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Sécurité, un point de vue communiste original refusant angélisme comme populisme

jeudi 13 mai 2021, par pam

Fabien Roussel a pris le taureau par les cornes pour une campagne qui parte des préoccupations premières des Français, pour mettre sa candidature à la disposition des luttes. En choisissant d’aborder de front la question de la sécurité, en la plaçant au coeur de l’enjeu des services publics, des droits des couches populaires, il affronte les idées d’extrême-droite pour la faire reculer là où il y a des milliers d’abstentionnistes à remobiliser par le vote communiste.

Il est sans doute utile de faire connaitre l’initiative des communistes du Rhône en mars dernier sur cet enjeu, dont le compte-rendu a été publié sur le site http://levenissian.fr

Les interventions en vidéo dans cet article et en texte sur le site levenissian

Sécurité, un point de vue communiste original refusant angélisme comme populisme

La visio-conférence du 26 mars organisée par les communistes du Rhône avec les sections de Vénissieux et Vaulx-en-Velin est une nouvelle preuve de la vitalité communiste pour répondre aux questions concrètes posées aux milieux populaires. Après la conférence du 11 décembre sur la politique et les quartiers populaires, les débats du 26 mars ont réunis près de 100 participants avec plus de 15 interventions riches d’expériences et de propositions.

A noter que des militants de toute l’agglomération lyonnaise étaient présents, Vénissieux et Vaulx bien sur, mais aussi Lyon, Villeurbanne, Bron, Décines, Saint-Priest, Feyzin, et encore de Craponne, Anse, St-Genis les Ollières... Cela confirme l’importance de cette question pour les communistes, devant le piège que du Front National et de son instrumentalisation dans le débat politique depuis des décennies. Face à l’insécurité, il n’y aurait que deux attitudes, le déni ou le populisme. C’est faux, et la richesse de ce débat le montre avec force !

Depuis des années, les communistes se battent dans de nombreux quartiers contre les violences, pour tenter d’organiser les habitants autour de revendications sur les moyens des services publics, de la police bien sur, mais aussi de la justice, de l’application des peines, de la prévention, de l’éducation et de tout ce qui peut aider à construire une perspective pour les familles populaires.

Mais le débat public reste dominé par cette fausse alternative entre angélisme et populisme, écrasant toute réponse progressiste entre ceux qui ignorent ce que vivent les habitants des quartiers populaires et ceux qui font la course sécuritaire avec les droites.

Les communistes n’ignorent pas la réalité des trafics et des violences qui pèsent sur les quartiers populaires, des habitants qui doivent baisser la tête devant les trafiquants, des jeunes contraints à partir pour ne pas être sous pression des réseaux mafieux, des femmes enfermées dans le choix contraint entre soumission sexuelle ou religieuse...

Mais ils ne cèdent pas aux sirènes populiste d’une réponse répressive dont tout confirme qu’elle est un échec ! Ils demandent une police ancrée dans les territoires, avec les moyens d’investigations sur toute l’économie parallèle, en lien avec les douanes, le fisc, l’inspection du travail, les collectivités, l’éducation nationale, les services de prévention. Mais ils demandent aussi une justice capable de traiter toutes les situations, de ne laisser aucun coupable dans l’impunité tout en construisant d’autres réponses qu’une prison dont tout le monde sait qu’elle est d’abord l’école du crime. Ils demandent de vrais moyens à la hauteur de la crise sociale pour ne laisser aucun jeune sans la possibilité de se construire une vie digne, honnête. Ils demandent des moyens décuplés pour une action de santé publique de grande ampleur contre les addictions, qui devrait être une des priorités de l’éducation nationale.

C’est ce qui ressort de ce débat riche dont nous publierons progressivement les interventions.

Introduction au débat de Lucas Boghossian (PCF Vaulx-en-Velin)

Introduction de Michèle Picard, maire PCF de Vénissieux

Introduction de Anthony Caillé, secrétaire CGT police

Introduction de K. éducatrice en prévention spécialisée

Intervention de Cécile Cukierman, sénatrice PCF


Voir en ligne : publié d’abord sur levenissian.fr

Messages

  • Je vais certainement revoter communiste pour la première fois depuis 20 ans.
    Il faut que Fabien Roussel dénonce plus l’UE ultralibérale hyperatlantiste comme Macron et Le Pen comme on le voit dans le soutien aux crimes de Netanyahou en Palestine.

  • IL faut aussi que le PCF donne en exemple la Chine communiste qui est en train de devenir la première puissance mondiale.

  • Le témoignage de Nans Noyer démontre que la démarche est légitime et indispensable.
    Les communistes ne peuvent pas se contenter de regarder la misère en dénonçant le capitalisme, ou rester dans le déni en dénonçant le fascisme dès qu’un fait divers violent est relaté par la presse. Il est juste de partir des faits et des besoins des masses.

    Je ne sais pas dans quelle mesure une police de quartier, y compris associée à la douane, peut mettre fin à des trafics qui ont pris un caractère mafieux, accompagnés de violence armée.
    Mais le plus grave est que la cause majeure de la délinquance et des violences, amplifiées par les confinements, se trouve dans le chômage et dans la précarité.
    Or aucune solution à ces maux n’existe dans le capitalisme. Seule une société socialiste peut y mettre fin, et certainement pas de manière spontanée.
    La lutte pour la sécurité dans les quartiers pauvres doit nécessairement être liée à la révolution socialiste, sinon c’est remplir un tonneau percé.

    De même la question de la police devrait être liée à l’appareil d’Etat, à son rôle sous la dictature de la bourgeoisie et sous celle du prolétariat. La fonction régalienne de la police est liée à l’oppression capitaliste, c’est-à-dire à la lutte de classe, aux violences policières réelles, aux contrôles au faciès, et au noyautage exercé par les éléments fascistes. Les critiques et les revendications en matière de sécurité publique devraient être reliées elles aussi à la destruction de l’appareil d’oppression bourgeois et à son remplacement par un Etat de démocratie populaire, une police du peuple et une armée du peuple.

    Enfin, quel rôle peuvent jouer les masses elles-mêmes ? Et comment les communistes peuvent-ils les organiser ?

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