Un évènement à ne pas manquer !

Communistes Ouest Var

Les communistes de la section Ouest Var appellent à participer au débat de ce vendredi 6 novembre, « A quelle rupture la crise actuelle du capitalisme appelle-t-elle ? ». Nous publions ci-dessous le contenu de leur tract…

Un évènement à ne pas manquer !

Voilà plusieurs semaines que des camarades de la région parisienne travaillent à l’organisation d’un débat, pour tenter de donner sens à des affirmations de plus en plus utilisées et pas que seulement dans les rangs du PCF. Ainsi peut-on de plus en plus entendre ou lire que nous subissons une extraordinaire « crise systémique » qui commande donc un « changement de système ». L’appréciation et la perspective ne manquent pas d’intérêt. Toutefois, ne pas en préciser le fond pourrait très vite transformer ces formulations en auberge espagnole, chacun leur donnant son contenu, dans et hors du PCF. N’a-t-on pas entendu chez certains Verts parler de « Capitalisme vert » !!!

Prendre le temps de débattre de questions aussi essentielles que la nécessité du changement de société et de la nature des changements fondamentaux que cela appelle, est plus que jamais impératif. C’est aussi particulièrement vrai au sein même de notre Parti, après au moins deux décennies d’errements idéologiques qui fort heureusement ont débouchées sur un 38e congrès. Souvenons-nous de ce moment historique, où la base rejetait l’orientation soutenue par la direction sortante et imposait « Le Manifeste » appelant au retour d’un PCF retrouvant ses marques révolutionnaires. Cette ambition demande à être renforcée et plus que jamais la réflexion théorique se doit d’être le moteur, la lanterne, la boussole de notre activité militante au quotidien.

Le débat du 6 novembre prochain qui se déroulera au siège même du PCF dans la salle qu’abrite l’emblématique coupole imaginée par l’architecte Oscar Niemeyer, sera donc un événement de portée nationale, auquel il sera possible de participer aussi bien en « présentiel » qu’en vidéo-conférence. Déjà, des Fédérations, des Sections ont décidé d’organiser des soirées pour suivre en direct ce débat.

Alors sous la coupole, individuellement derrière son ordinateur ou collectivement lors de soirées organisées dans les départements, vous êtes toutes et tous invités à prendre part à cet important moment de débat et de réflexion.

Jean-Pierre Meyer Secrétaire de la Section Ouest Var Membre du Conseil National du PCF Conseiller Municipal de Sanary

À quelle rupture la crise du capitalisme appelle-t-elle ?

À l’heure où le capitalisme connaît la plus grave crise de son histoire, la question d’une rupture radicale se pose de plus en plus urgemment. Dans ce contexte s’enchaînent des mouvements sociaux qui, comme l’abstention à sa manière, marquent un désespoir, mais aussi une volonté de ne plus continuer avec le système tel qu’il est. Il est alors de plus en plus évident que pour être au diapason de la population, le PCF du XXIe siècle doit porter haut une proposition de rupture radicale.

La gestion de la crise sanitaire du Covid-19 sert de révélateur à cette défiance latente. L‘expression de « jour d’après » semble indiquer que l’on glisse aujourd’hui du stade de la défiance à celui, plus affirmé, du rejet. Mais elle traduit aussi un sentiment de fatalité fortement ancré : le changement ne pourrait venir que de l’extérieur et se ferait « naturellement ».

L’abstention historique des dernières municipales n’est pas un événement isolé mais le point culminant d’un long processus de défiance envers le système. Les acquis de la gestion locale ne suffisent plus à enrayer la défiance des couches populaires. Faute d’une perspective d’amélioration rapide des conditions de vie, l’abstention est souvent identifiée comme l’acte de protestation le plus accessible en période électorale.

Pour autant, loin de la résignation, des luttes longues s’installent : Cheminots, Gilets Jaunes, Soignants, mais aussi mobilisation contre la privatisation des Aéroports de Paris et, bien sûr, la bataille des retraites. Elles marquent un véritable saut qualitatif et témoignent d’une volonté de rupture, d’un « ça suffit » qui se nourrit de la dégradation continue des conditions de vie et de travail, insupportables pour des pans toujours plus larges du salariat.

Mais ces luttes, aussi puissantes soient-elles, peinent à ouvrir une perspective de rupture avec le système, faute d’un projet alternatif clairement identifié. Elles apparaissent comme un cri de désespoir contre un monde où nul ne croit plus que les générations futures vivront mieux que celle de leurs parents, ce que confirment les faits puisque les jeunes générations apparaissent déjà comme ayant été sacrifiées.

Depuis 2008, le monde capitaliste est entré dans une crise permanente que le contexte du Covid-19 vient de raviver. Les niveaux de récession enregistrés ces derniers mois témoignent d’une crise systémique sans précédent que nul ne peut ignorer. Il est de plus en plus évident qu’un PCF du XXIe siècle ne peut en rester à se définir comme le Parti de « l’Humain d’abord » sans prendre part au processus visant à l’abolition ou le dépassement de ce système en crise.

Dans un second temps, nous débattrons collectivement de :

Quelle doit être la nature de cette rupture ? Doit-elle se référer au socialisme ? Quels apports et/ou contributions peut-on attendre des pays se revendiquant du socialisme (Cuba, Chine, Vietnam etc.) ?

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