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Transition énergétique : il faut arrêter le gaspillage !

Déclaration de "Sauvons le climat"

dimanche 23 décembre 2018, par auteurs à lire

Le PCF doit contribuer au débat nécessaire pour sortir des impasses dans lesquelles l’accord politicien entre le PS et les verts a placé la gauche et les forces progressistes. Il faut dénoncer avec force la loi de transition énergétique et ses objectifs dont le premier est d’accompagner la marchandisation de l’énergie et la fin du service public, et dont le discours sur les énergies renouvelables électriques est un contresens en France.

pam

Un nombre important de nos concitoyens vient d’exprimer son inquiétude face à l’insuffisance des actions menées en France pour la protection du climat, dans une récente pétition initiée par plusieurs ONG. En effet, bien que très bon élève parmi les pays développés pour le niveau de ses émissions de CO2, la France a pris un retard important dans leur réduction vis-à-vis des engagements pris lors de la COP21.

Elle a pris ce retard parce qu’elle a concentré ses efforts sur l’électricité, en particulier le remplacement du nucléaire par les renouvelables électriques intermittentes (éolien et photovoltaïque). Or l’électricité en France ne cause que très peu d’émissions de gaz à effet de serre, car le nucléaire et l’hydroélectricité n’en produisent pas. Multiplier les éoliennes et les panneaux photovoltaïques en France ne peut donc pas servir à faire baisser significativement les émissions de CO2. Les lobbies défenseurs de cette politique visent surtout la suppression du nucléaire sans trop se soucier du climat. De plus ils clament partout que l’éolien et le photovoltaïque sont compétitifs : ils n’ont donc plus besoin de subventions !

Il est plus que temps d’arrêter ce gaspillage.

En effet, au nom de la défense du climat (!), et sous la pression des mêmes qui aujourd’hui font mine de s’étonner du manque de résultats, les gouvernements ont déjà, pour le soutien aux seules énergies renouvelables électriques (via la CSPE facturée aux consommateurs) :
 organisé le prélèvement de 38 milliards d’euros, cumulés de 2003 à 2019 [1]
 auquel s’ajoutent les engagements pris, pour plus de 108 milliards sur les années suivantes [2],

lesquelles sommes servent essentiellement [3] (à 84 %) à financer les producteurs éoliens et solaires [4].

Soit une ponction totale sur les consommateurs de plus de 170 milliards d’euros, car majorée de 20 % de… TVA, et qui ne tient pas compte des souhaits présidentiels de tripler l’éolien et quintupler le solaire !

Et la nouvelle taxe sur le carburant (CCE) a été créée principalement pour pouvoir continuer de financer le coût croissant de ces solutions inefficaces (inefficaces, sauf pour les financiers et les promoteurs !).

Pour faire baisser les émissions, il aurait fallu favoriser réellement auprès des français le remplacement des combustibles fossiles pour le chauffage et pour les transports par des énergies non émettrices (renouvelables thermiques, électricité, biocarburants...). C’est là que sont nos émissions, et que devraient aller les aides.

Il était clair (et nous l’avions dit) que la direction prise n’est pas la bonne, et les résultats le prouvent. Accélérer dans la mauvaise direction nous coûterait très cher et ne pourrait que nous conduire plus vite dans le mur, et ceux qui mentent aux Français sur les objectifs réels de leur politique (sortir du nucléaire, peu importent le coût et les conséquences climatiques) auront des comptes à rendre.

Qu’on arrête de subventionner l’éolien et le photovoltaïque !

Qu’on réoriente massivement les aides vers le changement de chauffage, l’isolation des logements et l’achat de véhicules propres !


Voir en ligne : Sur le site de "Sauvons le Climat"


[1Cf. annexe 7 à la délibération de la Commission de Régulation de l’Energie du 12/7/2018, « relative à l’évaluation des charges de service public de l’énergie pour 2019 ».

[2Cf. graphique n° 9 de la communication de la Cour des Comptes à la commission des finances du Sénat, daté de mars 2018, au sujet du « soutien aux énergies renouvelables ».

[3Selon le tableau 3 de la même délibération (prévisions 2019), éolien et photovoltaïque cumulent 4,21 mds € sur les 5,07 mds € voués aux énergies renouvelables.

[4Un argumentaire détaillant ces calculs est disponible sur www.sauvonsleclimat (document pdf téléchargeable)

Messages

  • Il n’y a pas d’urgence climatique. le GIEC est une institution politique et non scientifique. La moitié de ses membres ne sont pas des scientifiques. Il n’y a pas de consensus sur les causes du réchauffement climatique. Son rôle est de déterminer les conséquences et non les causes du réchauffement climatique.
    Le GIEC sert de caution scientifique à une politique de dérégulation de la production d’énergie.

  • Le réchauffement climatique une immense arnaque , sinon comment expliquer qu’avant l’apparition de l’homme sur la planète Terre la calotte glacière du pôle Nord elle avait commencé à fondre alors qu’elle descendait sans doute très bas en Amérique du nord environ jusqu’a position actuelle de. New-York . Ensuite que l’Antarctique actuellement couvert de glace était une immense forêt tropicale .La terre est une planète vivante qui évolue et disparaitra et ce n’est pas l’homme qui l’a fera mourrir, il ne faut pas oublié que le soleil est le principal moteur du réchauffement et que celui grossit en permanence . Aujourd’hui parler de réchauffement climatique en mettant en cause l’activité de l’homme c’est une démarche politique pour imposer des restrictions ainsi que des orientations économiques sociales en faisant porter les coûts sur le dos des masses populaires dominées par le capitalisme .La pollution c’est autre chose , mais il faudrait commencer par dénoncer les principaux pollueurs , les industriels qui ne voient que le problème des coûts et leurs intérêts les emballages plastiques comme par exemple les bouteilles plastique ainsi que les produits phytosanitaires et additifs nocifs pour la santé de l’homme .

  • Comme toute question scientifique, il est légitime de la mettre en débat, d’en chercher des contre-exemples, mais il ne faut pas confondre la bataille idéologique menée contre les services publics avec le débat scientifique sur le changement climatique.

    Il y a bien consensus chez les scientifiques du climat, très largement, et s’il y a, comme dans tout sujet, une petite minorité de scientifiques critiques, personne ne remet en cause la réalité de l’augmentation des températures moyennes, de la concentration en gaz à effet de serre dans l’atmosphère et de son origine anthropique.

    Mais quelque soit le débat scientifique sur le changement climatique, je ne vois pas pourquoi défendre le service public devrait conduire à défendre les gachis énergétiques et le tout pétrole. Au contraire, avoir le souci du bon usage des matières premières me semble une vertu prolétarienne... !

    pam

    • Je ne suis pas d’accord.
      Le débat scientifique n’est absolument pas tranché, c’est l’idéologie dominante du GIEC qui est un organisme politique et non scientifique qui s’impose, et, comme sur beaucoup d’autres sujets, il est quasiment impossible de dire le contraire.
      Ainsi par exemple, nous n’avons de modèles de températures que sur 150 ans alors qu’il en faudrait sur au moins 500 pour pouvoir trancher.
      La température augmente, mais l’origine anthropique n’est absolument pas prouvée, au contraire certains scientifiques parlent de changements à la surface du soleil.
      L’argument d’autorité "il y a bien consensus chez les scientifiques du climat" me paraît bien peu dialectique et pour tout dire, bien peu scientifique. La démarche scientifique est faite de tâtonnements, d’erreurs, pas de certitudes annoncées à l’avance auxquelles on fait coller la réalité en permanence.
      Quand Jules César a traversé les Alpes, les glaciers étaient bien plus restreints qu’aujourd’hui ; un refroidissement au XVIIIème siècle a causé la disparition de tous les descendants de la communauté viking d’Erik le Rouge et, il y a 10 à 15 000 ans, le Golfe Persique n’existait pas.
      Enfin, cette idée ressassée que l’Homme détruit la planète est tout droit issue de la Bible : l’Homme est méchant. C’est le discours idéaliste par excellence, le "homo homini lupus" de Hobbes.
      Gardons-nous d’adhérer à cette idéologie ficelée, destinée à culpabiliser les humains, à justifier la casse des acquis sociaux, j’en passe et des meilleures. "Doute de tout, disait Marx, va même jusqu’à douter de ton propre doute".

  • Ce n’est pas parceque le système idéologise le changement climatique qu’il faut répondre en l’idéologisant à l’inverse.

    Le GIEC est un groupement de scientifiques et la première étape d’un rapport du GIEC est un document qui n’est que la compilation de toutes les publications scientifiques... C’est après que les états interviennent dans la rédaction de rapports qui effectivement font des choix politiques... Je ne sais pas si le consensus scientifique est au 2/3, aux 3/4 ou à 90%, et peu importe, le modèle scientifique dominant c’est celui présenté par la première partie du rapport du GIEC...

    Après je ne vois pas l’intérêt politique de prendre parti sur ce débat scientifique, alors que, quel que soit le modèle scientifique du climat, il reste que le modèle politique de la privatisation de l’énergie est à combattre et qu’on ne le combat pas en défendant les gabegies trumpienne du tout pétrole.

    Il y a un changement climatique qui se voit, il y a un impact de l’activité humaine qui se voit, et l’idée que des millions de tonnes de carbone partent en fumée est tout simplement d’un point de vue prolétarien un gachis de capital à combattre... quelque soit le modèle climatique retenu.

    Il faut dénoncer le discours idéologique de la transition énergétique, non pas dans le débat scientifique du climat, mais dans le débat politique du droit à l’énergie, et donc de la recherche d’une économie socialiste énergétiquement efficace.

    pam

  • Les marxistes léninistes doivent, je pense prendre parti dans tous les débats. Et refuser le GIEC. Pour paraphraser Clemenceau, la science est une chose trop sérieuse pour la laisser aux seuls scientifiques. Et ce d’autant plus qu’en général, ils ont fait plus d’études que beaucoup d’autres et donc, sont forcément plus imprégnés des Ecoles des Etats bourgeois.
    Oui, il faut se mêler de tous les débats, et surtout de ceux où des "spécialistes" nous disent quoi penser.
    La science, comme le savoir, n’a jamais été neutre et ne l’est pas aujourd’hui. Il faut absolument que le point de vue prolétarien se fasse entendre dans ce débat.
    Nous pesons autant que les bac + 10 des laboratoires, coupés de la réalité du monde et répétant à l’envi les bêtises de l’idéologie dominante.

    • @Dariokhos
      La science n’a pas besoin de police, serait-elle "marxiste" et même "léniniste". Elle a besoin de vérité, et c’est pour cela que ceux qui courent après sont qualifiés de "chercheurs". Mais la science n’est pas exempte du danger d’erreur et même d’usurpation volontaire du fait même des conséquences générées par certaines découvertes. Repensons à la théorie de la relativité que, seul, Einstein comprenait, et qui maintenant est admise partout. Et à la théorie de l’évolution de Darwin que Marx et Engels ont défendu, non en tant que vérité, ils n’avaient pas les moyens de la vérifier, mais contre les religions qui voulaient l’interdire.
      Le réchauffement n’est pas une imposture, il se vérifie partout, et chaque mois. Plus problématique est son "anthropie" humaine que postule le GIEC sans parvenir à l’imposer complètement. Une opinion scientifique devient-elle une vérité si une majorité de chercheurs, contre une minorité, la soutiennent ? Le catastrophisme militant, et même prédictif, auquel le GIEC s’adonne sans retenue, ne risque-t-il pas, en cas d’infirmation de la prévision de provoquer une nouvelle vague, considérable, d’anti-scientisme. L’erreur étant alors imputée, non à un chercheur individuel, mais à la communauté (99%) des chercheurs climatiques... Déjà, "l’effet de serre du CO2" qui était, voici 10 ans, le postulat essentiel, voie son rang de causalité se dégrader. Les moteurs à essence sont désormais concurrencés par les flatulences des ruminants, et les moteurs diésel, jadis vantés pour leur propreté (sic), sont désormais montrés du doigt, pendant que la "fées électricité", et les affairistes qui vont avec, ainsi que les tarifs, sont portés aux nues....
      Pour ma part si la politique peut quelque chose dans cette polémique, plutôt que de chevaucher des partis pris, c’est de militer contre tous les gaspillages énergétiques, et de descendre la science de toutes les estrades qu’elle n’a pas encore incontestablement mérité.

    • Eh bien, cher camarade, pour une fois, nous sommes totalement d’accord.
      D’ailleurs, et je le dis sans ironie, ce serait intéressant de savoir ce que les scientifiques chinois pensent de l’affaire.

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