Prenons bien en compte la signification des chiffres pour œuvrer ensemble à un 37e congrès du PCF salutaire

Intervention de Jean-Jacques Karman à la conférence de section d’Aubervilliers

Notre 36e congrès proclamait : « Il est grand temps de rallumer les étoiles », aujourd’hui à la veille de notre 37e congrès 3 chiffres du bilan catastrophique nous poussent à crier : « il est grand temps de prendre conscience que la vie et l’avenir du PCF se jouent présentement ».

1. Aux municipales 2014 nous perdons 30% des villes que nous dirigions. 2. Aux départementales 2015 nous perdons 50% de nos Conseillers généraux. 3. Aux régionales fin 2015 nous perdons 75% de nos Conseillers régionaux.

Après ces résultats incroyables, si on ne change rien dans notre stratégie, c’est que l’on n’a rien compris à la gravité de la situation ou que l’on veut la mort du PCF.

Le vote de la base commune nous livre une série de chiffres qui confirment le sérieux de la situation et en même temps que tout est encore possible.

11.317 c’est le nombre de cotisants en moins depuis le 36e congrès. 30.127 votants, c’est le chiffre le plus bas de toute l’histoire du PCF.

Le texte de la direction a obtenu 51,20% ? Compte tenu du peu de débat, de certaines pratiques comme le "suivisme" et que 34 fédérations ont mis ce texte en minorité, en réalité aucun texte n’est réellement majoritaire. Un nouveau texte doit voir le jour au congrès après les votes des conférences de sections et fédérales. Tout est ouvert votons point par point en toute clarté.

Par compte deux questions sont maintenant réellement tranchées : 76,33% se prononcent contre la création d’une nouvelle organisation autre que le PCF et contre le ralliement à la candidature de Jean-Luc Mélenchon.

Certaines positions se retrouvent dans les 5 textes, mais demandent à être clarifiées. Par exemple 100% se déclarent pour la rupture avec l’Union Européenne. Encore faut-il préciser quelle rupture ? Seule la mise en œuvre des 3 points suivants aboutira à la vraie rupture avec l’Union Européenne capitaliste.

  • Abroger tous les traités de l’Union Européenne !
  • Nationaliser toutes les banques françaises !
  • Convoquer une assemblée constituante, élue à la proportionnelle pour la mise en action de la 1re République sociale, démocratique et populaire !

Jean Jacques Karman Membre du Conseil National du PCF Élu communiste d’Aubervilliers 93

Vos témoignages

  • Brachet Alain 4 juin 2016 16:47

    Ex communiste « encarté » (jusqu’à R. Hue) je m’intéresse souvent à vos écrits et à ceux de ce site (et y apporte même quelques commentaires, d’ailleurs rarement suivis de réponses !). Mon intérêt pour vous est motivé par deux raisons principales : 1) vous conservez une vision marxisante ou, plus précisément, « de classe ». 2) vous visez à remplacer un jour le monde capitaliste actuel par un socialisme… préparant encore mieux : le communisme ! D’autres « tendances » dans et hors du PCF revendiquent peu ou prou des objectifs similaires. La direction du PC, dans ses hésitations et ses contradictions, n’est pas devenue totalement étrangère (Dieu soit loué !) à ces fondements, mais elle en est tellement éloignée qu’il m’est impossible d’en partager les vues, tout au moins jusqu’ au point de rester adhérent : je ne pourrais être qu’un mauvais militant de sa cause ou de la mienne ! Je ne suis pas unique en mon genre, puisque je constate que la « base commune » élaborée par la direction pour son congrès en cours, n’a été validée que par 51% des communistes. Ceci pose de sérieuses questions, dont les suivantes : Comment se fait-il qu’au sein du parti (sans parler de l’extérieur) ces « tendances » marxisantes ou « révolutionnaires », à partir de bases voisines, n’aient pas réussi à s’unir (il y a au Congrès 4 « bases alternatives » en présence) ? Comment se fait-il que ces « alternatives » ne voient-elles pas qu’elles ne peuvent, séparées, devenir majoritaires démocratiquement dans le parti ? Comment, a fortiori, peuvent-elles espérer convaincre à l’extérieur de leur bien-fondé ? Comment ainsi peuvent-elles espérer « changer » la ligne politique du parti ? Changer un jour le monde ? Ces questions ne peuvent être ignorées pour avancer aujourd’hui. Même s’il est difficile d’y répondre, idéologiquement et en pratique, il faut les affronter ! Sinon on piétine…ce que l’on constate ! Dans la mesure où ces questions me préoccupent depuis longtemps je les tourne et retourne en tous sens. Dans le texte en pièce jointe je fais le point de mes réflexions à cet égard et je serais heureux de recevoir des critiques pour les raisons indiquées au début. Je serais évidemment aussi intéressé par l’opinion du parti, mais je crains que ce soit trop demander, car les quelques tentatives que j’ai faites de ce côté-là n’ont donné lieu à aucune réaction… NB : J’avais déjà tenté une approche de votre côté en réaction au papier de Marie-Christine Burricand du 9/5/16 : mes excuses pour la récidive…Mais je suis tenace !

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