Vers un parti numérique hébergé aux USA ?

Derrière le questionnaire de préparation du congrès

Lors du dernier conseil national, Emmanuel Dang Trang (Paris 15e) avait préparé une intervention qui contient une information qui est une révélation pour beaucoup de communistes, concernant une décision récente de la direction du PCF, l’utilisation de l’outil de marketing politique d’origine US dénommé "Nationbuilder", un outil déjà utilisé par Mélenchon, Juppé, Macron, et les républicains… Cet outil servira-t-il de base pour la gestion du questionnaire de préparation de la rencontre nationale ? Ce serait incroyable !

Révision du 19/10… Après plusieurs réactions, il est confirmé que le questionnaire n’est pas traité par cet outil de marketing politique. L’inquiétude sur ce point révèle cependant l’étonnement devant la découverte de l’utilisation de ce logiciel. Il reste que ce questionnaire est traité par un prestataire (octopus), certes français, mais dont les membres de la commission chargée de les analyser n’avaient pas entendu parler avant…

Et il reste que le questionnaire n’était qu’un a coté de la question principale… celle de la légitimité du marketing électorale pour les communistes, de sa conception et des conditions de la décision de faire appel à un prestataire US…

Le reste de l’article reste donc tout à fait d’actualité, c’est à dire l’essentiel, puisque seule la phrase interrogative de l’intro concernait le questionnaire

pam, 19/10/2017

Voici le passage concerné de son intervention

Il y a 25 ans, Robert Hue commençait à faire appel aux instituts de sondage bourgeois pour valider la stratégie de « transformation ». Avec ce questionnaire, nous sommes passés à l’étape d’après, semble-t-il.

La direction du Parti recourt au logiciel de la multinationale américaine du marketing électoral Nationbuilder, dont Trump aux Etats-Unis, Juppé, Fillon ou Mélenchon sont des clients « addicts ».

La spécialité de Nationbuilder : le profilage, le fichage des électeurs, des adhérents pour mieux vendre des produits politiques. Nous apprenons, horrifiés, que la direction du Parti a acheté, en janvier, les services de Nationbuilder. En février, la CNIL interdisait heureusement le fichage, depuis les réseaux sociaux des clients électoraux potentiels (dont la direction aura peu profité malgré l’investissement !). Mais les services de Nationbuilder continuent d’être utilisés pour les élections (avec quelle efficacité pour un Parti communiste !!) et maintenant pour le fichage et l’orientation des adhérents. Dans la presse spécialisé, je lis : « le précieux fichier interne Cociel alimentera la plateforme NationBuilder. A terme, le PCF envisage de gérer l’ensemble de sa base militante et de son maillage territorial grâce au logiciel américain ».

Une nouvelle façon de faire de la politique, le marketing électoral 2.0 ? Le fichage des clients-électeurs. Je préfère la discussion militante avec les collègues et voisins ! L’Humain d’abord ? Non Orwell version 1984.

Je demande que l’utilisation de ce logiciel soit abandonnée. Je propose qu’une question soit posée aux communistes : souhaitez-vous être fichés par le logiciel NationBuilder ?

On ne peut que rejoindre cette exigence. Comment les communistes pourraient-ils accepter d’être les cibles d’un marketing politique numérique hébergé aux USA ! Que ce soit leur direction qui l’organise est tout simplement indigne ! Car il s’agit bien de cela, la spécialité de ce logiciel est de caractériser les contacts pour mieux cibler des messages le plus personnalisé possible.

Les communistes n’ont pas peur du numérique, des réseaux sociaux. Ils sont même demandeurs d’outils qui aident à leurs efforts d’organisation, au service de leur engagement militant, de leur capacité d’organisation, de leurs campagnes de mobilisation.

Il y a 40 ans, le PCF était en avance sur la société en installant dans ses fédérations des logiciels de gestion des adhérents et des cotisations, logiciels non commerciaux développés par des communistes ! La mutation nous a là aussi fait reculer, et le logiciel actuel cociel, centralisé, est contraignant et incapable d’aider à l’organisation réelle. Sa critique aurait pu conduire à inventer enfin un réseau social communiste décentralisé, mais ce débat n’a pas été organisé dans le PCF !

Et la direction court comme sur d’autres sujets derrière les autres, se pressant de prendre le même outil que Mélenchon ou Macron. Pourtant il existe une solution Française, nettement moins chère, respectant la loi Française de protection des données personnelles, et ouverte à tous les outils existants des sites internet…

La dérive qui confond parti et marketing avec ce nationbuilder est un pas de trop ! Il faut dénoncer cette décision qui n’a fait l’objet d’aucun débat en conseil national, d’aucune information sérieuse des communistes ! Je refuse que des données me concernant soient « vendues » à ce site, je refuse que mon nom soit stocké dans les bases de données nationbuilder…

A ceux qui pensent que Emmanuel Dang Trang exagère, il faut montrer à quel point la direction nationale est engagée dans cette démarche. On retrouve clairement la décision de s’abonner à ce service dans la presse spécialisée "Le PCF adopte NationBuilder, le logiciel de Mélenchon et Fillon"… On découvre d’ailleurs que le site http://2017.pcf.fr/ a été réalisé avec Nationbuilder, comme le montre la page pour la collecte https://pcf2017-pcf.nationbuilder.com/je_donne

Alors, faut-il s’inquiéter d’un simple outil ? Ce n’est bien sûr pas l’outil qui est le problème. Le site internet du PCF est passé d’outil dénommé SPIP à un dénommé Drupal, cela n’a rien changé pour ses lecteurs… Mais il ne s’agit pas de changer d’outil de gestion de site, comme on passerait d’une imprimerie à une autre pour faire le même journal. Il s’agit de passer d’une imprimerie à une agence de communication, ce n’est plus du tout le même objectif. Et il faut écouter une experte qui explique le fonds de l’affaire, Eve Zuckerman, la botte secrète d’Alain Juppé dans sa campagne numérique… « Dans tous les partis politiques, il y a une culture de la donnée qui existe depuis bien avant la révolution numérique. Pendant 40 ans, Charles Pasqua tenait des petites fiches et ces dernières valaient de l’or. Et elles valent de l’or, car toutes ces données, les politiques peuvent les convertir en voix. » Voila le fonds de l’affaire, au cœur de la conception capitaliste de la vie politique, une politique qui se résume à la fabrication de leaders et de leur foule de supporters pour gagner les élections.

Les outils comme NationBuilder servent à gérer les fichiers d’adhérents, de contacts, mais aussi leurs interactions, les campagnes de signatures, de collecte, et de centraliser toutes ces informations pour en construire des campagnes de communication le mieux ciblée possible. Ils permettent de collecter sans le dire toutes les données des réseaux sociaux pour enrichir la base de contacts et améliorer le ciblage, fonction interdite par la CNIL en France…

A noter qu’il existe un concurrent Français, Digitalbox, dont le fondateur expliquer très clairement cette nouvelle « technologie politique » et qui justifie le besoin d’une solution Française pour des raisons culturelles et juridiques qui ont échappé à la direction du PCF… https://youtu.be/YIZVKG-763s

Il est utile de faire connaitre cet état d’esprit en entrant dans les coulisses de NatioNBuilder.

C’est une entreprise de Los Angeles, avec des bureaux à Londres, New-York, Sydney, Vancouver, Whashington, [1]. On dit parfois que c’est grâce à ce logiciel que Donald Trump a gagné les présidentielles, mais sur le site, on apprend que 7 candidats aux présidentielles 2017 en France étaient clients de NationBuilder… On ne les connait pas tous, mais il y a au moins Mélenchon, Macron, Fillon, et Juppé pour la primaire… ce serait amusant d’avoir les autres, mais ce qui est sûr, c’est que le logiciel ne suffit pas pour gagner… Ce logiciel est choisi par 9000 clients dans 11 pays dont, les républicains en France, le Labour en Angleterre, et… 3000 candidats aux élections des USA.

A noter que le site Nationbuilder n’existe qu’en anglais, si les clients sont mondiaux, la langue est unique… [2] Ce n’est pas un logiciel que chaque client installe, mais un logiciel « comme un service » disent les informaticiens, c’est à dire un service hébergé qu’on paie comme un abonnement à une télévision. Cela veut dire que tout ce qu’on écrit dans « Nationbuilder » est stocké… aux USA, et dépend donc de la loi US… Si l’entreprise affirme sur son site "We do not share customer data with anyone« ( »nous ne partageons les données de nos clients avec personne« ), comment la croire quand tout le monde internet nous explique que toute la valeur et donc les profits sont dans la »big data« , c’est à dire cette masse de donnée que peuvent acquérir tout ces services en ligne. Et si NationBuilder ne donne évidemment pas de données d’un candidat à son concurrent, elle peut produire des analyses sur la masse de données récupérées, contacts, évènements, signatures, et chercher à en marchandiser les résultats [3], voire à s’en servir pour ce que les anglais appellent de »l’intelligence", et qu’en Français, on appelle de l’espionnage. De plus, elle doit appliquer la loi US qui l’oblige à fournir les données de ces clients sur demande aux services de renseignements US… loi beaucoup moins protectrice des données personnelles que la loi Française.

C’est pourquoi la CNIL en France a contraint l’entreprise à désactiver la fonction « Match » permettant d’automatiser la collecte de données personnelles issues de réseaux sociaux dont Facebook, LinkedIn et Twitter, via une simple adresse e-mail… Reste que la direction du PCF a décidé de donner les fichiers du PCF à une entreprise US !

Son fondateur Jim Gilliam est connu pour un discours célèbre au forum "Personnal Democraty« sponsorisé par Microsoft entre autres, discours dont le message principal était »Internet est ma religion", dont il a fait un livre et un site,et qui commençait par ces mots "Il y a trois choses importantes pour construire un mouvement, des histoires, des outils et la foi". On ne saurait mieux dire à quel point ce gourou typique des USA, en jean et tee-shirt décoré d’une photo de Abraham Lincoln, est à mille lieux d’un engagement militant, à fortiori d’un engagement communiste. Pour un communiste, il y a trois choses importantes, à l’opposé de ce Jim Gilliam…

  • la vérité et non pas ces histoires que les dirigeants inventent pour mobiliser, la vérité qui n’est pas une histoire pour faire rêver ni une croyance, mais le résultat sans cesse retravaillé d’un effort de connaissance, et donc d’une théorie…
  • un parti, c’est à dire une organisation, dont les outils ne sont justement que… des outils, au service de ceux qui font une organisation, des militants
  • et l’engagement, le courage, la détermination qui certes ont besoin d’utopies, que certains assimileront à une foi, mais ne reposent solidement que sur le lien permanent entre théorie et pratique, bref, sur l’expérience et sa critique.

Ce discours était prononcé à Manhattan au forum annuel créé par "Civic Hall", un lieu qui veut rassembler tout ceux qui comptent, car ensemble, - technologues, représentants du gouvernement, organisateurs de communautés, chercheurs, décideurs, entrepreneurs sociaux, acteurs de changement, pirates, universitaires, journalistes, artistes- nous pouvons nous organiser pour résoudre les problèmes civiques à grande échelle. [4]

Bien entendu, les ouvriers, techniciens, paysans, enseignants, infirmières sont en dehors du monde de ces gourous d’internet qui vivent dans leur monde 2.0…

L’entreprise NationBuilder a une mission… « We build the infrastructure for a world of creators by helping leaders develop and organize thriving communities. » Traduction… Nous construisons l’infrastructure pour un monde de créateurs en aidant les dirigeants à développer et à organiser des communautés prospères". Est-ce l’argument qui a convaincu le « leader » Pierre Laurent, l’aider à développer un parti prospère ?! En tout cas, il faut noter que l’outil est fait pour les leaders, pas pour les militants. De fait, ils ne sont pas les acteurs, mais les les cibles des actions marketings de leur dirigeants… conception bien américaine de la vie politique !

Il est aussi intéressant de présenter les valeurs de cette entreprise, ces « croyances »(beliefs…) décrites sur son site.

  • People connected create everything great in the world (Les gens connectés créent tout ce qui est génial dans le monde). Et l’artiste devant sa toile dans son atelier, s’il n’est pas sur les réseaux sociaux, il ne crée rien ?
  • The internet makes it possible for everyone to be a leader (Internet permet à tout le monde d’être un leader). Mais si tout le monde est un leader, qui sont les suiveurs ? Ce mythe du héros typique de la culture américaine, et que les films répandent sur tout la planète est profondément opposée à l’engagement militant, qui ne cherche de « pouvoirs » que dans l’action collective !
  • Service is sacred (Le service est sacré). Quand un entrepreneur vous parle de service, il veut dire service au client, car il ne conçoit de relations humaines que commerciales… L’action militante comme un service ?
  • Creators must become leaders (Les créateurs doivent devenir des leaders). Macron aurait dit, il y a ceux qui créent et ceux qui ne sont rien, on ne peut pas mieux dire à quel point cette entreprise porte une culture réactionnaire !

Pour sourire un peu après ce grand coup de colère, je vous conseille la découverte des publicités des principaux clients de NationBuilder sur son site..

Run your political party « How La République En Marche reached a parliamentary majority »

In a single month, President Emmanuel Macron empowered hundreds of candidates to build a party from the ground up, win 350 seats in Parliament, and shift the dynamics of French politics.

Posted on October 03, 2017

How Rob Portman built broad support for his Senate win

In an intensely competitive US Senate race, Rob Portman’s campaign stood on its own strength and united Ohio voters across party lines—leading to an impressive 21-point victory.

By Jane St. John

Alors, on imagine Pierre Laurent rêver devant ces publicités… et s’il pouvait voir un jour son nom sur la liste !!

[1crée en 2008 à partir d’un logiciel libre dénommé « white house, maison blanche », en référence au bâtiment du président des USA, ca ne s’invente pas, logiciel devenu un site commercial sous le nom « NationBuilder » (Construction de nation….)

[2mais on peut avoir une bonne idée de son contenu en lisant le site de son concurrent Français

[3au passage, notons que c’est aussi ce que fait le site change.org qui possède sans doute la plus large connaissance des réseaux militants à travers les signataires de milliers de pétitions, bien mieux que les renseignements généraux… !

[4« together – technologists, government officials, community organizers, researchers, makers, social entrepreneurs, change-makers, hackers, academics, journalists, artists– we can organize to solve civic problems to scale. »

Vos témoignages

  • Vers un parti numérique hébergé aux USA ? 19 octobre 2017 02:44, par pam

    L’inquiétude sur les questionnaires étaient effectivement infondée, ils ne sont pas traités sur nationbuilder… Cependant, si l’émotion des réactions s’est concentré sur ce point, elle révèle l’inquiétude sur une conception du parti floue et des décisions non transparentes..

    D’abord, il y a une commission du conseil national chargé de l’analyse des questionnaires. A quoi sert la société octopus, combien cela coute, et la commission désignée est-elle en situation de maitriser le travail d’octopus ? Et d’ailleurs, à quel moment et avec quel débat cette décision a-t-elle été prise ?

    L’article en tout état de cause ne faisait qu’évoquer le questionnaire, son sujet principal était l’utilisation des services de nationbuilder… et cette question de fonds reste… Pourquoi vouloir faire du marketing électoral comme les autres, quel lien avec le travail militant ? Qui et quand a décidé ? pourquoi choisir une solution US et qui peut garantir la protection des données personnelles ? si le site de nationbuilder pour l’europe est hébergé (vérification faite) en hollande, qui peut garantir que les données sont bien là ? ce point a-t-il été traité dans le contrat ? Qui peut garantir qu’aucun usage de ces données n’est possible par un tiers ?

    Fort heureusement, le passage de cociel à nationbuilder, envisagé, n’est pas décidé, mais une telle décision est-elle une simple décision technique ou un choix politique qui demander un débat en conseil national et une information des communistes…

    Je ne sais pas quelle a été la question posée à francois, mais la question posée dans l’article dépasse très largement celle du questionnaire… et donc sa réponse est bien incomplète

  • Vers un parti numérique hébergé aux USA ? 18 octobre 2017 14:20, par Beltramin Mario

    Voici la réponse de mon secrétaire fédéral François Jaquart a ce texte que j’ai envoyé a tous mes camarades.

    "Mario,

    Bonjour. J’ai fait passer aux adhérents des informations concernant le traitement des questionnaires aux adhérents.

    C’est encore une fois de la part de nos camarades « identitaires » des suspicions infondées.

    La plateforme forme qui reçoit les questionnaires informatiques est la société OCTOPUCE qui travaille depuis des années avec des mairies communistes notamment.

    Son siège est à vitrine sur Seine. De plus les données sont traitées par des camarades du PCF au colonel Fabien.

    Voilà quelques infos qui devraient rassurer.

    Amitiés. François"

  • Vers un parti numérique hébergé aux USA ? 16 octobre 2017 20:32, par pam

    Vérification faite, les sites nationbuilder pour l’Europe sont hébergés en Hollande… cela dit, il faut encore vérifier comment ca fonctionne derrière, car il peut n’y avoir que l’habillage en Hollande, les données et les algorithmes pouvant être ailleurs… Il faudrait avoir le contrat signé pour avoir une idée des engagements sur ce point de NationBuilder…

    En tout cas, ce n’est pas en France, donc pas à la portée de vérification de la CNIL…

    pam

  • Vers un parti numérique hébergé aux USA ? 16 octobre 2017 11:52, par Trannoy Danielle

    Lors du CN fin août à Angers, réuni en séminaire, j’ai posé plusieurs questions (dans le groupe de travail) :

    • Quel organisme avait contribué à élaborer la trame du questionnaire qui nous était proposé ?
    • Qui traiterait les résultats ?
    • Quel était le coût de cette campagne ?
    • Qui paie ?
    • J’ai rappelé que le précédent questionnaire avait été confié à un organisme proche du PS. Il m’a été répondu : que ces questions n’étaient pas d’actualité. J’ai remarqué que « ceux qui l’avaient élaboré » et qui ne me semblaient pas être membres du CN étaient très actifs à le défendre techniquement tandis que les questions politiques étaient évacuées. Par ailleurs, la question de l’anonymat avait été évoquée. Par contre, pour répondre au questionnaire il faut donner ses coordonnées (donc ce n’est pas anonyme). Depuis, on peut s’apercevoir que l’on ne connait pas le périmètre : les réponses serviront elles de base pour un échantillon à partir duquel on peut extrapoler et, comme toutes les questions vont dans le sens d’une transformation, du changement de nom et de la reconstruction de la gauche : les réponses correspondront aux questions. Cela confortera la Direction. Cette démarche de la Direction nous fait perdre du temps, mais poursuit la logique de disparition du PCF.

    Il serait donc important de savoir précisément « tout vient ce logiciel » !!! Mais surtout de donner le maximum d’informations aux communistes pour qu’ils portent un regard très critique du contexte à nouveau institué par la Direction. Voir notre déclaration. Bilan et stratégie, la direction s’enferme dans le refus du débat. Cela suffit ! Jeudi 31 août 2017, par lepcf.fr

    Danielle Trannoy.

  • Vers un parti numérique hébergé aux USA ? 16 octobre 2017 11:41, par Paul Barbazange

    Lors du CN du 13 14 octobre j’ai soulevé au nom du réseau le fond de ces questions dans la première partie de mon intervention en rappelant l’indépendance comme première des qualités d’un parti pour pouvoir le qualifier de « communiste »- « commun » n’est pas « communiste » et dans la deuxième partie en exigeant de façon explicite qu ’aucune des données (nominatives ou politiques, je me suis appuyé sur un cas de répression dans ma FD) émanent du questionnaire ne se retrouvent hors du PCF. ( Pour ceux que ça intéresse voir mon intervention publiée sur le site du réseau). P. Laurent m’a répondu dans son intervention finale générale sur trois thèmes :

    • On est pas des tarés ( j’ai pris note !)
    • Rien ne sortira des mains des communistes ;
    • De toute façon ceux qui communiquent sur Google sont suivis à la trace. Ces trois positions sur un ton peu amène bien sûr.

    Enfin à ma connaissance Emmanuel n’est pas intervenu lors du CN, mais peut être étais- je sorti quelques minutes …. Ceci n’enlève rien aux divers enrichissements techniques et politiques contenu dans l’article de Pam. Mais je note qu’une grande attention portée aux réflexions des camarades dans ma section et ma fédération m’a amené à formuler des questions que les connaissance techniques enrichissent et transforment, prenons les questions dans cet ordre ça nous aidera. Il faut donc une réaction collective de notre réseau- par MCB qui est membre de la commission de suivi - non proposée par la direction elle a été la seule rajoutée alors que nous avions demandé : MCB et Gilles Gourlot de Paris) Une intervention collective est donc nécessaire pourquoi pas contresignée de l’ensemble de nos élus. et pourquoi pas s’adresser à d’autres élus du CN, Paul

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