Sebastien Jumel trahit le choix des communistes

, par  lepcf.fr , popularité : 63%

En Seine-Maritime l’an dernier, comme dans toute la France, les communistes ont longuement discuté de leur stratégie pour l’élection présidentielle, et ils ont voté.

Dans ce département du député Sébastien Jumel, les résultats sont clairs :
 885 votants, soit 70,29%
 607 pour une candidature communiste, soit 71,5%
 692 pour la candidature de Fabien Roussel, soit 82,38%

Et on apprend par un tweet de Sébastien Jumel que non seulement, il ne donnera pas son parrainage de député à Fabien Roussel, mais à Jean-Luc Mélenchon et pire, qu’il participera à sa campagne, intervenant à son meeting de Nantes ce dimanche 16 janvier, contre donc la décision des communistes de son département !

Un responsable politique qui, une fois élu, trahi ainsi ceux qui l’ont désigné pour les représenter, c’est classique et habituel à droite ou au parti socialiste. Ça choque beaucoup les communistes qui n’en avaient pas l’habitude.

Mais il est vrai que pour être réélu député en 2017, Sébastien Jumel avait obtenu l’absence de candidat FI contre lui, ce qui était une exception en France, Jean-Luc Mélenchon ayant fait perdre plusieurs sièges au PCF en présentant des candidats inconnus dans des circonscriptions potentiellement gagnables pour le PCF, parfois même contre l’avis des groupes locaux insoumis.

C’est évidemment ce qui a compté dans la décision de Sébastien Jumel, tout faire pour garder son siège de député, quitte à se mettre en dehors du parti, c’est à dire en fait, faire perdre un député au groupe communiste de l’assemblée.

Cette tactique qui place la personne et ses intérêts personnels au dessus de l’intérêt des communistes et plus généralement des milieux populaires porte un nom, une trahison en pleine bataille.

Sebastien Jumel fait un double bras d’honneur à son parti. D’une part, il ne respecte pas le choix très majoritaire des communistes d’avoir un candidat à la présidentielle. D’autre part, il joue sa carte personnelle contre tous les communistes qui discuteront avec la FI dans leur circonscription. Il prend le risque de se placer dans la dépendance totale de Mélenchon dont chacun connait les dérives quand il s’agit de jouer "la terre brulée".

Cela appelle une réponse ferme et résolue des communistes.

Brèves Toutes les brèves

Navigation