Sortir du débat faussé des présidentielles. Libérer le PCF du carcan du Front de gauche. Renforcer le Parti dans la lutte des classes.

Déclaration de membres du CN du PCF, et réactions en commentaires

Nous publions cette analyse parce qu’elle fait partie du débat entre communistes, qui plus est signataires de l’appel de Malakoff. Toutefois, nous ne partageons pas la démarche qui consiste à laisser la direction du PCF manigancer sans entrave, sous prétexte que la présidentielle ne devrait pas avoir la priorité.

Pascal Brula


Il y a quelques semaines à peine, le mouvement pour les retraites faisait la démonstration que les forces existent, susceptibles de mettre en échec, par les luttes et leur convergence, la politique menée au service du capital.

Pourtant pour 2011, le pouvoir programme une nouvelle aggravation de cette politique. Il place le pays sous la menace d’une hyper-austérité, à la merci de la finance mondialisée pour faire payer encore plus cher au peuple la crise capitaliste.

Dans le même temps, les profits réalisés et les dividendes versés par les entreprises du CAC 40 atteignent de nouveaux records.

Dans cette situation, les travailleurs sont en droit d’attendre de notre parti, comme ils l’ont souvent manifesté lors des dernières mobilisations, des positions politiques de rupture, des initiatives d’action.

Pour leur part, les communistes sont en droit d’attendre une analyse des raisons de la défaite sur les retraites, un examen des insuffisances de la ligne nationale du Parti inscrite dans la stratégie du Front de gauche, le lancement de grandes campagnes de lutte dès maintenant, en 2011. Les élections cantonales pourraient les porter au-delà des enjeux purement départementaux.

Rien de cela n’est sorti des décisions ratifiées au Conseil national du 7 janvier 2011.

La marche forcée vers une recomposition politique à « gauche », intégrant le PCF et ce qu’il représente dans un « Front de gauche » réformiste continue.

Aux communistes, pendant les mois qui viennent, on propose de s’empêtrer dans des primaires pour la candidature aux présidentielles de 2012, comme les autres partis en offrent le lamentable spectacle.

Ce n’est pas une fatalité. Le parti pourrait aller à contre-courant de ces pratiques politiciennes. C’est le résultat du choix politique de l’équipe dirigeante de présenter des candidatures communes du Front de gauche en 2012.

Maintenant, elle veut enfermer les communistes dans un choix de personne. On reproduit dans le parti exactement la présidentialisation de la 5e République que nous dénonçons.

Pour les communistes, ce processus est déroutant, paralysant. Il les détourne des luttes en faisant de l’échéance institutionnelle de 2012 l’objectif prioritaire. Il leur rappelle le douloureux souvenir des « collectifs antilibéraux » de 2006 et le résultat qui s’ensuivit.

D’un côté, Jean-Luc Mélenchon, maastrichien zélé et sénateur PS honoraire, reconverti dans une radicalité démagogique, est encouragé dans ses prétentions. Il ne cache pas sa volonté de faire une OPA sur le PCF et n’hésite à reprendre superficiellement certaines de nos positions historiques.

De l’autre, les communistes qui s’en inquiètent pour le Parti, sont incités à se ranger derrière la candidature « individuelle » du député André Chassaigne, « issue du PCF » mais non du PCF.

Des francs-tireurs rentreront sans doute dans la compétition, sur des positions incertaines.

La bataille de personne permet d’esquiver toute discussion et toute prise de position collective des communistes sur les contenus. La direction a reporté la tenue du Congrès initialement prévu en juin 2011.

La candidature décidée avant les objectifs politiques : c’est le monde à l’envers. Mélenchon ou Chassaigne, dans les deux cas, ce sera la poursuite du processus du Front de gauche, ce sera le même programme. Ce programme « partagé » est conçu ouvertement pour être acceptable par toute la gauche. Il sera « partagé » par une mouvance de « gauche » mais décidé hors des communistes, sans qu’ils aient eux-mêmes au préalable défini leurs positions.

Les positions structurantes sont déjà adoptées, semble-t-il.

Pierre Laurent commence à négocier le contenu d’un « contrat gouvernemental » avec le PS et les écologistes (Nouvel Observateur du 6 janvier).

La direction du Parti, maintenant à la tête du PGE, s’aligne sur la Confédération européenne des syndicats, fer de lance du Oui au traité de Lisbonne.

A toutes les étapes, la stratégie du Front de gauche a été imposée aux communistes. Le Front a été constitué avec Mélenchon en parallèle du 34e congrès (où il était question de fronts de lutte). Les candidatures communes pour 2012 ont été actées sans que communistes aient la possibilité de se prononcer dans le cadre du « congrès » anti-statutaire de juin 2010.

Les communistes sont en droit de remettre en cause le choix du Front de gauche.

Il est temps de libérer le Parti du carcan du Front de gauche qui poursuit la stratégie d’effacement du PCF et de ses positions.

L’expérience a déjà démenti les illusions propagées sur le Front. C’est une démarche électoraliste, des européennes aux présidentielles en passant par les régionales. C’est une démarche structurante qui supplante et affaiblit le Parti. C’est une démarche qui poursuit l’alignement sur la gauche social-démocrate. Pendant la bataille des retraites, le Front a empêché le Parti d’être clair nationalement sur le retrait de la loi Woerth ou le nombre d’annuités.

C’est un contresens au moment où la crise du capitalisme, on l’a vu dans les luttes et dans la célébration du 90e anniversaire du Congrès de Tours, amène davantage de travailleurs vers le PCF et le communisme.

Dans cette situation, dirigeants de fédération, de section du PCF, membres de Conseil national, nous assumons nos responsabilités. Nous affirmons notre volonté de faire vivre et de renforcer les organisations du PCF. Il doit retrouver toute sa raison d’être dans la lutte des classes.

Il faut remettre les choses à l’endroit.

Lancer de grandes campagnes communistes d’action mettant en avant des choix de rupture est la première nécessité pour le pays et pour le Parti.

Nous proposons pour les prochains mois, soumettons aux communistes et aux organisations du Parti, du matériel militant et des analyses notamment :

  • pour une campagne contre l’augmentation des tarifs du gaz et de l’électricité, posant les questions du rétablissement des monopoles publics, acquis à la Libération, de la renationalisation intégrale d’EDF et de GDF, du rejet de l’application des directives européennes de marchandisation.
  • pour la nationalisation du secteur financier
  • pour l’annulation des décrets Chatel, des lois Boutin et Bachelot contre l’école, le logement social et l’hôpital.
  • pour la défense du financement solidaire de la Sécurité sociale par la cotisation sociale, la suppression des exonérations patronales, des déremboursements, contre l’application de la loi Woerth
  • pour la sortie de la France de l’OTAN et le retrait immédiat des troupes françaises d’Afghanistan.
  • pour la remise en cause de l’euro, monnaie de domination du capital européen, facilitant la mise en concurrence des travailleurs des différents pays, les délocalisations, la remise en cause du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, à résister.

De telles initiatives sont nécessaires pour renforcer le Parti, faire des adhésions, revitaliser les cellules, sections notamment à l’entreprise et dans les quartiers populaires.

Ensuite il faut un programme communiste, qui mette en cohérence nos positions dans les luttes de 2011, et non un « programme partagé » qui sera remisé dans les greniers de la future « gauche plurielle ».

Nous voulons y contribuer.

Nous sommes à l’initiative du texte alternatif pour le 35e « congrès », intitulé, « Face au capital, aujourd’hui plus que jamais, le peuple a besoin du PCF ». Nous complétons et actualisons ce texte et le mettons à la disposition des communistes.

Le journal « Cahiers communistes » que nous avons créé est au service de cette ambition. La question de stratégie électorale pour les présidentielles et les législatives de 2012 devrait seulement en découler

La situation devrait amener une candidature, clairement présentée par le PCF, hors du Front de gauche. C’est la position que nous défendrons dans le cadre d’urgence qui est imposé.

Réapproprions-nous notre parti en le faisant vivre et en le renforçant ! Les choix fondamentaux adoptés au Congrès de Tours sont plus d’actualité que jamais !

Rédigé après le CN du PCF du 7 janvier 2011,

Frédéric Bernabé (secrétaire de la fédération de la Haute-Saône), Corinne Bécourt (section Saint-Quentin), Emmanuel Dang Tran (secrétaire de la section de Paris 15e), Claude Fainzang (section Paris 19e), Eric Jalade (secrétaire de la fédération du Tarn), Dominique Negri (secrétaire de la section de Saint-Martin d’Hères), membres du Conseil national du PCF

Vos témoignages

  • Pascal Brula 18 janvier 2011 23:52

    Personnellement, je suis en désaccord avec ce texte. La quasi-totalité du contenu me convient, sauf qu’il y manque une seule chose : la prise en compte de la réalité. Certes ce texte nous explique par A plus B que les post-communistes qui dirigent le PCF, cherchent à le liquider, que le PCF n’a toujours pas de programme, qu’il n’a pas d’analyse de fond de la société capitaliste actuelle, qu’il n’est plus organisé pour combattre cette dernière efficacement, etc… Alors en quoi le texte ci-dessus ne me convient pas puisqu’il décrit parfaitement tout cela à sa manière ? Tout simplement parce qu’il cherche à éviter le combat. La direction voudrait nous imposer un candidat avant toute autre chose, qui plus est un candidat réformiste ? Ce texte nous dit seulement comment il faudrait qu’un vrai parti communiste fonctionne, mais ne nous propose rien pour combattre la politique de la direction. Ce texte nous laisse dans la panade. Il est marqué par le sceau de l’idéalisme, refusant de s’affronter à la réalité et rêvant d’un parti idéal.

    Or quoi de plus simple que d’aller à la bataille ? L’appel du 4 décembre a contribué à forcer la direction à respecter les statuts ; à l’issue de la réunion du 8 janvier, la direction a été obligée d’annoncer une conférence nationale et la consultation des adhérents sur les présidentielles. Cet appel a permis à de nombreux communistes de redresser la tête et de se rendre compte qu’ils n’étaient pas seuls à faire l’analyse qu’il y avait besoin d’un parti communiste, parti des exploités. Notre audience s’est élargie. Voila un combat nécessaire auquel les signataires de ce texte n’ont pas voulu participer. Les esprits chagrins me diront que leur parti idéal n’aurait pas agi ainsi puisque la direction continue de donner la priorité aux présidentielles avant toute autre chose. Certes, mais la réalité est ainsi et non pas comme on voudrait qu’elle soit, et l’appel du 4 décembre a contribué à la rendre telle qu’elle est aujourd’hui. Sinon, Mélenchon serait peut-être déjà candidat du PCF !

    Revenons à la prochaine échéance interne au parti. Le texte nous dit que "La bataille de personne permet d’esquiver toute discussion et toute prise de position collective des communistes sur les contenus". La encore je ne suis pas d’accord et je trouve cette position idéaliste. Cela ne me dérange pas qu’il y ait un, deux, voire trois candidats, bien au contraire. Car de quoi allons-nous discuter, de la moustache de Chassaigne, des sourcils de Gerin ou bien des contenus ? C’est à nous d’imposer cette bataille et de la mener et non de l’ignorer en se drapant dans son indignation. La conférence nationale et la consultation des adhérents vont nous permettre de parler de nos objectifs, du socialisme, d’un programme de rupture avec le capitalisme et de le développer. Cela devrait être un moment de confrontation des idées en interne qui nous permettra d’avancer encore un peu plus nos positions. Alors pourquoi le refuser ? Si cela était le cas, nous engagerions une drôle de démission devant la réalité concrète… Cela ressemble à s’y méprendre à du sectarisme.

  • Gautier Weinmann 18 janvier 2011 10:30

    Bonjour Camarades,

    Tout à fait d’accord avec la déclaration du 8 janvier. La question est autant politique que juridique. Nos statuts précisent que notre congrès doit être réuni tous les 3 ans, au minimum. Le dernier congrès date de décembre 2008 ! Le congrès statutaire, qui devait avoir lieu au printemps 2011, serait décalé après les élections de 2012.

    Sauf à considérer que la dernière mascarade pour remplacer MGB au secrétariat national était un congrès, le PCF n’est même plus capable de respecter ses propres statuts ! Il n’y a pas eu de 35e congrès, il n’y a pas eu de discussion et de vote sur des orientations, ni d’appel à contributions. Il n’y a pas eu débat sur des textes. C’était une Assemblée générale extraordinaire, il me semble. Ce mini « congrès » avait même été vendu aux militants en disant : attendez un peu, le congrès ordinaire aura bien lieu début 2011 !

    Donc, ce que propose la direction pour les mois qui viennent, c’est de s’écharper sur un nom pour l’élection présidentielle. Le contenu du programme et la démarche ne seront pas abordés de manière habituelle (tu parles d’un « programme partagé » : même pas débattu par les adhérents !), car il n’y a pas eu de congrès et qu’il n’y en aura pas d’ici 2012 ! Cette manière de faire est assez choquante, je ne suis pas un admirateur de la direction, c’est certain, mais je tiens néanmoins au respect élémentaire de nos statuts.

    Donc : pouvons-nous juridiquement faire annuler le planning voulu par le CN et forcer à la convocation d’un congrès en bonne et due forme en 2011 ? Bien entendu. D’ici décembre 2011, on aurait largement le temps de travailler correctement et sereinement il me semble. Nous n’avons pas le choix : Il faut assigner le PCF en justice devant le juge des référés, au TGI, pour manque évident de respect de nos statuts. Il faut faire vite, car nous courrons à la catastrophe. Ça fait pas très fraternel, c’est certain, mais les nuls, c’est la direction antidémocratique. Le tribunal nous donnera raison à coup sûr !

    Merci, dans l’attente de vous lire,

    Fraternellement,

    Gautier WEINMANN, Leforest 06 37 73 99 90

  • pam 15 janvier 2011 19:45

    L’élection présidentielle est un double piège. Elle enferme le débat politique autour d’un individu pour un pouvoir présidentiel et affaiblit la bataille pour le contenu et l’organisation d’une république populaire. Mais elle structure aussi les représentations politiques et idéologiques et pèse fortement sur le mouvement social et les rapports de forces dans les luttes de classe.

    La réponse des communistes doit donc combattre à la fois le piège institutionnel et le piège idéologique.

    • La stratégie du Front de Gauche est mortifère pour le PCF. Elle crée l’illusion qu’une victoire de la gauche, confortée par un candidat médiatique de la gauche de la gauche, serait l’objectif principal des présidentielles, préparant une nouvelle forme de gauche plurielle. Elle serait un nouveau piège désarmant le peuple dans le piège institutionnel l’éloignant des ruptures sociales et politiques, donc institutionnelles qui sont indispensables. En en posant pas la question du PCF, elle accompagne et organise son affaiblissement
    • Se taire sur les présidentielles, refuser de poser la question de la candidature communiste, c’est créer l’illusion qu’on peut agir en laissant le pouvoir existant dans ses institutions, c’est laisser le peuple sans point de vue communiste sur un élément essentiel de la bataille idéologique, c’est laisser le PCF à la direction nationale actuelle, c’est accepter sa soumission à la stratégie du Front de Gauche

    C’est pourquoi il est essentiel de poser en grand la question d’une candidature communiste aux présidentielles, bien sûr pas à travers le débat des personnes, mais sur le contenu de la bataille que devront mener les communistes. Une candidature pour un programme communiste. C’est un faux débat que d’opposer candidature et programme, l’un ne va pas sans l’autre, et le discours de la direction se cachant derrière le programme partagé pour ne pas dire qu’elle a choisi Mélenchon le démontre. Si nous voulons porter un programme communiste, alors il faut affirmer en grand la nécessité d’une candidature communiste. C’est le sens du texte de l’appel du 4 Décembre qui pose la question des présidentielles dans le cadre des luttes de classe.

    Dans le contexte des pressions croissantes de la direction nationale pour soumettre les communistes à la candidature Mélenchon, il est possible de rassembler la majorité des militants et d’isoler la direction nationale sur cette question. Bien sûr, cela ne peut que révéler de profondes divergences entre communistes sur des questions stratégiquees comme l’Euro et l’UE, la nature de l’état et les conditions de son renversement, les conditions de reconquête du vote ouvrier et populaire contre l’abstention et le vote FN… Mais ces divergences qui existent ne peuvent être surmontées par les révolutionnaires que si les communistes imposent que le PCF continue !

    Le succès de l’appel du 4/12, signé en un mois et les vacances de Noel par 500 communistes de plus de 60 départements et qui dépasse au 15/01 les 600 signatures est révélateur. Certains le signent en soutien de la candidature Chassaigne. D’autres sur le principe d’une candidature PCF contre le stratégie Front de Gauche. Mais tous cherchent à dire "le PCF doit être présent dans la bataille des présidentielles sur un programme communiste, en lien avec les luttes avant, pendant et après 2012…

    Si tous les membres du CN élus sur la liste « Faire Vivre et Renforcer le PCF » contribuaient à cette bataille, l’appel aurait déjà dépassé les 1000 signatures. Il constituerait alors un évènement plus fort que le texte du 34e congrès qui a permis l’appel de Malakoff que nous partageons.

    Si la direction était mise dans l’impossibilité d’imposer la candidature Mélenchon aux communistes, c’est toute sa stratégie qui serait défaite, c’est sa légitimité qui serait remise en cause et rendrait nécessaire un congrès inédit, basé sur l’affirmation par les communistes de leur force.

    La candidature Chassaigne a été présentée comme une candidature du Front de Gauche. Mais le fait que la direction nationale le laisse isolé et s’affiche dans les médias avec Mélenchon, le fait que de nombreux communistes se soient exprimés pour le soutenir, et enfin, l’impact de notre appel pour une candidature communiste sans exclusive a changé la donne. Chassaigne lui même dans son adresse aux communistes accepte de mettre sa candidature entre leurs mains. Il peut donc être un candidat PCF et non pas Front de Gauche.

    D’autant qu’il est évident que si les communistes imposent à la direction nationale un candidat communiste aux présidentielles, l’accord avec Mélenchon éclaterait. Ce dernier serait contraint de révéler la vérité de sa stratégie qui suppose l’effacement du PCF. Les médias continueraient sans doute à la soutenir, mais comme avec Chevènement, le rouleau compresseur des présidentielles l’éliminerait rapidement. Nous savons que l’enjeu premier de 2012 est le comportement politique de la classe ouvrière. Tout indique que le vote fasciste et l’abstention sont le risque principal . Dans ces conditions, quelque soit le candidat communiste, il sera, avec les militants, confronté d’abord à ce défi, à la nécessité de construire et défendre un point de vue communiste affirmé et qui puisse être un outil utile au monde du travail pour porter sa colère et ses exigences.

    Jamais la question du parti communiste n’aura été posé dans les faits et pour la grande majorité des militants avec autant de force. Ce serait prendre une lourde responsabilité que d’isoler des forces militantes de cette exigence, de les enfermer dans une activité qui ne peut qu’être rapidement groupusculaire, au lieu de reconstruire une conception de masse du parti.

    Les questions de personnes, qu’elles portent sur la candidature aux présidentielles, ou sur la coordination du réseau « Faire vivre et Renforcer le PCF », ne peuvent justifier des comportements sectaires et diviseurs. Nous appelons les signataires de ce texte à reprendre le dialogue avec l’ensemble du réseau, à contribuer au rassemblement des communistes.

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