Conseil national des 16 et 17 Janvier 2016
Portons le changement de société, la rupture nécessaire, le communisme Intervention de Marie-Christine Burricand

, par  Marie-Christine Burricand , popularité : 49%

Quand le vin est tiré, il faut le boire et jusqu’à la lie ! La situation dans laquelle est le PCF vient de loin.

Alerte aux communistes. Un éléphant rose, ça trompe énormément...

Elle vient des abandons de Martigues, de notre abstention sur l’inversion du calendrier électoral, du choix de ne pas présenter de candidat communiste à la présidentielle de 2012, de notre absence de réflexion stratégique après les municipales ou la Grèce.

Nous voulions rallumer les étoiles et nous sommes près d’une éclipse qui pourrait s’avérer durable.

Qu’avons nous fait de la décision des communistes de 2007 de garder et continuer le Pcf ? Une coquille pour permettre notre place dans des alliances qui ne méritent pas toujours le nom de rassemblement.

Nous sommes face à un échec et il faudrait continuer dans la même voie et pire la renforcer ! Refaire la gauche plurielle, le front de gauche, un autre Mélenchon !

Ne nous satisfaisons pas de mots ! Il faudrait changer, mais quoi, le nom PCF, peut - être !!!

Ce n’est pas ce que nous demandent les gens. Leur désaffection nous dit d’ abord qu’ils ne nous pensent pas utiles et que pour un nombre croissant, nous sommes sortis de leur paysage politique.

Nous avons besoin, non pas d’une énième béquille, mais d’un examen sans tabou de notre stratégie, d’une plongée dans la réalité sociale, d’efforts sans précèdent pour construire une organisation populaire. C’est le minimum !

En l’absence d’un projet d’alternative au capitalisme, les idées de la droite et de son extrême progressent. Elles poussent à chercher des solutions dans et par le capitalisme.
"On veut notre part du gâteau", "on ne peut pas accueillir tout le monde"... et c’est la toute-puissance et la violence de ceux qui rejoignent DAECH, des actes rappelant le pire du fascisme !

Oui, il faut se battre pied à pied dans les quartiers populaires sur les questions du coût du travail et de la solidarité.

Je ne mettrai pas d’énergie dans la primaire parce quelle ne peut régler aucune des questions qui nous sont posées. Il faut travailler à renforcer le mouvement social, modifier le rapport de force. Voulons nous adresser au pré-carré de la gauche ou à toute la population ?

Ne réduisons pas notre champ de vision à une élection, portons le changement de société, la rupture nécessaire, le communisme qui est la raison d’être de notre parti.

Beaucoup évoquent le CNR. Il faut se rappeler le prix payé dans la Résistance par les communistes, la classe ouvrière et les intellectuels pour en arriver là. Il faut se rappeler l’effort militant, l’engagement nécessaire pour mettre en place la sécurité sociale, les comités d’entreprise. Face au combat présent, c’est d’un tel engagement dont nous avons besoin aujourd’hui avec un PCF à la pointe. Sachons regarder loin devant tout en labourant notre terrain.

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