Organisation du parti communiste
Une plateforme numérique du parti communiste ? Transparence !

, par  communistes , popularité : 80%

La formule "questionnaire individuel" choisie pour lancer le congrès extraordinaire a interrogé de nombreux communistes quant à l’indépendance de notre parti face aux puissances d’argent et au fichage éventuel des ahérents hors du PCF. Cela témoigne d’une crise de confiance dans la direction. De très nombreux communistes ont découvert à l’occasion du dernier Conseil National que la direction nationale a eu recours aux services de l’entreprise américaine Nationbuilder pour la plate forme PCF 2017.

Dès le séminaire du Conseil National d’août, des camarades ont interrogé la direction nationale quant à l’hébergement, l’élaboration et le traitement du questionnaire. La direction nationale nous avait alors affirmé qu’il n’y avait aucun risque que les données du questionnaire échappent au PCF, sans autre précision. Nous avons donc nous même vérifiés que le questionnaire n’était pas hébergé par Nation builder mais par Octopuce et qu’il serait traité en interne. Il eut été plus simple de donner en toute transparence le nom de l’hébergeur et le mode de traitement.

Il reste cependant que la direction nationale a bien eu recours en 2017 à Nationbuilder et qu’il serait légitime pour les communistes, et en premier lieu le Conseil National, qu’elle nous donne en toute transparence les raisons d’un choix qui a aussi été celui de Mélenchon et Macron et la teneur du contrat qui nous lie à cette entreprise internationale.

Nous sommes aussi interrogatifs quant à l’avenir du Cociel sur lequel courent plusieurs rumeurs de transformation. Nationbuilder est-elle dans la course pour héberger et traiter le fichier des adhérents ? Le recours à une entreprise basée aux États-Unis et aux Pays-Bas ne manquerait pas d’inquiéter au regard de l’autonomie de notre parti comme à l’exigence qu’aucune données collectées par le PCF ne soit jamais utilisable par quelqu’un d’autre que le PCF. Là aussi, les communistes et le Conseil National sont en droit de disposer de toutes les informations quant à la réflexion engagée.

Pierre Laurent, dans l’Huma Dimanche évoque de nouveaux outils de communication et une plate forme numérique de mise en réseau des communistes. Quelle serait l’organisation technique de ces projets ? Quelles est la conception du secrétaire national ? De très nombreux communistes ne veulent pas ressembler à ces partis qui réduisent la vie politique aux élections, au charisme d’un chef et aux bonnes idées, nous voulons des outils modernes qui aident à reconstruire une organisation communiste de femmes et hommes souverains, prenant leurs propres initiatives pour agir et rayonner autour d’eux, des outils maîtrisés par les communistes en toute égalité et transparence.

Pourquoi pas une nouvelle plate forme numérique et des outils de communication efficients, mais cela exige que le PCF se dote de ses propres outils en toute indépendance. Il est grand temps de travailler à un "réseau social communiste" qui aide à l’organisation communiste dans les quartiers et les entreprises.

Nous demandons que ces questions fassent l’objet d’une information claire et d’une discussion au Conseil National.

Cette déclaration est signée par les membres du Conseil National suivant : Caroline Andréani, Paul Barbazange, Marie-Christine Burricand, Gilles Gourlot, Jean-Jacques Karman, Michaële Lafontant, Anne Manauthon, Jean Pierre Meyer, Danielle Trannoy.

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