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Retour de Congrès, suite....

Les témoignages de Clara Gimenez et Armand Lecoq !

lundi 31 décembre 2018, par lepcf.fr

Armand Lecoq (47)

Notre délégation(47)est arrivée après le discours d’introduction de Pierre Laurent. La grosse surprise a été le texte modifié, raturé, sans qu’il nous ait été possible de discuter sur ces modifications. J’étais un peu inquiet de ce qu’allait donner la suite, mais, finalement, à part les tentatives d’obstruction d’une congressiste pour occuper le micro ( j’avais l’impression qu’elle jouait la montre pour bloquer autant que faire se peut toute intervention constructive...),je n’ai pas ressenti trop de casse dans le déroulement du congrès. Après l’intervention du camarade qui alertait sur la situation de l l’Huma (je ne parle pas de Le Hyaric), j’ai éprouvé le besoin d’intervenir pour faire des propositions sur le journal (revenir à l’abonnement d’accueil, par exemple)

J’ai aussi évoqué la remise de carte ANNUELLE (sachant qu’une impression de cartes triannuelles est en cours...) avec collecte de timbres par le trésorier de la cellule, sans réaction de personne. Il y a là à mon avis la volonté de certains malpropres de court-circuiter les rapports entre communistes, pour gèner le bon fonctionnement des cellules. Je pense qu’une modification des statuts serait bienvenue.

Quant au logo, ce n’est pas si anodin, car c’est l’illustration d’un acharnement des "sortants" mauvais perdants.

Globalement, nous nous en sortons bien. Voyons maintenant le rapport des forces au CN.

Fabien Roussel va avoir besoin de l’efficacité de l’activité dont nous serons capables.

Clara Gimenez (34)

Pour des raisons professionnelles, je n’ai pu assister aux débats du vendredi, mais j’étais présente samedi et dimanche. J’ai le sentiment que les interventions sur l’organisation ont été nombreuses, allant même jusqu’à poser la question de nos statuts. Cela a également été repris dans le discours de clôture, comment faire pour s’implanter partout, entreprises, villages, quartiers ? Il me semble qu’il y a chez les camarades une prise de conscience que l’organisation est un sujet à part entière et ne dois pas être relégué à une simple question logistique. Nous avons besoin de réfléchir à notre implantation, à la mise en responsabilité de jeunes, de femmes, etc..., à la formation des militants et des cadres, à nos liens avec le mouvement social et la presse. Ce sont là des questions de fond que nous aurons à traiter dans les années qui viennent.

J’ai également ressenti un besoin de renouer avec la fraternité dans le parti, cela peut paraître anecdotique, mais il me semble que les camarades ont besoin de se rassembler et d’avancer ensemble. C’est peut être un des éléments qui conduit à ce que le logo ne provoque qu’une relative émotion pendant le congrès alors qu’il aurait pu donner le signal à une montée au créneau beaucoup plus importantes.

Par ailleurs, je m’interroge sur les moyens financiers et organisationnels du national, tenir un congrès dans un gymnase situé à une vingtaine de minutes de marche du métro, et du lieu de restauration, alors que nous savons que bon nombre de camarades peuvent avoir des difficultés à se déplacer m’interroge.

Pour finir, je suis rentrée enthousiaste de ce congrès, il y a une volonté collective (et diverse) de continuer le Parti Communiste Français et de le renforcer en nombre (avec des objectifs concrets proposés par Fabien dans son discours de clôture) et en capacité d’action.

Messages

  • La faucille et le marteau ne faisaient pas partie des 21 conditions du Congrès de Tours. Ce logo n’est apparu dans l’Huma. qu’en 1923. Cette symbolique est une réalité russe sans aucun rapport avec otre réalité française. Il conviendrait d’integrer
    cette donnée a la reflexion pour avoir un avis plus pertinent sur ce sujet.A l’ére de la moissonneuse-batteuse et de la fraiseuse à commande numérique, avouez que celà pourrait passez pour des outils dépassés. Vous lirez utilement à ce sujet l’ouvrage de thèse de Romain Ducoulombier publié chez Perrin sous le titre "camarades".

    • @ hernandez
      La faucille et le marteau symbolisait (dans l’esprit de Lénine) le prolétariat donc l’union entre la classe ouvrière et la paysannerie, majoritaire encore dans tous les pays et surtout en Russie. Ce sigle n’a disparu du bandeau de l’Huma que dans les années 1970 (dictature du prolétariat...). Lénine avait refusé d’intégrer une épée, représentative de l’Armée Rouge, pour ne pas dévaloriser la paix par rapport à la guerre, ni la conviction par rapport à la contrainte.
      Ce logo a subit le feu de l’histoire, avec les cicatrices qui vont avec, je crains que le nouveau ne soit bien loin de pouvoir conquérir autant de notoriété, ni autant de légitimité. Mais ce n’est qu’un détail dans la lutte de classes qui, inexorablement, se poursuit partout.....

  • Réponse au Camarade Emmanuel Hernandez (écrit avant son deuxième post, mais je tiens qu’en même à l’esprit général de mon texte)

    Mon cher « Manu » (sic), les grands esprits se rencontrent car la même réflexion m’a traversé l’esprit. Effectivement si nous devions choisir deux symboles modernes de la représentation du travail sur notre drapeau, la moissonneuse-batteuse et la fraiseuse à commande numérique feraient certainement l’affaire.
    Et même mieux, il faudrait aujourd’hui n’en porter qu’un, l’ordinateur. Il est aujourd’hui le symbole de l’unification de tous les procès de travail.

    Sur son engin dans les champs, comme à la ferme, le paysan actuel passe autant de temps sur lui (épandage, arrosage, gestion etc.) qu’à utiliser les autres moyens, l’ouvrier itou. L’instituteur, le médecin, le maire du village, le releveur des compteurs et le postier de nos campagnes et quartiers désertés, la bibliothécaire etc. etc. qui n’est pas derrière son ordinateur aujourd’hui ? Moi qui te réponds, je le fais grâce à lui.

    Mais est-ce uniquement un progrès ? Voilà la véritable question. Le « progrès » des forces productives, est-il un objet neutre qui échappe à la volonté de la bourgeoisie et du capital, dans sa conception même. C’est ce que pensaient nos ancêtres révolutionnaires (révolution des Lumières) idéologie qu’ils ont transmis au mouvement ouvrier (socialiste puis communiste), c’est cette idéologie qui au lendemain de la seconde guerre, nous a fait survaloriser le rôle des I.C.T et totalement abandonné les manœuvres, les O.S et tous les exclus d’un procès de surqualification qui produit toujours en miroir, ce que nous avons oublié, un procès de déqualification, ce que l’idéologie « française » de notre parti se refuse à envisager.

    Toi qui veut fermer la porte à Lénine et à la révolution d’Octobre, pense s’y, pourquoi aujourd’hui la survalorisation de Jaurès et de l’abandon de la dictature du prolétariat ? Prolétariat que l’on est incapable de discerner, sauf quand un coup il se réveille à travers la révolte de nos banlieues ou celle de ces néo-ruraux expulsés des villes parce qu’en voie de paupérisation. Une telle situation nous place aujourd’hui à la remorque du mouvement de masse.

    Sur les Outils proprement dit :

    A l’heure ou le curé de nos villages (qui doit se taper plusieurs paroisses) mais aussi l’imam de nos quartiers (sans oublier le Rabin pour faire plaisir à Bleitrach), tapent sur leurs écrans de téléphones portables, la programmation des cloches, des pendules, comme des haut-parleurs des minarets, au moyen de la domotique, renoncent-ils, eux, à leurs symboles (la croix, le croissant de lune, l’étoile de David) ? Pourquoi, moi devrais-je renoncer aux miens ?

    Vive la faucille et le marteau, symbole du Mouvement Communiste International !

    Vive l’Octobre Rouge de quoi nous sommes nés et de quoi nous sommes la continuation !

    Vive l’Internationalisme prolétarien !

    S’il faut un « compromis » vis-à-vis de ce « truc » notre nouveau symbole (j’ai cru en le voyant que c’était une réponse au black- Friday, avec la création d’un Red -Thursday vu le côté paquet cadeau du petit zizi (la feuille) qui dépasse et enveloppe « l’étoile ? » « l’ hexagone ? »),

    Enfin, puisqu ’il me faut faire plaisir à P.A.M et à Marie- Christine, pour la nouvelle année, pourquoi ne pas réintroduire nos symboles au centre du bitoniot, ça peut se voter au C.N non, rédigeons un vœu, faisons le signer sous forme de pétition, et adressons- le à la nouvelle direction, qui ne peut plus rien nous
    refuser( vive le Père Noël !) . Pierre Martin
    animateur du site : Débat Communiste Ouvrier . wix

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