Retraites : continuer et augmenter la lutte !

, par  Nicolas Cossange , popularité : 100%

Tract distribué par les communistes biterrois lors de la manifestation du 2 octobre.

24 juin, 7 et 22 septembre, 2 octobre, au-delà des polémiques le mouvement de grèves contre la réforme des retraites à la sauce UMP, MEDEF gagne en puissance. Les manifestations sont plus nom­breuses, les grèves se renforcent dans le privé. Le mouvement est soutenu très majoritaire dans la population (70 %, constamment croissant ces derniers mois) toutes catégories confondues dans le camp des exploités.

Le mouvement est caractérisé par une meilleure compréhension des enjeux. Les acteurs du mouvement mesurent mieux le niveau de mobilisation à atteindre pour faire reculer Sarkozy. Avec les retraites, l’enjeu est bien un nouveau sens dans l’évolution de la répartition des pro­duits du travail (PIB). Ces 15 dernières années il s’est fortement dégradé au dépend des salariés. Le patronat exige pourtant toujours plus. Retraites, salaires, emplois, services publics. Tout ce qui rend vivable, un peu humaine, notre société est en jeu.

Au travers des retraites, c’est une question de civilisation qui est posé. Il n’y a pas d’alternative avec le capitalisme, parler d’une autre société possible, du socialisme, c’est aider la bataille.

Il n’y aura pas de négociations réellement utiles à tous « à la marge » Certes chaque avancée est toujours importante à ceux qui en bénéficient. Mais que vaudrait de gagner un an ou deux de re­traite si nos revenus s’effondrent, les services publics disparaissent et les jeunes restent au chô­mage privant le système de ressources ?

La hauteur de l’enjeu, le refus obstiné de l’UMP et de ses députés situe la hauteur nécessaire du mouvement. Nous mettons toutes nos forces pour réussir les manifestations unitaires du sa­medi 2 et la grève du 12 octobre.

Chacun mesure qu’après le 12 octobre, il faut aller à de nouvelles formes d’action pour faire céder ce gouvernement. Il s’agit notamment de la généralisation de la grève, de son caractère re­conductible décidé dans l’action. Mais aussi dans les quartiers, partout, car le débat est partout. C’est aux salariés dans l’action de décider.

Aux organisations syndicales d’assumer leurs responsabilités nationales d’unification du mou­vement et de représentation des grévistes et manifestants.

Voir en ligne : A retrouver sur le blog de la section de Béziers du PCF

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