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Unir n° 10 : premières contributions au congrès extraordinaire des communistes

mercredi 15 novembre 2017

Le numéro 10 de la revue "Unir les communistes" a été présenté à la fête de l’humanité au stand de la revue au stand du livre... Il peut être obtenu en pack de 5 ou 10 sur demande par mail... revue@lepcf.fr

Sommaire

 Edito : Unis pour relever le défi de l’existence du PCF (Marie-Christine Burricand)
 PCF : Bilan et stratégie, la direction s’enferme dans le refus du débat. Cela suffit ! (Réseau FVR )
 Congrès extraordinaire du PCF : Les questions stratégiques inévitables (Pierre-Alain Millet)
 Extraits de "Dix jours qui ébranlèrent le monde" (John Reed)
 Venezuela : affirmer la solidarité envers le processus révolutionnaire bolivarien (Gilbert Remond)
 Ça bataille dur chez Altran (Marie-Noëlle Lekouara)
 Mais quelle est donc la contradiction principale ? (Jean-Claude Delaunay)
 1981-2017 : qu’est devenu l’électorat communiste ? (Pierre-Alain Millet)

Edito : Unis pour relever le défi de l’existence du PCF

Oui, l’existence du PCF est un défi et chacun mesure aujourd’hui la bataille à mener pour le gagner. Alors qu’avec l’élection de Macron et de sa majorité parlementaire, le capital veut imposer une nouvelle étape dans l’exploitation et la mise en concurrence des salariés, la casse de la protection sociale, la destruction des services publics et l’accaparement des richesses nationales, la domination de l’union européenne sur la France, la confiscation du suffrage universel, notre parti est affaibli dans sa visibilité nationale comme dans sa capacité à faire la démonstration de son utilité. Et il faut se dire franchement que beaucoup de communistes, dans et hors du PCF, se demandent si le PCF peut encore se sortir de l’impasse !

Pourtant, le besoin d’un parti révolutionnaire est immense. Comme nous le disions au 37ème congrès,ce besoin est objectif, il est le besoin d’un parti révolutionnaire capable d’être au plus près de ceux qui subissent l’exploitation, la solitude, la dureté de cette société, en développant luttes au quotidien, solidarité, en traçant une perspective de changement de société sans laquelle tous les acquis sont sans cesse remis en question. Sans ce parti, ce sont les forces de la bourgeoisie qui l’emporteront avec leur cortège de reculs sociaux, environnementaux, politiques et démocratiques jusqu’à la barbarie et la guerre.

Le bilan des derniers congrès est clair. Le choix théorisé de l’effacement du PCF, la rupture avec notre histoire, l’abandon du socialisme comme perspective, l’enfermement dans une vision institutionnelle de la vie politique... tout cela nous a conduit à un échec terrible qui pèse sur tout le mouvement social.

C’est une faillite que la direction nationale doit assumer plutôt que de prétendre accélérer encore une fuite en avant dans une ligne qui ne peut conduire qu’à la fin du PCF. Comment faire confiance à ceux qui de congrès en congrès n’ont pas voulu entendre les questions posées et se sont figés sur leur position ?

Une grande majorité de communistes sont pourtant déterminés à faire vivre le PCF et à lui redonner son utilité dans les conditions de la lutte des classes d’aujourd’hui. Pour gagner ce pari, nous devons avoir le courage d’ouvrir un débat sans tabou qui fasse le bilan des stratégies suivies et remette en chantier les questions qui ont été occultées, fermées, tranchées trop vite. De notre position sur l’Union européenne au contenu d’une bataille efficace contre le Front national et le fascisme, en passant par notre lien à la classe ouvrière, la bataille pour la paix et la solidarité internationale, la forme de notre organisation, toutes renvoient à un questionnement essentiel : voulons-nous toujours nous identifier comme un parti se réclamant du communisme, de la lutte des classes, du marxisme, un parti révolutionnaire qui assume l’histoire du socialisme et qui trace un chemin de conquête pour les exploités d’aujourd’hui sans s’enfermer dans la voie électorale ?

Il appartient aux communistes d’écrire les réponses à ces questions ; encore faut-il qu’elles soient posées et il n’est plus temps de se dérober !

Nous appelons les communistes à ne pas se laisser paralyser. Ils doivent être les maîtres de leur parti, des choix stratégiques et de leur destin militant et prendre sans attendre les initiatives permettant le débat nécessaire, en même temps que les initiatives adaptées à la situation politique et sociale. C’est dans cette capacité collective d’action et de débat que se joue d’abord l’existence du PCF.

Messages

  • Tout ceci est correct et c’est pourquoi, tout nécessaire qu’il soit, le questionnaire en vue de la rédaction de l’O.J. du prochain congrès extraordinaire est largement incomplet, qui n’aborde pas les thèmes-clés de notre identité, comme s’il s’agissait de réinventer... de l’eau (plus) chaude !
    Si... nous nous disons toujours communistes, nous devons assumer l’histoire et l’ensemble des enjeux révélés et relevés par Marx, Engels, Lénine et assumer notre identité révolutionnaire bien comprise, c’est-à-dire non pas "terroriste" comme elle peut être parfois caricaturée, mais transformatrice de la société de FOND EN COMBLES. Et ceci passera par quantité de difficiles questions à trancher : démocratie ? Oui / Non / Comment ? Lutte des classes (idem) - en ou hors internationalisme... connaissant les vraies différences de cultures (patriarcales ici, des "castes" là, ultra-financiarisée ailleurs ou encore : marquée par des religions ou non, développée économiquement ou non etc.). Toute la stratégie reste à adopter, une fois ces éléments clarifiés ! Et pour enchaîner sur l’histoire, nous devrons désormais passer (butoir autrefois) du "Que faire ?" de Lénine au "Comment faire ?".
    La France est et sera regardée par le MONDE COMMUNISTE ET SOCIALISTE ENTIER, comme il avait ouvert une brèche avec la Révolution Française, la Commune de Paris ou le Front Populaire de 1936.
    Enfin, nous aurons besoin de figures charismatiques, parce qu’elles marquent et fédèrent, même si et lorsqu’elles ne disent que le minimum. Ce qui compte est la façon de le dire, de le clamer et de le marteler ! Et pas d’avoir la tête à 88% du temps dans ses feuilles en lisant ce qui n’est - par définition - pas un PROPOS D’ORALITE ! Laissons l’écriture à l’écrit et la parole au cœur de l’énonciateur !

  • Vieux-con matérialiste attardé, comme l’assume mon adresse,un brin marxisant, je ne suis membre d’aucun parti, et pour cause : il y a bien longtemps que je n’ai plus guère de pensées et d’analyses communes avec aucun parti et même avec aucun courant politique. Ne parvenant pas à totalement me résigner face au désert politique et intellectuel, j’avais rédigé (cela fait un petit paquet d’années) des textes dans lesquels je m’efforçais de présenter mes réflexions s’articulant avec mon analyse. Textes peu diffusés évidemment, étant donné le peu de moyens dont je disposais (certains tirés sur une ronéo et stencils à encre, pour ceux qui connaîtraient encore). Presque toujours "compagnon de route" critique des copains communistes, j’ai pu mesurer, particulièrement peiné, comment le dévouement et le courage des militants de base avait été dévoyé et gaspillé par des dirigeants ayant abandonné toute pensée transformatrice et toute référence à une lutte des classes déclarée obsolète (n’a-t-on pas vu un Hue donc secrétaire du PC ?!). Je n’ai jamais rien attendu de socialement progressiste dans la construction européenne, simple succursale de l’immondialisation capitaliste, dont le but principal n’avait pourtant rien de bien mystérieux : imposer le droit des actionnaires à disposer des peuples (la CECA l’annonçait mais qui aurait pu en douter encore avec l’avènement de la CEE ?). J’ai fini par mettre quelques textes dans un blog au titre sans hypocrisie : Immondialisation : peuples en solde ! Si certains vont y faire un tour, les commentaires seront bienvenus.
    Méc-créant.
    (Je voulais essayer d’ajouter un fichier mais mon ordinateur qui ne marche plus que sur une patte n’a pas l’air d’accord.)

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