Sidérurgie : l’Etat doit nationaliser pour sauver les sites menacés

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Communiqué de presse de Fabien Roussel, secrétaire national du PCF

En l’absence de stratégie industrielle du gouvernement, le plan de sauvetage des entreprises stratégiques, doté de 20 milliards d’euros, court à l’échec. L’exemple de la sidérurgie est à cet égard éclairant.

C’est la raison pour laquelle je demande au ministre de l’Économie de réunir en urgence tous les acteurs du secteur et de prendre des décisions de nationalisation, même temporaires, pour les sites menacés.

Depuis le début de la pandémie, les annonces de restructuration se multiplient en effet dans la filière, notamment dans le groupe Arcelor-Mittal. Ainsi à Fos-sur-Mer, où quelques 2.500 emplois directs sont en jeu, un arrêt total de la production est prévu pour la fin du mois de juin, sans que l’on connaisse les conditions de redémarrage.

Même inquiétude à Florange, où la fermeture anticipée de la cokerie menace 170 emplois directs, tandis qu’à Montataire (Oise) et à Mouzon (Moselle), l’arrêt prolongé d’une ligne de galavanisation fait là aussi planer le spectre du chômage. Par ailleurs, plus de 1.000 emplois directs sont suspendus à la volonté d’Arcelor-Mittal de se désengager de sa branche construction.

Mais au-delà, des dizaines de milliers d’hommes et de femmes pourraient perdre leur travail si ne sont pas sécurisées à temps des entreprises comme British Steel à Saint-Saulve et Hayange, Aperam (branche inox détenue par la famille Mittal), Ascométal, Aubert & Duval, Tata Steel, Thyssen Krupp Steel…

Une reprise en main publique s’impose dans le cadre d’un véritable plan d’urgence pour la sidérurgie. L’État doit donc affirmer son rôle de stratège, pour préserver la souveraineté économique de notre pays en matière de production d’acier et engager la filière dans la transition écologique.

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, député du Nord,

Paris, le 20 avril 2020.

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