parti. Est-ce que nous avons réellement avancé ou s’agit-il d’un simple rappel alors que l’on a rien fait pour donner de la force à l’élan du 38e congrès ? Est-ce que le 39 e congrès va rester là-dessus sans oser poser la question de cette double direction insupportable ? Je l’ignore personnellement vous le savez pour des raisons purement personnelle cette fois, celle de l’impossibilité de rester dans un parti où j’étais traitée aussi mal, je ne suis plus qu’une sympathisante, je le resterai définitivement, et je souhaite de tout coeur que votre entreprise réussisse parce que mon pays a besoin d’un parti communiste. je ferai tout ce qu’il sera en mon pouvoir pour vous aider, y compris publier dans mon blog ce texte important, en faire débattre, mais je souhaite que vous preniez en compte ce que je tente de vous dire : il faut désormais faire un effort pour rassembler ceux qui veulent sauver ce parti et que vous avez laissé isolés, être poussés dans les cordes au nom de votre vision de l’unité du parti qui trop souvent là encore n’était qu’une unité de sommet, ce que Delaunay a défini comme des « féodalités ». Fabien Roussel a récemment adopté (en particulier lors de la discussion du budget), un langage clair et qui me donne envie de me battre pour sa candidature parce que je sais que c’est le langage qu’un certain nombre de français attendent, je ne me fais aucune illusion sur le score mais il pourrait surprendre surtout si on arrive à mener le combat politique que j’attends depuis plus de 30 ans le seul qui soit approprié aux défis de notre temps et à ce que vivent les couches populaires. OUI OU NON EST-CE QUE L’ON PEUT ESPERER ?

  • Quelques réflexions, à chaud, pour lancer le débat… Rien à dire ni contredire sur l’analyse rigoureuse, j’en partage la totalité, sauf, la conclusion. Ce débat est sérieux, parce qu’il dépasse, à mon avis, l’idée Parti : nous parlons d’une élection présidentielle, et même d’un système présidentiel, convoquée par notre peuple. Nous voulons le changer, pour une République parlementaire et une nouvelle Constitution. Alors, pourquoi y participer et s’y investir es-qualité ? Sachant que nous ne serons pas élu pour la changer ? Balayons l’argument d’autorité, qui n’a jamais convaincu personne, d’une décision de Congrès, puisque ce que fait un Congrès, un autre peut le défaire, sinon, à quoi serviraient-ils ? « Analyse concrète d’une situation concrète » C’est la fonction d’un Congrès, à un moment « T », j’ai participé à ceux qui fondent notre identité, la suppression du Concept de la Dictature du Prolétariat, la référence au Matérialisme historique, par exemple, etc. On construit en permanence… Le fond est plus sérieux, je pense, il st même fondateur : Quelle est la fonction d’un Parti Communiste révolutionnaire, qui veut changer la société ? Nous disons, si je ne m’abuse : être utile à notre peuple. Être un parti outil par et pour notre peuple. J’ajoute, quel que soit notre score électoral, ferions-nous 20 %. Sinon, le M.P.A fait très bien l’affaire, dans sa fonction tribunicienne d’opposant systématique. Être utile jusqu’aux jours rêvés de la disparition de l’État et de la fonction parti, dont il est difficile d’imaginer les formes et les contenus… Être utile, consiste d’abord à ne pas être inutile et surtout pas frein ou obstacle. Accompagner notre peuple, se tromperait-il, un temps, pour mieux « l’éclairer », au sens du débat et de la confrontation d’idées, à partir de nos valeurs et nos convictions. Nous nous marginaliserons à se poser en obstacle à ses espérances fortes, quasi irrépressibles, si nous voulons bien ajuster nos analyses sur les enjeux cruciaux de notre époque et les aspirations à changer ce système exploiteur de 50 ans de Libéralisme échevelé, qui a fait la preuve éclatante de son échec, de l’aveu même de ceux qui sont obligés de convoquer l’état, contre le « Marché », incapable de « réguler » la crise actuelle. Cette aspiration populaire doit être « utilement » accompagnée par le Parti Communiste, pour créer les conditions d’une alternative et d’une alternance politique, dont le seul enjeu serait et sera : Une nouvelle Constitution, dont on aide à élaborer les grandes lignes, par un grand débat populaire, afin de la proposer à Référendum dés les lendemains de l’élection. Cette idée ne sera pas portée par quelque dirigeant de Partis que ce soit, ni Mélenchon, ni un autre, ni nous, lors de l’élection, tous y échouerons. Il faut une personnalité « neuve », hors dirigeant, en première ligne d’un Parti. C’est sur ces bases, que Macron a gagné. Du neuf et c’est possible, à partir du moment, où nous nous investissons pour y aider et construire ce programme indispensable afin de fédérer et unir. L’heure n’est pas au nombrilisme, mais aux rassemblements, montrons la voie et faisons tout pour y parvenir, c’est je crois, la seule façon d’être utile, aujourd’hui.. Je n’ai jamais été partisan du « solo funèbre », mais, aujourd’hui, toute attitude s’y apparentant, serait, à mon sens, non seulement une erreur politique, mais une faute lourde, face à l’histoire.

    • D’ abord : « le socialisme à la française du XXI e siècle » dans la conclusion à laquelle j ’ adhère et je milite pour . Vous dites : « solo funèbre » et surtout faute lourde par rapport à l’ histoire - et pourquoi pas grand H à Histoire ! « Solo » : je ne pense pas que le PCF au temps de son Centenaire soit en 2020 voire 2022 en solo pour la simple et bonne raison c’ est que le Parti et son militantisme ont pour base des communistes issues us du Prolétariat et d’ appartenance , sûr que nous ne sommes pas en majorité mais au vu d’ après 1945 de la guerre dite froide qui était plutôt très très chaude en regard de l’ idéologie des plus réactionnaires des anticommunistes de tous polis qui rejoignaient les 33/45 d’ ailleurs recyclés par la bourgeoisie et le capitalisme pour la lutte , très religieuse aussi du Vatican et pas que, anticommuniste véritable croisade du « bien » contre le mal : les diables dits rouges … rejoignant par là les pires islamistes massacreurs , et souvent sponsorisés par la CIA et autres officines des caniches européens , ces obscurantistes mis en orbite nous traitaient de « petit satan » sic et rien que ça ! Cf en Afghanistan et aussi les massacres en Indonésie de 1965 à 1966 de communistes qui a débuté en 1960 et qui a été largement méconnu voire censuré en occident , car qqs 500 000 à 2 millions morts ou assassinés passent inaperçus pour ceux qui ne veulent rien savoir ! Beaucoup de lâchetés , de méconnaissance , d’ indifférence et de détournement du regard , tout ça favorise le kapitalisme en stade plus que suprême du XXI e siécle ! « Funèbre » : non ce n’ est pas une danse macabre mais comme nous avons tout essayé depuis la candidature de Jacques Duclos avec 21,3 % en 1969 année pas seulement érotique mais qui mesurait notre confiance’ dans le Prolétariat , les masses populaires du travail et le peuple ! Ce qui a été très néfaste et j’ analyse nos erreurs c’ est d’ abandonner les cellules , sections d’ entreprises privées et dans le public dans une certaine mesure moindre il en reste des très actives en 2020 ! et aussi d’ avoir avec le programme commun très discuté dans les cellules sections du Parti avec des analyses et remises en cause de la stratégie et tactique en sachant que la social-démocratie avait pour but de nous remplacer de nous bouffer et en jouissance dit par un « mite - mite » notre futur candidat ! Tout le bureau politique , le comité central et surtout toutes les nombreuses cellules étaient au parfum ! Quant à la « l’ erreur politique et la faute lourde face à l’ histoire » je vous renvoie à la lecture ou relecture du Matérialisme historique qui n’ est pas moins dialectique avec le matérialisme dialectique . Je signe et persévère pour une Candidature Communiste qui rassemble les communistes , le Prolétariat et la plus grande partie , le maximum de notre peuple ! Nous avons déjà trop perdu dans ces tactiques de combinaisons électorales très néfastes et perdantes , cf les mairies perdues par les coalitions soc/verts , élections, et vous allez me balancer Marie - Georges Buffet que nous pouvons analyser avec les groupes qui ne voulaient qu’ affaiblir le PCF ! les certains comités de …je ne sais plus leurs noms à ceux là … ! Le plus embêtant c’ est que nous avons beaucoup de candidates et de candidats qui pourraient se présenter et là je propose une Candidature Communiste non pas en « solo » mais avec toute la députation communiste en candidature puisqu’ il y a eu inversement du calendrier . Et ce à l’ élection présidentielle de cette V e en 2022 de tous les malheurs de dérives personnelles très solo de pouvoirs gigantesques car avec justesse d" analyses nous avions voté contre dès le début !

      • Simplement dire à Michel Berdagué, qu’il peut me tutoyer, je suis adhérent depuis 1965, sans interruption et lecteur abonné à l’Huma et l’H.D. Évidemment, tu sais que l’expression du « Solo funêbre » est de quelqu’un de beaucoup plus important que moi, dans l’Histoire, avec un grand « H ». Et que l’histoire, avec un petit « h » se répète en bégayant, et, surtout ne repasse pas les plats deux fois. Cette période est une chance pour « changer » et avancer vers des « Réformes Révolutionnaires ». Ne pas saisir ce moment de notre histoire, c’est, je persiste et signe, une faute. L’avenir nous le diras. Avancer l’idée d’une candidature communiste, aujourd’hui, avant d’avoir tout tenté pour trouver une issue collective, c’est fermer la porte au débat et, hélas, la claquer au nez de tous les espoirs de notre peuple. C’est agir comme les « autres » et s’assimiler à eux et à leurs ego, personnels, ou politiques. Mais si ce choix est fait, je ne me satisferais pas, bien sûr d’un score inutile entre 2 et 5 %, mais je l’assumerais, sans m’en réjouir. Bien fraternellement à toi.

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